Le nudge, ou l’art d’influencer subtilement les comportements ?

Une poubelle qui émet un son lorsqu’on jette un déchet, une balle suspendue dans un urinoir… Absurde non ? Et bien ces absurdités répondent justement à une théorie révolutionnaire qui se prénomme le « nudge » ! On vous l’avoue, beaucoup de personnes ont déjà été « victimes » de ce concept sans même le savoir… Et c’est sûrement votre cas. 🤭 On vous explique le concept et on vous montre quelques exemples qui devraient vous rafraîchir la mémoire ! 💡

Qu’est-ce que le nudge ?

Le « nudge » ou « coup de coude » en français est un concept inventé en 2003 par les neuro-économistes américains Richard Thaler et Cass Sunstein. Cette théorie s’appuie sur le principe suivant : l’Homme rationnel qui maîtrise ses choix et ses actes en toutes circonstances, n’existe pas. Au contraire, il est imparfait et constamment influencé dans ses choix par son environnement extérieur.

En effet, nous sommes souvent confus, indécis et découragés face à des choix complexes. Nous manquons souvent d’énergie pour peser le pour et le contre, alors nous agissons en fonction de ce que nos pairs font ou de la manière dont les choix nous sont formulés. Instinctivement, nous évitons de faire des choix.

Les nudges, sont donc les petits coups de pouce mentaux qui nous influencent sans que nous en ayons conscience. Ils ont pour objectif de nous faire agir pour notre bien et le bien collectif.

En clair, ce concept (couronné par deux prix Nobel 🥇) permet d’influencer et inciter, par la méthode douce, les comportements humains. Une méthode douce de manipulation psychologique pour inciter à prendre la bonne décision.

Des exemples ?

Le nudge est surtout utilisé dans le domaine des politiques publiques (santé, sécurité routière, développement durable, fiscalité, lutte contre le surendettement…). L’objectif est de conduire les citoyens à faire des choix qui aillent dans le sens de l’intérêt général, de manière douce, sans impliquer d’obligations ou de sanctions.

Vous connaissez probablement (ou pas) les exemples les plus connus qui font souvent sourire…

Une cible afin de bien viser et d’éviter les éclaboussures… Cet autocollant est disponible à l’achat sur un site internet de revendeur !

Un passage piéton dessiné en relief pour faire freiner les automobilistes. 👌

Un marquage au sol pour les fainéants qui ne montent que par des escaliers mécaniques !

Quel est le meilleur footballeur du monde, Ronaldo ou Messi ? 🏆 Votez avec vos mégots ! En six semaines, le volume de mégots jetés sur les trottoirs a chuté de 20%.

Comment les gouvernements l’utilisent ? Les « Nudge Unit »

Vous vous en doutez, la théorie du nudge peut-être un allié redoutable des gouvernements pour modifier les comportements des individus. En effet, le concept est très présent et utilisé au sein des gouvernements, et les créations de « Nudge Unit » se multiplient au sein des administrations partout dans le monde. 🌍

Et ce sont nos chers amis britanniques qui ont été les précurseurs de cette utilisation avec la création de la « Behavioural Insights Team » (BIT) (« Équipe des analyses comportementales » en français) en 2010 au Royaume-Uni. Les Etats-Unis ont suivi avec la création en 2015 de la « Social and Behavioural Sciences Team » (SBST) (« Équipe des sciences sociales et comportementales » en français). L’ancien président Barack Obama a été l’un des premiers à employer concrètement cette méthode. Avec sa Nudge Unit politique, les premiers sujets traités étaient ceux de la santé et de la retraite. L’objectif ? Améliorer la prise en charge individuelle en la matière et limiter l’impact négatif pour la collectivité. A ses services, Cass Sunstein, l’un des deux fondateurs du concept nudge. Cette unité sera dissoute dès janvier 2017 par Trump.

