Tout ce que vous devez savoir sur l’utilisation des filtres comme levier marketing !

Vous le savez, les réseaux sociaux sont devenus des outils de communication et marketing incontournables ! Aujourd’hui, sur ces plateformes, la réalité augmentée se démocratise et permet de créer une multitude de filtres appelés aussi lenses.

L’utilisation des filtres sur Instagram et Snapchat est devenue très courante d’un point de vue personnel, pour améliorer la qualité d’une photo ou pour ajouter un effet, une animation à un contenu. Mais saviez-vous que l’utilisation de ces filtres peut être intégrée au cœur même d’une stratégie marketing pour de nombreuses entreprises ? Les filtres à réalité augmentée sont devenus indispensables à toute stratégie digitale, pour créer une story à fort impact et pour faire parler d’une marque, d’un produit ou d’un événement.

Pourquoi et comment tirer avantage de ces outils innovants ? Quels sont les risques ? On vous dit tout ! 👉

// UN MOYEN INNOVANT ET ORIGINAL DE SEDUIRE SUR LES RESEAUX SOCIAUX 😎

Si votre entreprise est présente sur les réseaux sociaux, les filtres à réalité augmentée sont une réelle mine d’or ! Pour séduire vos clients ou prospects, et redorer votre stratégie, que ce soit sur Instagram, Snapchat ou même Tiktok.

En créant un filtre unique et original représentant votre société, vous séduisez une communauté jeune, dynamique et influente. Et en bonus, cela enrichit l’expérience de votre utilisateur qui se souviendra de vous ! La création d’un filtre en partenariat avec un influenceur est aussi une bonne stratégie pour en faire la promotion, toucher une autre audience et donc se faire connaitre ou reconnaitre davantage.

Les filtres sont aussi un moyen de se tourner vers un marketing plus “local”. En effet, les filtres peuvent être géolocalisés, ce qui est parfait si vous souhaitez atteindre les internautes d’une région précise. Pour la création d’un événement par exemple, ou l’ouverture d’une boutique.

// DYNAMISER SA STRATÉGIE DIGITALE ET FAVORISER L’INTERACTION 🔥

Créer son propre filtre d’enseigne est une occasion à ne pas manquer. Cette démarche est tout simplement un moyen assez facile qui vous permettra de toucher une communauté beaucoup plus importante qu’en publiant seulement sur votre feed Instagram ou autre réseaux sociaux du contenu de manière plus « classique ».

Que ce soit pour la notoriété de votre marque ou pour annoncer une nouvelle gamme de produits ! Avec cet outil, vous pourrez exprimer vos valeurs, vos produits et services ou même votre histoire tout en boostant votre stratégie sur les réseaux en ayant une image plus jeune et plus fun. N’oubliez pas que les utilisateurs actifs sur Instagram, Snapchat et Tik Tok sont âgés en moyenne entre 15 à 35 ans… Alors si vous avez comme objectif de conquérir des clients plus jeunes, cet outil est fait pour vous ! 

Les posts publiés avec ces filtres vous permettent d’améliorer considérablement vos interactions avec les internautes, en relayant les contenus, et donc votre e-réputation. Et une fois un filtre créé à l’effigie de votre marque ou produit, toutes les publications le mettant en scène, constituent des publicités permanentes à moindre coût.

// DES INSPIS ? 👀

La marque Off White avec la sortie d’une nouvelle paire de lunettes de soleil

Source : Chay Lazaro

Le créateur Jacquemus avec son filtre “Which Jacquemus bag am I ?”

Skoda X Le tour de France

Un jeu concours est même organisé par la marque Skoda à l’occasion du tour de France 2020  et pour leur 125ème anniversaire, en mettant en scène leur mythique bob vert. Le but est à l’aide de leur filtre proposé sur leur compte Instagram et de votre télévision, de “bober le tour”. Ce jeu était donc de filmer en story les cyclistes avec le filtre et de publier en mentionnant la marque @SkodaFrance. Si votre Bobage était conforme, vous gagniez un de leur bob en édition limitée.

On vous propose de visionner leur vidéo de lancement de challenge pour mieux comprendre !

Disney X Les internautes

Certaines marques profitent de l’utilisation des filtres à réalité virtuelle sans même bouger un doigt. C’est le cas pour la société Disney ! Vous devez tous connaître la lense de Disney “Which disney” qui a fait le buzz il y a un an sur la plateforme Instagram. Voici une illustration si ce n’est pas le cas !

