Artefacto

Ces dernières années ont été marqués par des avancées technologiques qui ont bousculé les codes de nombreux secteurs de l’industrie. Si en 1968, Ivan Sutherland crée la première machine de réalité augmentée, il faudra attendre les années 90 pour que le terme exact apparaisse et que la définition se précise.

La réalité augmentée, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est apparue au début des années 2000 à travers des jeux vidéos, puis par la publicité.
Un moyen de se projeter, de visualiser, de conceptualiser, la réalité augmentée s’est rapidement affirmée comme un outil révolutionnaire dans le secteur de l’urbanisme. Fini la maquette traditionnelle pas toujours évidente à transporter; cette technologie permet de plonger les utilisateurs dans un projet et d’en pré-visualiser sa finalité.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, accordons deux petites minutes sur la différence entre réalité augmentée et virtuelle. La frontière entre les deux est floue mais existante! La réalité augmentée enrichit le réel avec des éléments virtuels contrairement à la réalité virtuelle qui nous plonge dans un univers en 3D, un autre monde (Ce sujet vous intéresse ? lebusdestechnologies.fr)

Oui mais alors comment ça marche ? Combien ça coûte ? Comment se déroule un projet?

Pour répondre à nos questions et mieux comprendre la place de la réalité augmentée dans l’urbanisme, nous avons rencontré Marwa Cupif, chargée de développement au sein de l’entreprise Artefacto ( Vous êtes curieux ? https://www.artefacto-ar.com ).

Bonjour, merci à vous de prendre du temps pour nous répondre. Brièvement, pouvez-vous présenter le concept d’Artefacto ?
Artefacto est une entreprise qui conçoit des applications de réalité augmentée et réalité virtuelles pour l’immobilier et l’industrie. L’objectif est de fournir des outils d’aide à la vente à nos clients pour les aider dans leur développement commercial.

Comment l’idée a t-elle émergée ?
C’est Valérie COTTEREAU, la fondatrice d’Artefacto qui cette idée. Elle est architecte de formation et à l’issue de sa formation elle a senti qu’il y avait du potentiel dans le domaine des images 3D pour aider les architectes à mieux présenter et vendre leurs projets. Artefacto a donc débuté dans la conception d’images de synthèse en 3D puis a suivi l’évolution du marché pour devenir finalement un expert de la réalité augmentée.

Quel part le domaine de l’urbanisme représente-t-il au sein de l’entreprise ?
L’urbanisme représente plus de 50% du chiffre d’affaires de l’entreprise, soit une grosse part. Le reste est divisé entre l’industrie et la culture. Mais cette dernière occupe désormais une infime part de l’activité.

Quels sont les démarches d’un projet type ?
Un client nous contacte pour un besoin. Nous établissons avec lui un cahier des charges répondant à son besoin, nous affinons le concepts et lui faisons des propositions selon notre expertise et expériences. Ensuite vient l’estimation financière du projet. Une fois celle-ci acceptée par le client, le projet peut démarrer. Nous faisons une réunion de lancement avec le client pour récapituler tous les points importants : planning, livrable final, validations intermédiaires. Puis démarre ensuite la production du projet.


Quels types de services proposez-vous ?
-> Médias 3D : Perspectives et films
-> Applications de réalité augmentée (RA) sur smartphone et tablette
-> Applications de réalité virtuelle (RV) : casques de RV
-> Logiciels SaaS : Urbasee lancée cette année et qui permet à toute entreprise qui fait des contenus 3D de les visualiser en Réalité Augmentée, sur site et à échelle 1. Utilisée principalement par les fabricants industriels, les architectes et les constructeurs de maisons individuelles. Mais elle peut convenir à beaucoup d’autres domaines comme les designers, comme outil de formation dans les écoles, pour les cuisinistes, les promoteurs, etc.

Pouvez-vous nous donner une fourchette de prix ?
Cela dépend du type de projet. Une application de RA ou RV peut se chiffrer entre 10’000 et 90’000 €. Tout dépend du besoin client et du livrable attendu. Un film 3D peut être entre 10’000 et 30’000€ selon la longueur et le contenu.Pour les images 3D nous sommes plutôt dans des budgets inférieurs à 3000€.

De votre point de vue, en quoi est-ce pertinent pour une entreprise d’urbanisme d’avoir recours à la réalité augmentée ?
Cela Permet pour un client client final de se projeter dans son futur bien/projet et de montrer le projet dans son contexte. Un client qui se projette prend sa décision plus facilement et plus vite ! C’est donc un accélérateur de ventes. Nos clients qui utilisent nos solutions de Réalité Augmentée réduisent le nombre de rendez-vous requis pour conclure une vente.

Dans une société où tout évolue rapidement, quelle est la suite pour l’entreprise ?
Nous pensons que demain, tout le monde produira du contenu 3D. Nous nous positionnons donc comme un fournisseurs de logiciels SaaS en réalité augmentée. Nous permettrons donc à tous ceux qui produisent du contenu 3D de le visualiser en réalité augmentée ou virtuelle.


Aujourd’hui la réalité augmentée est de plus en plus présente et constitue une valeur ajoutée pour la plupart des clients. En effet, pouvoir se projeter avant même que le projet soit créé représente un véritable plus. L’urbanisme à plus ou moins grande échelle voit donc une aubaine pour communiquer auprès de sa cible. L’entreprise Artefacto qui était précurseur dans ce domaine est aujourd’hui de plus en plus sollicitée pour divers projets plus précisément au sein de l’urbanisme. Enfin, il est fort à parier que la demande ne peut être que croissante dans un monde qui est de plus en plus digitalisé.

Les sources :

https://www.artefacto-ar.com

lebusdestechnologies.fr

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