Les Australiens ont également suivi le mouvement en 2016 avec leur « Behavioural Economics Team »  (BETA) (« Équipe d’économie comportementale » en français).

A ce jour, la plus développée de ces « Nudge Unit » reste la britannique, mise en place en 2010. Cette unité est désormais indépendante et collabore avec les gouvernements de plus de 30 pays. Elle a mené plusieurs expériences sur la collecte de l’impôt, le don d’organes, la sécurité routière, etc.

Focus sur l’utilisation du nudge par le gouvernement français en pleine crise sanitaire

On connaît la réputation des Français 😓🥖 : prêts à débattre de tout, jamais d’accord, pessimistes… Alors comment leur imposer (même si c’est pour leur bien) des restrictions au quotidien ?

« Restez confinés », « Pas plus de 6 », « Faites-vous vacciner », « Téléchargez l’application TousAntiCovid »… Ces injonctions à elles seules, ne font pas changer les comportements. Et le gouvernement l’a vite compris.

Dès le printemps 2020, le gouvernement signe un contrat avec le groupe BVA dirigé par Eric Singler, le père français du nudge. Pour faire face à la crise pandémique, la «Nudge unit» de BVA commence ainsi à épauler la communication présidentielle.

L’utilisation de cette théorie des sciences comportementales a pour intérêt de favoriser l’adhésion des Français aux mesures barrières.

« C’est l’irrationalité humaine : on désire faire quelque chose que l’on sait être dans notre intérêt, mais on n’y parvient pas, pour une raison X ou Y. Pour notre part, nous aidons les citoyens à passer de l’intention à l’action »

Eric Singler au Figaro

Concrètement quels leviers sont utilisés par le gouvernement français ?

Mettre en avant des « rôles modèle », en diffusant notamment des photos d’Olivier Véran, de Jean Castex se faisant vacciner.

Olivier Véran recevant la première dose du vaccin AstraZeneca, le 8 février 2021
Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP

Autre levier, « les normes sociales », en communiquant abondamment sur le fait que des millions de personnes sont déjà vaccinées est un outil de persuasion puissant.

Le levier de « facilité » : multiplier au possible les centres de vaccination, rendre la prise de rendez-vous la plus aisée possible pour ne pas encourager les Français à aller se faire vacciner.

Eric Singler, a également eu l’idée des « première, deuxième et troisième lignes » pour motiver et distinguer tous ceux qui devaient aller travailler malgré la peur du virus. Cette stratégie a permis aux gens de se reconnaître et d’être fiers de leurs professions essentielles au pays.

Pour finir, le gouvernement « fait rêver » le citoyen, en justifiant et illustrant les conséquences positives de son geste. Par exemple, la dernière campagne publicitaire de Santé publique France met en scène les retrouvailles d’une grand-mère et de ses petits-enfants après sa vaccination. 

Les nudges en entreprise : un atout majeur d’économie ?

Simple et efficace, les entreprises commencent doucement à se familiariser au concept du nudge afin de faire passer des messages sur l’écologie. Mais bien sûr, cela n’est pas que dans l’intérêt de la planète, mais également dans celui du compte en banque ! 💰

On vous montre quelques exemples impactants qui dissuadent d’un coup d’œil !

Les limites du nudge ?

L’utilisation des nudges par les gouvernements suscite des critiques. La première critique est de nature éthique. Certains peuvent reprocher à cette méthode d’essayer de manipuler les gens et de décider à leur place. Le nudge peut aussi être vu comme expérience sociale et donc les populations peuvent avoir l’impression d’être les sujets d’une expérience comportementale.

Thaler et Sunstein, à l’origine de la théorie du nudge, rappelaient que pour que le nudge soit éthique, il doit être transparent et facilement contournable. Les gouvernements et administrations doivent donc prendre en compte ces éléments avant de mettre en place une politique de nudge. La réponse la plus efficace est la transparence. Parlez aux gens des objectifs de ces campagnes et de leurs résultats. 