Source : ITM

Ce filtre à réalité augmentée n’a pas été conçu par le groupe Disney mais par un Arno Partissimo. Instagram a accepté son filtre et dix jours après 618 000 utilisateurs se sont abonnés à son compte. De nombreuses stars se sont amusées à utiliser ce filtre comme la famille Beckham, Hailey Bieber, Tom Holland, Lionel Messi, ou encore Vanessa Hudgens. 

Ce filtre a été vu 3.7 milliards de fois, 612 millions de fois testé, et 56 millions de stories publiées. Impressionnant, non ?

PNL X Instagram

De nombreux artistes utilisent aujourd’hui des filtres de réalité augmentée pour la sortie d’un album, d’un clip ou pour tout simplement interagir avec leurs fans. C’est le cas de PNL qui a bien compris l’intérêt d’un tel outil ! Pour la sortie de leur fameux clip « Au DD », le groupe s’associe à Instagram afin de créer une expérience immersive en réalité augmentée inspirée de la vidéo.

// LES RISQUES DE L’UTILISATION DES FILTRES ? 🤔

Aujourd’hui toute sorte de contenu diffusé sur les réseaux sociaux est filtré car soumis à une politique et à des algorithmes de diffusion. Il est simple pour les applications de gérer leur exposition afin d’éviter d’éventuels risques de poursuites en cas de propagation de mauvais contenus, c’est le cas avec le shadow ban qui surveille les hashtags des publications.

Dans le cas d’une utilisation des filtres par des marques, certains peuvent modifier la couleur d’un produit et tromper le consommateur dans son choix, pire : générer de la déception à la réception de son achat. Il faut donc faire preuve de sérieux lorsqu’on créer le filtre, faire attention au message que l’on souhaite diffuser et représenter de manière la plus réaliste possible le produit lorsque celui-ci est mis en avant par le filtre.

Évitez de copier d’autres marques, l’utilisation de cet outil vous permet justement de sortir du lot et d’être créatif. Votre filtre doit coller à votre image de marque, à votre identité visuelle. Et n’oubliez pas, il faut penser avant tout à votre communauté, se demander ce qui lui plaira et ce qui la fera utiliser votre filtre !

// COMMENT CRÉER SON FILTRE OU SA LENSE SUR INSTAGRAM ? 🔎

ITW FILTRE INSTAGRAM – Thomas SERVERA

1- Peux-tu te présenter et nous expliquer ton métier ?

Hello je m’appelle Thomas Servera, j’ai 25 ans et mon métier est inexplicable et incompréhensible pour certaines personnes : Je suis créateur de filtre en réalité augmentée pour Instagram.
Mon job c’est de créer des éléments en 2D, en 3D ou même sonores; puis de les intégrer dans un univers réel, sur un visage, en réaction à du print, etc…via la caméra Instagram.

Niveau études j’ai fait un master chef de projet digital dans une école privée, donc de l’alternance en boite d’événementiel sportif PUIS chez Universal Music France, c’était vraiment cool. A côté de ça je suis passionné de musique et de créa dans sa globalité donc j’ai toujours touché à la photo, la vidéo, after effect, photoshop, un peu de 3D…Ce qui s’avère être ULTRA pratique dans ce que je fais maintenant.

2- Comment peut-on créer un filtre à réalité augmentée afin de l’utiliser sur IG ? (sur quels logiciels)

Instagram et messenger appartenant à Facebook, ils ont développé un outil qui leur est propre : Spark AR Studio.
Chaque app majeure qui permet à l’utilisateur d’utiliser des filtres AR à son propre logiciel de création;  Effector pour Tiktok (pour le moment réservé qu’à certaines régions), Lens Studio pour Snapchat, ARKit d’apple qui permet de faire des choses incroyables..

Moi j’ai un profil assez créatif plus que technique, ce qui fait que je peux avoir des lacunes si je rentre dans du code et du développement pur. Heureusement, Spark AR grâce à son interface permet de vite s’amuser et créer des projets cools et interactifs.
En ouvrant le logiciel, on tombe sur  :

  • Une partie visage ou l’on voit le rendu en direct
  • Une partie fichiers (asset)
  • Une partie scène, qui correspond à la construction, comme un système de calques
  • Un patch editor qui permet de lier les éléments entre eux et d’ajouter des mécaniques d’interactions etc…

➡️ Aperçu de l’interface

Ensuite, je passe par le Spark AR Hub pour la mise en ligne, je rajoute un titre, une icône, une vidéo d’aperçu, je choisis si je le mets sur messenger, insta, ou les deux.
Si c’est pour un client, j’envoi la marche à suivre et il doit m’ajouter de son côté, son compte IG doit être un compte business lié à une page FB.
L’algorithme de validation met une dizaine de jours à review un filtre, il y a beaucoup de règles à respecter et je suis allé jusqu’à 15 ré-upload avant que le filtre soit validé.

