En quoi la nouvelle technologie “ Neuralink ” impacterait la productivité des entreprises et la vie de la population ?

Présentation de l’invention Neuralink

Relier le cerveau humain à des ordinateurs ? Cela paraît insensé et pourtant, c’est bien l’objectif du milliardaire Elon Musk et son entreprise “Neuralink”. Le cerveau humain, souvent considéré comme la structure la plus complexe de l’univers, intéresse le fondateur de Tesla depuis de nombreuses années. 

L’entreprise de recherche médicale, développée en juillet 2016 en Californie, a un objectif clair : trouver un moyen de communication entre le cerveau humain et les ordinateurs.

« Dans quelques temps, je pense qu’on se rapprochera d’une fusion entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle »

Elon Musk lors d’un déplacement à Dubaï

Mais qu’est ce que Neuralink concrètement ?

Il s’agit tout simplement d’une puce, appelée ”the link”, à insérer dans le cerveau humain. Celle-ci permettrait de guérir des affections neurologiques telles que l’Alzheimer, la dépression mais également de retrouver l’usage d’un membre.  

Cette invention est actuellement en phase de prototype. En effet, “the link”, de 23 millimètres de diamètre sur 8 millimètres d’épaisseur, est testée sur trois cochons, Gertrude, Joyce, Dorothy. 

Le premier cochon vit depuis 2 mois avec la puce implantée dans le cerveau, et permet de prédire à tout instant où se trouve chacun de ses membres. Cette piste est encourageante dans l’objectif de rendre la mobilité d’un membre pour une personne paraplégique.

Le deuxième cochon, Joyce, est témoin et n’a reçu aucune chirurgie. Enfin, Dorothy s’est faite implanter la puce, mais cette dernière a été retirée afin de montrer qu’elle n’est pas permanente et qu’il est possible de l’enlever. 

Sur le site internet Neuralink, l’implant est présenté de façon détaillée, sans en présenter les matériaux. Ce système permettrait de contrôler un appareil IOS, clavier ou encore souris directement par le cerveau.

https://neuralink.com/approach/

Mais comment cette avancée technologique va-t-elle impacter notre société dans le futur ? Va-t-elle devenir indispensable ? 

L’impact de Neuralink dans le monde de l’entreprise

Productivité dans le travail (objets connectés avec le cerveau)

Au-delà d’être une innovation dans le domaine médical, Neuralink se veut être un outil connecté au service de l’homme de par ses capacités et ne se limite pas qu’à un domaine d’activité. Au fur et à mesure, ce produit sera à destination du grand public et se retrouvera alors dans le monde du travail. 

Mémoire instantanée, apprentissage accéléré, gestion des données… Cette nouvelle puce révolutionnaire donne des caractéristiques dédiées aux ordinateurs, bientôt disponible pour le cerveau humain. Il paraît donc évident que ce genre de procédé va bouleverser la productivité en entreprise. De toute évidence, tous les secteurs économiques ne seront pas touchés de la même manière par cette transformation. Le secteur tertiaire, qui s’étend du commerce à l’administration, en passant par les transports, les activités financières, immobilières et les services aux entreprises, sera probablement touché en premier. Neuralink pourra augmenter la sécurité des données, la productivité des salariés en accélérant le processus de prise de décision stratégique ou encore la gestion des informations en interne, externe que ce soit pour des clients, prospects…  

Substitution du capital au travail 

Inévitablement, la question de l’insertion des machines au profit des hommes au sein des entreprises, est en relation avec la productivité. C’est la raison même du concept de la substitution du capital au travail, grand meneur dans l’industrie se définissant comme “l’opération à l’issue de laquelle l’entreprise remplace les salariés par des machines”. 

Cependant, Neuralink a pour but d’insérer une puce robotique et innovante directement dans le cerveau humain, remettant en cause les concepts vu ci-dessus. De fait, cette innovation pourrait bien être le fer de lance de la quatrième révolution industrielle. 

4ème révolution industrielle et économie quaternaire 

Cette industrie 4.0 comprend une nouvelle façon d’étudier et de planifier les moyens de production et l’intégration forte du monde virtuel. Avec ce genre d’outil, le but est de séduire les nouveaux consommateurs avec des produits personnalisés, unique, c’est ce qu’on appelle la “smart production”.