L’autre limite du concept, c’est qu’il est basé sur un paradoxe. Il suppose que l’être humain n’agit pas de manière rationnelle, alors pourquoi confier la création de nudge à des êtres humains ? Les créateurs de nudges sont autant victimes de biais psychologiques que les autres. 

Alors au final comment être sûr de faire les bons choix ? 🤔

SOURCES

Cet article a été écrit par Léa Boumancha, Georgia Mvumbi, Rozenn Le Cocguen, Léo Gendrot.

Le marketing sensoriel : une stratégie payante ?

Le marketing sensoriel a-t-il un réel impact sur le chiffre d’affaires et l’évolution des entreprises ?

Qu’est ce que le marketing Sensoriel ?

Le marketing sensoriel regroupe l’ensemble des techniques marketing visant à utiliser les 5 sens pour favoriser l’achat d’un produit ou d’un service.

La sollicitation de ces sens chez le consommateur se fait essentiellement au niveau du produit ou de la vente, mais elle joue un rôle très important dans la fidélisation du consommateur. La vue, le toucher et le goût font évidemment, et depuis longtemps, partie intégrante du marketing produit. Le terme de marketing sensoriel est apparu avec l’utilisation des sens moins évident tel que l’odeur et le son. Cette stratégie vise à charmer un des 5 sens au minimum du consommateur. Les objectifs premiers sont de mettre le futur consommateur dans un climat de confiance et créer une expérience mémorable autour de l’acte d’achat. Et c’est une chose que les entreprises ont bien assimilé.

The five senses : explications et exemples

Les 5 sens sont les stars du marketing sensoriel, mais comment sont-ils exploités ?

1.le marketing visuel :

Des études démontrent que 80% des informations qui parviennent à l’homme passent par la vue, il s’agit donc du sens le plus stimulé par les humains. La vue permet de distinguer la beauté d’un produit et d’être attiré par celui-ci mais cela ne suffit pas.

Les marques font appel à des graphistes, des designers et des agences de communication pour créer des packagings qui attirent le consommateur. Les meilleurs exemples sont les parfumeries ou les magasins de produits de beauté comme Sephora. Nous pouvons admirer la beauté des multiples flacons de parfums, tous plus différents les uns que les autres.

Le marketing visuel s’applique pour communiquer sur le produit à vendre, en lui donnant un attrait particulier ou en jouant sur les couleurs par exemple. Il s’applique à communiquer sur la marque à travers son identité visuelle.

L’utilisation de la vidéo a également un effet positif dans le marketing visuel et les entreprises l’ont bien compris en introduisant des écrans dans leurs magasins. Les nouvelles technologies comme les applications mobiles, les objets connectés ou encore la réalité augmentée sont désormais au service du marketing visuel.  Voici quelques exemples des meilleurs packaging 2020 dans différentes catégories de produits.

2.Le marketing auditif :

De nos jours, c’est à l’oreille que nous évaluons la qualité de certains produits, comme une voiture ou un jouet. Certaines marques misent notamment sur ce sens pour induire la notion de qualité auprès de leurs consommateurs.

Mais le marketing auditif ne se limite pas à ça. Des études démontrent les influences cognitives et comportementalistes de la musique d’ambiance dans un environnement commercial : une musique douce sera plus facilement exploitable pour une action commerciale dédiée à des achats réfléchis relativement onéreux tels que les voitures ou les produits de prestige. A contrario une musique rythmée incitera le consommateur à acheter de façon plus compulsive.

Mais tout dépend de la stratégie de l’entreprise. En effet, la chaîne Hippopotamus diffuse des musiques à tempo élevé dans le but d’accélérer la vitesse de mastication des clients et augmenter les volumes consommés. À l’inverse, l’enseigne Séphora utilise des musiques avec un tempo lent, afin de ralentir la circulation en magasin et inciter la clientèle à essayer les produits mis à sa disposition comme des échantillons de parfum ou des fonds de teint.