Il y a une très forte communauté de créateurs sur Facebook, on s’entraide et on fait de la veille c’est cool.

3- Quels sont tes tips/ ingrédients pour la création d’un bon filtre ?

C’est assez hasardeux et c’est comme tout buzz, on ne sait pas pourquoi mais ça prend…ou pas !
Je pense que le plus intelligent c’est de se mettre à la place de l’utilisateur qui va utiliser le filtre, on est tous des enfants qui voulons jouer, alors il faut faire des trucs rigolos qui touchent tout le monde.

Un bon exemple c’est le filtre “Quel perso de Disney es-tu” d’Arno Partissimo. Il a tourné partout et fini chez Jimmy Fallon.
➡️ https://www.instagram.com/p/CJY9ZbNl9b_/
C’est le combo simplicité, âme d’enfant, univers que tout le monde connaît et adore (et un peu de “j’ai envie de faire comme tout le monde pour suivre la trend”).

Moi j’aime bien faire de la veille pour coller à un débat d’internet, collaborer avec des influenceurs ou incorporer mes délires dans mes créas.
Dans mes plus cools il y a celui fait avec Lola Dubini, celui sur “pour ou contre la coriandre” (qui m’a valu des articles chez konbini), des face tattoo avec mes dessins, etc…

4- As-tu déjà créé des filtres pour une marque ? si oui, lesquels ? 

Yes tout à fait. Récemment j’ai bossé avec une super agence social media sur la création de deux filtres pour un laboratoire vétérinaire, un “Quel chat connu es-tu ?” avec des chats de la pop culture; et un filtre ou les propriétaires de chats peuvent leur montrer leur amour avec des phrases mignonnes.

➡️ https://www.instagram.com/lasantedemonchat/

J’ai aussi bossé avec une branche d’Universal Music France sur un filtre “Quel Michel es-tu ?” quand le concept était ultra trendy et pour la sortie du projet du rappeur (LeVrai)Michel. ➡️https://www.instagram.com/legendesdelachansonfrancaise/

Là, je travaille sur un jeu pour une grosse chaîne de restauration !

5- Quels sont les impacts/ ROI  directs d’une marque qui réussit à faire un bon filtre? 

Je pense que le plus intéressant c’est la viralité et l’aspect brand content, tu positionnes ta marque sur un créneau novateur et tu fais jouer les gens avec. Tu peux suivre les statistiques sur la plateforme dédiée et même faire de l’ads de ton filtre en story avec un swipe up qui ouvre la caméra.

En 2018/2019 quand spark AR était réservé à une sélection de créateurs, le seul moyen d’avoir le filtre à porter de main c’était de follow son créateur. Là c’était vraiment fou et des gens comme Jade Roche (https://www.instagram.com/ramennnnn/) ont pu gagner en popularité et en abonnés.

Un filtre reste un levier marketing, on peut le lier à un concours, du print, créer une campagne autour ou l’intégrer à un événement plus global. 

  1. Quand un filtre est mis en ligne, il est proposé à tous les abonnés du compte dans la camera, tu enrichis l’expérience utilisateur tout en fidélisant ton audience.
  2. Quand ton filtre apparaît en story, ton nom est en haut de l’écran de l’utilisateur, ce qui peut amener les gens à découvrir ta marque et s’abonner à ton compte.

6- As-tu des conseils pour une marque qui veut se lancer dans la création de filtres IG?

Faire appel à moi (https://www.thomas-servera.com)… ou avoir un pôle communication/marketing digital assez patient pour apprendre à le faire.

C’est une nouvelle façon de communiquer, de faire du brand content et d’être présent sur les réseaux sociaux. Je pense que c’est important et judicieux de se placer sur les filtres AR en tant que marque. C’est un moyen rigolo et décalé de faire parler de soi, il faut réfléchir à une idée qui sert l’image de marque et colle au branding global.

On peut créer des mécaniques de jeux, des filtres super esthétiques, placer l’utilisateur dans un autre univers…TOUT est possible !