Cependant, il est intéressant de réfléchir à l’impact de ce genre de technologie sur le monde économique et social. En effet, l’entrée dans une nouvelle ère industrielle implique des changements organisationnels et logistiques en passant par la formation. Le plus important reste de se positionner sur la place de l’humain dans cette univers virtuel et de sa liberté dans un système qui pourrait tous nous dépasser.  C’est d’ailleurs ce que défend l’économiste Michèle Debonneuil avec le concept de l’économie quaternaire : un système ou les nouvelles technologies seraient un gisement d’emplois ou l’humain serait au centre de l’économie. Neuralink pourrait être l’un des outils pour ce type d’économie, plus respectueux de l’environnement en créant de nouvelles initiatives, des emplois non délocalisables.

L’impact de Neuralink sur le marketing

Inévitablement, lorsqu’on se projette à long terme avec ce genre d’innovation, nous pouvons envisager et réfléchir sur les différents usages que celle-ci pourra engendrer. 

Nous connaissons tous aujourd’hui le business model des grandes entreprises du digital, comme Google ou Facebook, qui se nourrissent des données personnelles des utilisateurs pour leur proposer du contenu qui leur correspond et évidemment des publicités pour des produits équivalents. Ce nouveau process est devenu une partie très importante dans la manière de concevoir les actions marketing modernes. Nous pouvons alors nous questionner sur la capacité et l’utilisation de Neuralink dans ce processus. 

Cette petite puce étant censé gérer des parties entières de notre cerveau, au delà des pratiques médicales, pourra probablement servir au grand public pour surfer sur internet, écouter de la musique et traiter des informations, comme nous le confie Elon Musk. De fait, si cet outil nous permet d’utiliser les réseaux sociaux ou internet en général directement dans notre cerveau, nous pouvons suggérer que nos envies, nos désirs, nos ambitions et nos centres d’intérêts puissent être reliés et connectés au réseau. Par conséquent “the link” pourrait être un atout majeur dans la collecte de données 2.0 et pousser les actions marketing dans l’intimité la plus totale des individus, toujours dans l’objectif de cerner au mieux la personnalité des gens et leur proposer des produits publicitaires.

Cette vision est pessimiste et peut sembler totalement irréelle, seul le futur et les ambitions d’Elon Musk pourront répondre à cette question. 

Les dérives de cette technologie

Où est la limite de ce qu’on peut guérir ?

Une des menaces de Neuralink, et pas des moindre, concerne la limite de ce que peut “guérir” cette puce.

Bien que les experts de Neuralink espèrent traiter les hommes de la paralysie à la dépression, ils ont commencé à se poser des questions sur ce que la condition humaine est prête à accepter. L’autisme, par exemple, est considéré par beaucoup comme un problème à résoudre, tandis que d’autres le considère comme de la neurodiversité ou simplement comme une personne en bonne santé. 

Mais pire, qu’en est-il des communautés LGBT qui, pour certains, doivent être guéries ?

En effet, des individus pourraient vouloir “guérir” l’homosexualité et “réparer” les personnes transgenres avec des programes de traitement frauduleux ou malavisés destinés à les transformer avec des résultats désastreux.

Bien que cela soit toujours impossible (et peut gravement nuire), les tentatives de changement d’orientation sexuelle et d’identité de genre soulèvent de véritables problèmes moraux.

De nouveaux problèmes émergent

Évidemment, les premières choses auxquelles nous pensons par rapport à ce projet d’Elon Musk sont les menaces de piratage et de bugs. Ce n’est pas un problème à prendre à la légère car même un projet aussi bien intentionné peut tomber dans les mains de personnes qui ne le sont pas. Alors quels sont les risques concrètement ?

Pour commencer qu’est-ce que le piratage ?

Les pirates informatiques utilisent tous les moyens possibles pour voler des données sensibles (comme les mots de passe, les coordonnées bancaires, les données importantes stockées en ligne ou sur des ordinateurs). 

Par rapport à Neuralink, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes travaillant pour diverses organisations, le piratage pose la question de la sécurité. Aucun système n’est infaillible, et dans le film de Christopher Nolan, Inception, nous pouvons survoler de nombreuses raisons qui pousseraient quelqu’un à pirater le cerveau d’un autre : secrets gouvernementaux, les informations personnelles pour le chantage, les secrets commerciaux et bien d’autres choses qui pourraient s’avérer précieuses pour un pirate informatique.

Manipuler quelqu’un, pour qu’il fasse quelque chose qu’il ne ferait pas autrement, pourrait également s’avérer utile.