Enfin, le marketing auditif permet d’identifier rapidement une marque, grâce à son jingle par exemple.

3.Jingles de publicité qui reste dans les mémoires :

  • Haribo c’est beau la vie, pour les grand et le petits
  • Kiri kiri kiriiii
  • Carglass répare, carglass remplace

(Vous pouvez nous avouer que vous les avez lu en chantant…)

D’autres entreprises comme Décathlon ou la SNCF ont aussi des identités sonores bien distinctes.

3.le marketing gustatif :

Le marketing par le goût est plus difficile à mettre en place.  Le meilleur moyen étant de procéder à des dégustations gratuites en magasin pour pousser le consommateur à acheter le produit.

Qui n’a jamais goûté au saucisson ou au fromage gentiment proposé par un commerçant derrière son stand sur un marché ?

Les professionnels ne peuvent plus tricher, si le consommateur n’apprécie pas le produit, il n’achètera tout simplement pas. En revanche, s’il apprécie, il est certain que le marketing gustatif fera décoller les ventes du produit.

Les événements tels que “la semaine du goût » “le salon du chocolat” “salon bio”… sont la preuve que le marketing gustatif est régulièrement utilisé afin de promouvoir des produits comestibles. 

Quelques exemples de marketing gustatif :

  • Dentifrices aromatisé
  • Rouge à lèvre aromatisé
  • Mettre en avant des biscuits pour donner faim au consommateur
  • Dégustation dans la grande distribution
  • Dégustation dans les marchés.

4.Le marketing olfactif :

Tout comme le marketing gustatif, le marketing olfactif est traditionnellement utilisé dans l’agroalimentaire et dans les cosmétiques. En effet qui d’entre nous n’a jamais voulu sentir le shampoing avant de l’acheter ?

L’odeur du shampoing en question nous éloigne de ses qualités intrinsèques à savoir s’il lave bien les cheveux, mais certains souvenirs peuvent ressurgir à l’aide d’une odeur, d’où le rôle du marketing olfactif.

Par ailleurs, certaines odeurs ont des interactions cognitives qui leurs sont propres : la vanille ou la cannelle par exemple inspireront le confort ou la chaleur tandis qu’ une odeur plus fruitée sera perçue comme vivifiante.

Plusieurs marques utilisent le marketing olfactif comme levier de différenciation en créant des ambiances olfactives uniques.

Prenons par exemple les feutres parfumés (vous savez, ceux que nous voulions tous dans notre enfance). Ces feutres sont l’exemple parfait du marketing olfactif. Combien de parents ont cédé à la demande de leurs enfants, uniquement pour la senteur de ces crayons… Il s’agit là purement d’une stratégie marketing utilisant les sens et ici, l’odorat.

5.Le marketing tactile :

Le toucher est au centre de plusieurs recherches de marketing étant donné qu’il s’agit du sens le plus intime que nous ayons.

La possibilité de toucher un produit nous permet d’apprécier sa qualité mais elle induit implicitement l’idée d’appartenance immédiate. Le sens du toucher a un lien direct avec nos émotions. 

On distingue 2 types de marketing tactile : 

Le toucher instrumental : toucher un produit afin d’obtenir plus d’informations sur ce dernier. Par exemple, dans le rayon des fruits pour savoir si celui-ci est mûr. 

Le toucher autotélique : dans ce cas, le consommateur cherche à éprouver une sensation de bien être, un plaisir qui l’incitera à prolonger son geste et peut-être à l’achat (manteau de fourrure par exemple…)

Pour conclure sur la stratégie du marketing sensoriel, son utilisation permet le renforcement identitaire d’un produit, d’une marque ou d’un magasin et donc une croissance des ventes. Selon une étude effectuée par moodmédia en 2019, on remarque une augmentation des ventes de 10% dans les magasins usant de cette stratégie. 