SOURCES :

Cet article a été écrit par Léa Boumancha, Georgia Mvumbi, Rozenn Le Cocguen, Léo Gendrot et d’Alexis Le Guillouzer.

Artefacto l’entreprise Bretonne, experte en réalité augmentée et réalité virtuelle

Copyright : Gersande Gicquel

Pour découvrir l’activité d’Artefacto et ainsi mieux comprendre la réalité augmentée et la réalité virtuelle, nous avons rencontré Romain Cavagna, responsable recherche et innovation au sein de l’entreprise Bretonne Artefacto. Pour en savoir encore plus sur Artefacto consultez leur site internet.

Bonjour Romain et merci de prendre du temps avec nous pour nous présenter votre activité ainsi que l’entreprise Artefacto. Brièvement, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis responsable recherche et innovations pour Artefacto depuis presque 2 ans. Artefacto est une entreprise qui conçoit des applications de réalité augmentée et réalité virtuelle pour l’immobilier, la formation et l’industrie. Un des objectifs est de fournir des outils d’aide à la vente.

Pourquoi vous êtes-vous orienté dans ce domaine ? 

Grâce à mon parcours j’ai plutôt une formation réseau au niveau ingénieur. J’ai toujours été passionné par tout ce qui est 3D et j’ai réussi à faire le lien entre les deux. Dans le cadre de ma thèse qui m’a permis de travailler sur du streaming de contenu 3D où il y avait à la fois du réseau et de la 3D. Cela m’a permis d’avoir un profil transversal, et qui me permet aujourd’hui d’être assez à l’aise avec différents sujets.

Pourquoi vous êtes-vous tourné vers la société Artefacto ?

Durant mon post-doctorat, j’ai eu l’occasion de travailler sur divers sujets collaboratifs avec Artefacto. C’est à ce moment que j’ai découvert son activité qui est très orientée sur des sujets qui me plaisent et qui me passionnent : réalité virtuelle, réalité augmentée. A l’issue de mon expérience académique je suis revenu en Bretagne. J’ai repris contact avec Artefacto pour rejoindre les équipes. Depuis j’avance dans un axe qui me correspond.

Pour en apprendre plus sur Artefacto, pouvez-vous nous présenter le concept de la société et ce qu’elle propose ?

C’est une entreprise qui a 21 ans et qui s’est développée autour du service, et des médias. Depuis une dizaine d’années, ces médias ont été introduits dans des applications de réalité virtuelle et réalité augmentée. Nous sommes depuis expert sur la mise en place d’expérience immersive de réalité augmentée et virtuelle.

Artefacto est très engagé et fortement implanté dans l’écosystème Breton, nous sommes présents dans quelques écoles, au sein de la french tech, au sein du pôle de compétitivité Images et réseaux…
Durant de nombreuses années Artefacto était axée sur les services. Depuis quelques temps nous sommes sur une dynamique de transformation où l’on va de plus en plus vers le logiciel avec des produits qui sont développés dans ce sens. 

Pour cette transformation, nous devons faire attention à la qualité, nous sommes aujourd’hui certifiés ISO 9001. Pour ce faire, nous avons longtemps travaillé sur l’amélioration de notre processus de travail. Aussi bien en interne qu’en externe  dans le but de fiabiliser notre production et de sécuriser nos clients. 

De quels secteurs d’activité viennent la plupart de vos clients ?

Nous avons de nombreux clients. Et pour être plus clair sur l’activité d’Artefacto, nous avons trois pôles clés d’activités. Tout d’abord l’immobilier qui est un secteur fort. Cela a toujours été un sillon majeur de l’entreprise, car Artefacto a été créée par 2 architectes.
Nous travaillons aussi avec des entreprises du secteur de l’industrie et de la formation, notamment dans l’agro-alimentaire. Nous allons projeter les opérateurs dans leur environnement de travail pour leur donner les moyens d’apprendre les procédures, les gestes… Ce sont les trois secteurs majeurs de nos clients.

Pouvez-vous nous présenter ce que sont la réalité virtuelle et la réalité augmentée ?

Copyright : Gersande Gicquel

La réalité virtuelle c’est une immersion totale dans un univers synthétique où l’on peut aujourd’hui se déplacer avec des casques. La réalité augmentée c’est le fait de mélanger le réel et le virtuel en temps réel donc pour ça nous pouvons le faire en utilisant la caméra vidéo d’un smartphone, on mélange le synthétique et le réel dans un flux vidéo.