Bien que les ordinateurs infectés puissent causer de graves dommages, nous pouvons également choisir de les fermer ou de fermer la fenêtre si toutes les autres méthodes échouent.

Si l’appareil intégré dans le crâne est attaqué par des logiciels publicitaires ou des virus, il peut ne pas être si facile de le désactiver.

L’inconnu : un facteur imprévisible

L’inconnu est une notion importante dans ce projet ! Comment les utilisateurs vont réagir face à une situation qu’ils n’avaient jamais rencontrée auparavant ?

Dans un premier temps, le projet Neuralink est un projet médical, mais les objectifs d’Elon Musk sont beaucoup plus larges. Suite à sa crainte que l’intelligence artificielle dépasse un jour l’être humain, il veut créer, à l’aide de cette petite puce, une sorte de “super-humain”. Celui-ci serait doté de nombreuses capacités supplémentaires, comme enregistrer des souvenirs, faire venir une Tesla à soi, ou encore avoir accès à internet via son cerveau. Toutes ces nouvelles capacités résultent de l’inconnu pour l’être humain, mais quel est le rapport entre l’être humain et l’inconnu ?

L’être humain a peur de l’inconnu, peur de la nouveauté, peur d’introduire un élément de désordre dans un quotidien que l’on a toujours du mal à stabiliser. De plus, la peur actionne l’anxiété, le stress et le manque de confiance en soi.

Et si l’on pouvait enregistrer tout ce que l’on voit et le diffuser à n’importe qui?

La capacité d’enregistrer ses souvenirs fait étroitement penser à l’épisode “retour sur image” de la célèbre série Netflix : Black Mirror. L’épisode se passe dans un futur assez proche, où la population est dotée d’une puce cérébrale qui leur permet d’enregistrer et de re-visionner leurs souvenirs. Cette puce pourrait avoir la capacité de soigner des maladies graves,  comme l’Alzheimer, mais l’épisode décide de traiter la dérive de la chose. En effet, elle montre le côté “malsain”, comme l’espionnage des pensées de quelqu’un, pouvoir se repasser des scènes et décrypter les moindres faits et gestes des personnes qui se trouvaient face à nous. C’est en tout cas c’est ce que Liam (le protagoniste de l’épisode) fait, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça tourne mal !

Tout au long de cet article, l’impact de la nouvelle technologie “the link” a été évoqué et questionné. Reste à savoir comment cette puce va changer, ou non, notre quotidien.

Sources :

Cet article a été écrit par Paul Gayet, Arthur Besnehard, Romane Fouillen et Jules Guirois.

L’interview (vidéo) décontracté d’une start-up bretonne avec Michel L’Hostis, CEO d’Apizee

Nous avons interviewé Michel L’Hostis le 10 décembre 2019 à Lannion dans les locaux d’Apizee.

Tout d’abord la première partie est consacrée à un jeu de question réponse.

Ensuite, la deuxième partie à des questions sur l’histoire de la start-up et son évolution.

Vous allez pouvoir découvrir Apizee, son environnement et son CEO.

Découvrez la start up bretonne en plein boom

Copyrights : Fabien Delpuech

Vous voulez en savoir plus sur Apizee et ses solutions ? www.Apizee.com

Sources :

Apizee – Michel L’Hostis, CEO d’Apizee

Cet article a été écrit par Fabien Delpuech

Les nouveaux métiers du numérique

Le numérique a un impact important dans notre mode de vie, il a chamboulé nos habitudes de consommations obligeant les entreprises à saisir cette opportunité afin d’être toujours au plus proche des attentes des consommateurs. Il est certain que cet objectif a chamboulé aussi le marché de l’emploi et tout particulièrement l’organisation interne de l’entreprise.  Nous pouvons aujourd’hui observer un nouveau panel de métier, majoritairement dans le digital. Vous entendrez sûrement parler de community manager, data analyst… mais à quoi correspondent ces métiers et quel en est la perceptive sur le marché de l’emploi ?

Quels sont les nouveaux métiers ?