Mais cette méthode permet aussi et surtout un attachement à la marque et une fidélisation de la clientèle. En effet, 90% des acheteurs se disent plus enclins à revenir dans un magasin, si la musique, les éléments visuels et les senteurs créent une atmosphère agréable.

Les impacts des campagnes de marketing sensoriel 

Le marketing sensoriel favorise donc l’expérience client, mais il stimule les ventes, tout simplement. Selon l’étude de Mood Media, ce procédé est essentiel car les consommateurs remarquent et réagissent à cette approche stratégique en créant des liens personnels et émotionnels. 

Ce type de marketing est souvent utilisé en “omnicanal” pour utiliser et mobiliser l’ensemble de ses contacts de vente, lié aux outils sensoriels pour accroître les expériences engageantes et la connexion à la clientèle. L’objectif est de donner une parenthèse positive dans la consommation et faire revenir le client le plus de fois possible. 

En termes de chiffres, 75% des acheteurs se disent plus susceptibles de rester plus longtemps dans un commerce avec de la musique, des effets visuels et des senteurs, sachant que 90% d’entre eux se disent plus enclins à revenir dans un magasin ou l’atmosphère y est agréable et positive. Ce sont aussi ces caractéristiques qui déterminent le choix d’aller acheter en magasin ou en ligne.

Selon cette étude, 8 personnes sur 10 recommanderaient un magasin pour ces éléments sensoriels, avec la musique en première position pour élever l’humeur.

Ces éléments de réponse se basent sur des technologies modernes mesurant les systèmes nerveux des effets visuels et sonores (Activation Galvanic Skin Response) et sur des outils de eye-tracking sur les produits.

Ces éléments sensoriels sont essentiels car si l’on retire l’intégralité de ceux-ci, les consommateurs ont des réactions et des sensations psychologiques négatives. Ils ne sont pas stimulés et sont moins à l’aise pour explorer tout le magasin. Pour des raisons naturelles de survie, l’humain réagit plus facilement à des expériences négatives, de fait retirer les éléments sensoriels est une circonstance inhabituelle et provoque du stress chez les consommateurs. 

Le choix ne se fait donc pas sur la mise en place ou non de ces outils, mais sur les différentes combinaisons possibles en relation avec les produits vendus et la structure de vente pour maximiser le chiffre d’affaires. 

L’investissement dans ces techniques sensorielles est donc inévitable pour évoluer.  

SOURCES

Cet article a été écrit par Paul Gayet, Arthur Besnehard, Romane Fouillen, Marie-Sophie Serradilla et Jules Guirois.

Culture vs Covid : Entre Adaptation et Innovation

Le monde culturel a particulièrement été touché par la pandémie mondiale. Entre les règles sanitaires à respecter et les deux confinements, les structures culturelles nationales comme mondiales n’ont pas été épargnées. A travers cette étude, nous voulons montrer comment elles se sont adaptées à la situation actuelle tout en proposant des contenus riches, variés, innovants.

Tout d’abord, il est à noter que les Français de manière générale n’ont pas abandonné la culture au cours de ces deux confinements. Au contraire, celle-ci s’est réinventée afin de satisfaire leurs besoins, leurs envies.

Les libraires s’adaptent à la crise

Selon une étude de l’institut GfK, la vente de livres a connu une baisse de 60% sur la durée du premier confinement pour atteindre les 15,5 millions de ventes. Ce qui représente, sur ces 8 semaines de confinement, 67% de chute du chiffre d’affaires des libraires. Bien que ces chiffres indiquent une baisse considérable de la vente de livres au niveau national, les Français n’ont pour autant pas abandonné la lecture. Selon la même étude, 8 Français sur 10 affirment avoir lu au moins un livre et une bande dessinée pendant le confinement. 34% des sondés affirment même avoir lu plus qu ‘accoutumée.