Les contraintes sont plus fortes en réalité augmentée car nous voyons le réel et si le synthétique n’est pas parfaitement calé cela ne fonctionnera pas, en effet il ne faut pas qu’il y ait de latence.

En dehors de la demande des clients avez-vous des projets de recherche ?

Oui c’est même l’activité principale de l’équipe que je pilote au sein d’Artefacto.
Nous mettons en oeuvre des projets collaboratifs, avec différents partenaires, sur divers sujets en lien avec l’activité de l’entreprise, pour permettre son alimentation. Ces supports collaboratifs sont la mise en oeuvre d’implémentations ou de recherches de nouvelles fonctionnalités qui pourront, demain, faire partie de nos produits.

Nous avons plusieurs types de projets, des projets “go to market”, qui une fois mis en place vont directement sur le marché et des projets où il y aura plus de travail en amont, sur des innovations, nous allons essayer de faire des choses nouvelles, pas forcément en terme de technologie mais plus en terme d’agencement de technologie.

Nous travaillons aussi sur des projets à court terme où le besoin est exprimé par les commerciaux en fonction de leur connaissance du marché et des opportunités. En fonction de cela nous allons voir ce que nous savons et pouvons faire afin d’essayer de faire un développement rapide pour avoir un premier concept et pouvoir ensuite le déployer.

Avez-vous un message pour les personnes qui souhaitent s’orienter dans ce domaine ?

Si vous êtes intéressés par ces sujets, mon message serait de s’intéresser et de regarder tout ce qui peut se faire. Il ne faut pas hésiter à se rendre à des événements pour pouvoir partager et discuter. Le conseil que je donne est d’être avant tout curieux et en veille permanente.

Sources :

Site internet : Artefacto
Romain Cavagna

Cet article à été écrit par Gersande Gicquel

Art et réalité virtuelle

Depuis quelques années, les réalités virtuelle et augmentée investissent
notre quotidien. Avec l’évolution accélérée des outils de RA/RV, pas étonnant que la scène artistique se soit emparée de cette innovation comme nouveau médium de création !

Réalité virtuelle, réalité augmentée : un nouveau medium de création
artistique

De plus en plus accessible, l’utilisation de la RA et de la RV se démocratise pour offrir aux utilisateurs une expérience toujours plus riche et innovante. Mais concrètement, connaissez-vous la différence entre réalité virtuelle et réalité augmentée ? Faisons un point rapide sur ces termes !

Des outils au service de l’imaginaire

Au travers de ces réalités digitalisées, il est possible de laisser libre cours à son imaginaire. Cela permet de s’évader dans un monde recréé numériquement pour nous. En ce sens, de nombreux artistes s’initient depuis plusieurs années à de nouvelles méthodes de conception virtuelles. En investissant ces nouveaux supports de création, l’imaginaire est décuplé : il n’a plus de limites “physiques”.

L’art physique est supplanté par l’art virtuel, un art plus immersif qui permet au spectateur de se confondre dans l’univers pensé par l’artiste. Et n’est-ce pas le but d’une oeuvre artistique ?

expo teamLab : au-delà des limites, à la Villette – Paris. (photos
E.Pithon)
expo teamLab : au-delà des limites, à la Villette – Paris. (photos
E.Pithon)

Art et réalité virtuelle, est-ce vraiment une nouveauté ?

L’insertion de RV ou RA est en effet un phénomène récent dans l’expression artistique. Un phénomène qui a émergé avec l’évolution de ces technologies. Ce type de créations artistiques peut être considéré comme une sous-catégorie de l’art numérique. Qui lui existe déjà depuis plusieurs décennies. Cependant, il faut bien faire la distinction entre l’art numérique, et l’art implémenté de réalité virtuelle et/ou augmentée.

L’art numérique a pris source dans les années 50, et consiste de façon générale, à mêler des dispositifs numériques à des médias d’expression
artistiques plus classiques. Une nouveauté dans le milieu artistique qui a vu émerger des artistes tels que Nam June Paik, membre du groupe Fluxus et considéré comme fondateur de l’art vidéo avec “ 13 distorted TV sets” (1963). Le principe de cette installation ? 13 téléviseurs posés au sol, révélant des images distordues causées par l’utilisation d’un aimant.

D’autres artistes ont inscrit leur réflexion artistique dans ce sillon : Bruce Nauman, Fred Forest, Dan Graham (« Opposing Mirrors and Video
Monitors on Time Delay
 » 1974) ou encore Bill Viola (“Data Space” 1983).