50, c’est le nombre de nouveaux métiers recensées. Cependant ces nouvelles professions 3.0 encore méconnues représentent de véritables opportunités. Nous assistons à une mutation profonde des métiers. C’est pourquoi certaines compétences clés sont appréciées : L’analyse, la maîtrise technique, la création, la compétence interface consommateur, la compétence managériale et organisationnelle. Les métiers demandent de plus en plus de polyvalence, en effet les professionnels du digital se doivent de comprendre les besoins stratégiques des spécialistes.
Zoom sur le métier de data analyst :

Mutation des métiers du digital

Il est certain que cette demande de polyvalence évolue au fur et à mesure des tendances digitales, de la transformation digitale mais aussi des études sur la psychologie de l’internautes. C’est pourquoi nous voyons peu à peu disparaitre des métiers comme le métier de webmaster pour laisser place à des métiers plus spécialisé comme UX Designer, chief data officer… Ainsi, le numérique est un réel levier de croissance pour les organisations. Celles-ci doivent toujours se perfectionner et se spécialiser afin de transformer la manière de travailler, de communiquer mais aussi de produire de la valeur.

  • Administrateur de réseaux
  • Community manager
  • Data scientist, analyst ou protection officer (DPO)
  • Digital brand content manager
  • Développeur web
  • Fab-manager
  • UX manager
  • Traffic Manager…

Le numérique n’est pas un secteur attractif pour les femmes ?

Et oui, le secteur du numérique est l’un des secteurs qui emploi le moins de femme. Bien que seulement 30% des emplois du numérique sont occupés par des femmes, celles-ci sont plutôt satisfaites du poste qu’elles occupent. Depuis quelques années, les formations dans le numérique se multiplient pour les femmes. Des écoles réfléchissent même à proposer des parcours de formation 100% féminin. A suivre…

©GenderScan TM

Tips : trouver un emploi grâce au digital

©Marie Chamboncel

Sources

Cet article a été écrit par Marie Chamboncel

Le drone, est-il le nouveau compagnon des agriculteurs ?

Aujourd’hui, les satellites ne suffisent plus pour analyser les terres des agriculteurs. Des nouvelles solutions comme les drones permettent une rapidité et une analyse en profondeur d’un terrain agricole. De ce fait, cet outil est en pleine expansion dans le secteur agricole, car il répond à des problématiques aussi bien de maîtrise que d’analyse des sols.

Le drone, expert de l’analyse des sols pour les agriculteurs

La course à la maîtrise des sols pour les exploitants passe maintenant par les airs. Les nouvelles technologies ont développé des drones qui sont adaptés à tous les secteurs d’activité. L’agriculture en fait partie, des entreprises développent des drones pour analyser l’état des terres. Les satellites ne suffisent pas ou ne sont pas assez précis pour répondre aux besoins. Chaque entreprise se spécialise dans une technologie répondant à un besoin de l’exploitant. Il existe donc un panel de solutions assez large suivant la culture et les analyses attendues. Les solutions deviennent également de plus en plus abordables car de nombreux acteurs émergent.

Les offres de drones sont adaptées à tous les budgets

Les entreprises proposant des services d’analyse par drone ont plusieurs offres. D’abord, il y a l’achat d’un drone pouvant aller de 800 à 5 000 €. Ensuite, la location à une entreprise prestataire, souvent, ce sont les concepteurs des drones. La fourchette de prix est d’environ 150 € pour une intervention. Puis, il existe la location à une mutualisation, les drones appartiennent par exemple, à une chambre d’agriculture. Cela permet de proposer un prix très attractif, mais les délais de réservation peuvent être longs. Enfin, des agriculteurs se regroupent pour acheter un drone, cela est plus cher que la location. Mais les utilisateurs peuvent avoir des usages beaucoup plus réguliers et ainsi avoir un suivi plus poussé de leurs champs.

La solution d’analyse par drone est déjà adoptée par des agriculteurs

Le drone est la solution indispensable pour améliorer les rendements des agriculteurs. La solution est adoptée par Hubertus Paetow un fermier en Allemagne. Il a augmenté ses rendements d’un tiers grâce à l’achat d’un drone. Il nous explique comment il procède avec son drone. Pour commencer il dessine le champ sur son téléphone pour analyse la parcelle qu’il souhaite contrôler. Ensuite, la solution planifie un plan de vol automatique. Et enfin, des images sont extraites automatiquement sur l’état du champ. L’agriculture va pouvoir analyser les résultats sur son ordinateur pour mettre en place un plan d’action.

Pour chaque besoin, le drone a sa solution

M. Hubertus nous montre des taches de couleur dans certains de ses champs, elles montrent des attaques de rongeurs. Il va pouvoir mettre en place des solutions contre ces rongeurs et contrôler la progression. La solution va permettre un gain de temps et d’argent pour gérer son champ.

Sources

Cet article a été écrit par Fabien Delpuech