À la fin des années 80/début 90, des artistes s’essaient au “net art” et à la création d’installations interactives, comme Jeffrey Shaw et sa “Legible City” : une installation composée d’une bicyclette stationnaire et un écran géant, où le cycliste peut se balader à son rythme, au coeur d’une ville virtuelle.

Et aujourd’hui ?

L’art numérique – au sens large – a évolué avec les années, en suivant les améliorations et les innovations des technologies, ce qui a permis l’émergence de la réalité virtuelle et augmentée au sein de créations artistiques. L’expression artistique via la réalité virtuelle pourrait de nos jours, être considérée comme un véritable courant artistique. Ce n’est pas pour rien si le Palais de Tokyo a ouvert cette année, son propre espace consacré à la réalité virtuelle : le “Palais Virtuel”.

Art et réalité virtuelle en Bretagne

En octobre dernier, se tenait à Rennes le festival Maintenant : un festival qui mêle art, musique et technologie. Lors du festival, il était possible d’assister à différentes expos, et de découvrir des installations qui s’inscrivent dans cette démarche d’expression artistique immersive. Parlons de 2 d’entre elles : Atlas, et le Dessin sans Fin.

  • Atlas , est une installation crée par la scénographe Marie-Ghislaine Losseau et le designer Yann Deval, qui permet aux participants d’évoluer au milieu de petites constructions en bois au travers de la réalité virtuelle ou augmentée. A l’aide d’un casque de réalité virtuelle, il est possible de construire des maisons et des immeubles à l’aide de graines. Avec une tablette, on peut voir les décors s’animer, se construire et se déconstruire grâce à la réalité augmentée.
  • Le Dessin sans fin d’Elly Oldman. Vous avez peut être connu son
    projet suite à son passage au TEDxRennes, si ce n’est pas le cas pas de panique, on vous dit tout ! En 2017, Elly se lance dans la réalisation du Dessin sans Fin : un ensemble d’illustrations reliées les unes aux autres qu’elle publie sur Instagram. 2 ans plus tard, et de nombreux dessins après, son Dessin sans fin se traduit en fresque de 15 mètres de haut ! Elle décide alors de donner une nouvelle dimension à son oeuvre, en y intégrant un jeu de piste géant un réalité augmentée. Dans ce jeu de piste, Elly souhaite sensibiliser les enfants au ramassage au travers de vidéos ludiques et pédagogiques.

Qui a dit que l’art numérique, en plus d’être beau, ne pouvait pas être porteur de message ?

Article rédigé par Emmanuelle Pithon

Le sport reprend du souffle avec la réalité virtuelle

La réalité virtuelle est entrée a coup de poing dans le sport. Il n’était pas rare d’essayer plusieurs sports pour trouver celui qui nous plaisait réellement. Aujourd’hui, il suffit d’enfiler un casque sur la tête pour monter le col du Mont Blanc ou pour défier la plus grande vague du monde à Nazaré. Et tout ça, sans bouger de chez vous ! Mais parle-t-on encore de sport dans ce cas?

A l’ère où l’humain se déplace de moins en moins à pieds, où l’obésité est un enjeux majeur dans notre société. Nous savons qu’il est primordial de remettre la santé au coeur de nos vies, par l’alimentation et le sport. Alors comment la RV pourrait aider à combattre la sédentarité ? En créant de la motivation ! La régularité et la motivation sont les deux choses les plus difficiles à tenir quand on fait du sport. La RV permet des environnements plus immersifs et un suivi plus précis des résultats. Il est alors tout de suite plus intéressant d’aller courir dans la forêt que sur du bitume en pleine ville.

A qui profite réellement la RV?

Les sportifs de haut niveau ne peuvent plus se passer de la RV. En effet, le pilote de Formule 1 peut donc s’entraîner a n’importe quelle heure, n’importe quel jour sans être tributaire de son staff ou du circuit. Les casques sont en perpétuelle évolution : les bruitages, les sensations, le
graphisme, donnent l’impression au pilote d’être sur son circuit. Le golfeur peut s’entraîner sur le green sans être tributaire de la météo…
Et les exemples sont nombreux ! La RV devient alors une plue-value a ces professionnels. Analyses des résultats, des erreurs évitables, les sportifs ont trouvé un intérêt dans la RV.

La RV synonyme de solitude ?

Si demain, tout le monde utilise la RV pour faire du sport chez soi, la question de la solitude se pose. Et pour cela, il est possible maintenant de faire du sport en RV en ligne, avec ses amis ou en communauté pour faire du ping-pong ou du squash. Et ainsi vous pourrez partager en ligne votre perte de poids. Avantage, inconvénient? C’est à chacun d’en décider. Beaucoup sont ceux qui ne se sentent pas à l’aise dans une salle de sport. Le regard des autres, ne pas savoir comment utiliser les machines. Il n’est pas rare ceux qui n’utilisent que le tapis de course pour ne pas s’aventurer sur des machines compliquées à utiliser. En étant chez soi à faire son sport, il n’y a pas de jugements et les exercices sont diversifiés. C’est un bon moyen pour commencer une perte de poids.

Le sport grâce à la RV, une solution à long terme ?

Même s’il est plus amusant de faire du sport en tuant des monstres, la RV n’est pas une solution sur le long terme. Il est important de comprendre comment fonctionne le corps humain. Une perte de poids ou une transformation physique comprend des exercices poly articulaires et des exercices ciblés. Tous les grands sportifs allient cardio et musculation. L’utilisation de la RV est donc un complément au sport traditionnel. Si la perte de poids se fait rapide au début, il y a, comme chez chacun, un moment où la stagnation se fait. Faire appel à un coach sportif est alors une autre solution.

Le sport et la RV de demain?

Toujours à la recherche de nouvelles sensations et innovations, la réalité virtuelle n’est qu’a ses débuts dans le sport. Il pourrait y avoir, d’ici quelques années, des sports imaginés spécialement pour la réalité virtuelle. Le champ des possibles est grand. Le sport est au début de sa mutation.

Sources :

Cet article a été écrit par Camille Oizel

Intelligence artificielle et domotique : on en parle

Frigo, volets, chauffage, balance… Sont autant d’objets du quotidien qui sont à présents régis par l’intelligence artificielle. Amélioration du quotidien ou envahissement ? Nous vous avons laissé la parole sur le sujet.

Mais, concrètement, qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Inventés par John McCarthy, ce sont des programmes informatiques intelligents et capables de raisonner pour ainsi réaliser et faciliter des tâches de la vie quotidienne. 

Que se soit pour la sécurité ou le bien-être, cette fonctionnalité est à présent appliquée à la domotique. Il s’agit en l’occurrence d’objets connectés capables de réagir à votre présence, d’anticiper vos besoins et de gérer l’énergie consommée en s’adaptant à vos habitudes.

Comment ça fonctionne ? 

Les capteurs vont détecter un phénomène physique dans l’environnement (chaleur, vent, humidité…) puis vont transmettre cette information à la partie commande. Ces capteurs peuvent être des caméras, des thermomètres, cellules photoélectriques…

Ces informations sont ensuite transmises à un système programmé par un opérateur qui fonctionne de manière autonome. Cette partie intelligente va alors donner l’ordre à l’actionneur de se mettre en marche. Ce dernier peut être : une lampe, une alarme, un moteur… 

Lors de ces trois phases, l’alimentation électrique va être très importante. En effet, les capteurs, le système programmé et les actionneurs sont tous reliés par câbles ou réseaux (personnel, de bâtiment ou LPWAN). 

Aujourd’hui, l’Intelligence artificielle devient un vrai mode de vie pour la majorité des français qui ne peuvent plus se passer du confort qu’elle apporte au quotidien. À l’avenir, les maisons pourraient bien devenir des Maisons Intelligentes. Ces dernières sont des habitations construites entièrement sur le fondement de programmations informatiques et l’automatisation de plusieurs options. Le point positif ? Elles dépensent moins d’énergie et réalisent les tâches barbantes du quotidien.

Comment ?

Grâce à des innovations telles que : 

  • le frigo smart : qui commande sur internet les produits manquants grâce à des puces. 
  • le miroir intelligent : qui en vous apercevant vous dévoilera le programme de la journée ou encore la météo du jour. 
  • la fenêtre intelligente : qui s’auto-nettoiera. 

Le tout, contrôlé depuis votre smartphone dernier cri. 

Ces technologies sont nouvelles et leurs limites sont constamment repoussées. Comme cités plus haut, les avantages sont nombreux, mais il existe également des inconvénients : 

  • Le prix : beaucoup d’objets connectés sont aujourd’hui vendus à des prix abordables. Cependant, plus l’utilisateur souhaite avoir d’option plus les prix vont grimper. 
  • Des normes industrielles qui ne sont pas généralisées : les objets connectés ont leur propre moyens de communication. Afin que les informations puissent circuler, il est donc nécessaire d’acheter des outils utilisant les mêmes protocoles. 
  • La fiabilité fait parfois défaut : tout ce système dépend de la connexion internet et donc de son fonctionnement. Ainsi si internet cesse de fonctionner, certains objets connectés aussi. 

Amélioration du quotidien ou envahissement ? La question est donc dominante et la réponse dépend bien souvent de l’utilisation individuelle de chacun et la confiance accordée à ces objets. Cependant, il devient nécessaire de rester attentif, car en effet, entre dépendance, collectes de données personnelles et santé, l’omniprésence des objets connectés est-elle vraiment bénéfique pour les consommateurs ?

Sources :

Cet article a été écrit par Charlotte Hervieu

Nouvelles technologies et industries 4.0

pictogrammes et éléments qui composent l'industrie 4.0

Voici un petit récap’ pour vous définir l’industrie 4.0, quelle est son histoire et quels en sont les objectifs. Prêts ?

La digitalisation et l’adaptation des technologies numériques dans les différents processus industriels ont produit un changement dans le domaine de l’industrie. Ce changement a donné naissance à une nouvelle génération d’usine, appelé « Industrie 4.0 », « usine du futur » ou encore « smart factory ». Cloud, objets connectés, robots ou encore intelligence artificielle constituent les socles de cette industrie : autant d’outils qui font de l’usine 4.0 un système (ultra) interconnecté dans lequel les machines communiquent en permanence.

Cette industrie 4.0 se positionne dans la suite logique des révolutions industrielles. Décrite comme la quatrième révolution industrielle, elle se positionne après la mécanisation à la fin du XVIIIè siècle, la production de masse initiée par notre cher Henry Ford au début du XXè siècle et l’automatisation de la production à la fin du XXè siècle.

Quel est l’objectif de cette usine du futur ?

L’objectif de l’usine 4.0 est d’améliorer la flexibilité, sa productivité et sa réactivité pour répondre plus vite et mieux au besoin des consommateurs qui sont en attente de solution immédiate et personnalisée. Dans un monde ultra connecté, la demande client pilote désormais entièrement la production.

Le quotidien des consommateurs se voit amélioré grâce à ces nouvelles technologies mais qu’en est-il de celui des employés ?


Depuis le XIXème siècle, les nouvelles énergies ont permis de développer des usines. Cela a transformé la société. Les paysans et artisans sont devenus des ouvriers et l’exode rurale a fait son apparition dans les pays industrialisés. Les progrès technologiques ont permis d’augmenter la productivité des usines et la création de nouveaux emplois.

En revanche, la quatrième révolution n’est pas à l’image des précédentes. En effet, la principale limite n’est plus la technologie mais l’humain, pour accepter l’ère du numérique.

Pas de doute, les machines et les logiciels contribuent à décharger les salariés de certaines tâches pénibles, rébarbatives, voire dangereuses. Si l’heure n’est pas encore au remplacement de l’homme par la machine, les nouvelles technologies prennent du terrain et viennent tout de même se substituer de plus en plus à eux.

Aujourd’hui, s’il serait innocent de penser que les technologies modernes ne font pas disparaître des postes qui étaient destinés aux humains, il est important d’observer qu’elles sont tout de même en train de redéfinir les rôles des opérateurs.
En effet, les robots sont programmés pour effectuer des tâches répétitives à faible valeur ajoutée pendant que les opérateurs évoluent vers des tâches plus qualifiées et avec plus de valeur ajoutée.

Compris ? Il est temps de se détacher des mécaniques de l’ancien monde et d’évoluer vers la transformation.

Sources :

IFM40.fr
– Ordinal.fr
– Usine-digitale.fr
– Usinenouvelle.com
Pingflow.com

Cet article a été écrit par Cynthia Bréhin

Changez d’ère avec la réalité virtuelle


Avez-vous déjà entendu parler de réalité virtuelle ? Cette nouvelle technologie vous permet de vivre une expérience unique tout en restant chez vous.

Depuis quelques années, le déploiement de la réalité virtuelle s’est considérablement accéléré dans toute l’industrie du tourisme que ce soit dans les agences de voyage, visites touristiques et même dans les offices de tourisme.

Lire la suite de « Changez d’ère avec la réalité virtuelle »