Des mesures ont également été mises en place afin d’inciter les Français à continuer dans cette voie. L’état a par exemple incité les libraires au cours du second confinement à recourir au click & collect mais a également négocié une baisse des tarifs postaux pour les libraires. Ces frais sont ainsi divisés par 3 ou 4.

L’industrie de la musique innove

En ce qui concerne les concerts, les artistes et les différentes structures musicales ont su s’adapter, pour réussir à garder une activité mais aussi pour rendre cette période morose, meilleure.

C’est le cas de l’association Tamm-Kreiz, organisatrice de la fête Fest Noz, qui nous offre habituellement plusieurs fois par mois la (re)découverte de nombreux groupes : bagad, celtiques… Les concerts sont, pour la majorité, maintenus ! Différemment, certes, puisqu’il s’agit de cyber Fest Noz, mais la volonté de partage des artistes est omniprésente dans cette période où l’isolement est plus que jamais au rendez-vous.

Cependant, les artistes sont tous unanimes. Cette alternative permet un soutien envers tous ceux qui sont privés de culture et de loisirs, et leur permet à eux, la transmission de leur passion. Une chose est sûre : elle ne réchauffe pas autant le cœur qu’un public en salle, qui transmet ses émotions, son énergie, à travers des sourires, des danses, …

Nombreux sont les chanteurs qui, dans la France entière, ont contré l’isolement à différente échelle, avec les moyens qui s’offraient à eux : Jean-Louis Aubert a diffusé un concert, téléphone à la main, durant 1h30. Le groupe Tryo a offert un concert dans une salle vide, afin de le transmettre sur les réseaux sociaux…

La réaction du 7e art

Les librairies et le monde de la musique ne sont pas les seuls concernés. En effet les cinémas sont très concernés par cette crise sanitaire et font face à une nouvelle fermeture des salles depuis le 30 Octobre jusqu’à encore une durée indéterminée. Cela complique encore plus la sortie de nouveaux films et de cette année qui est déjà appelée l’An 0 du box-office avec une chute de 70 % des fréquentations des salles de cinéma.

En plus de ces nombreuses fermetures lors de 2020, les salles de cinéma doivent respecter de nombreuses restrictions nécessaires comme le port du masque obligatoire, les placements en salle pour garder une distanciation sociale. Toutes ces conditions tendent à dissuader les visiteurs…

Cependant, pour palier à tous ces problèmes sanitaires, mais aussi pour continuer à profiter du 7e art, des choses ont été mises en place comme la sortie de film sur des plateformes de streaming comme pour le film live action Mulan sur Disney+ ou encore le film Bronx sorti sur Netflix plutôt qu’en salle. Des start-ups comme Cinemur ont également réfléchis à la création d’une salle de cinéma 100 % virtuelle et immersive appelée Cinevr qui permet de regarder des films seul ou à plusieurs en reproduisant l’ambiance du cinéma avec des spectateurs virtuels.

La gestion des films s’est donc retrouvée fortement impactée par la situation actuelle. Le cas du film Wonder Woman en est le parfait exemple. La société de production, Warner Bros, a longtemps cherché la formule adéquate pour assurer la bonne distribution du film. La Warner souhaitait proposer une sortie uniquement sur plateforme (HBO Max), là où son actrice principale et sa réalisatrice militaient pour une sortie en salle. Un compromis a donc été trouvé avec une sortie en salle, aux Etats-Unis couplée à une programmation sur HBO Max. HBO peut donc proposer une sortie digitale en exclusivité durant un mois, pendant que les cinémas programment pour l’heure le film, sur trois mois, à compter de décembre. Cette double sortie à permis à la Warner de gonfler les chiffres d’exploitation réalisés par Wonder Woman car le nombre d’entrées réalisées au cinéma restent faibles. Ces mauvais résultats  s’expliquent par le fait que les cinémas des grandes villes (New-York, Los Angeles …) restent fermés, encore aujourd’hui. Cette double sortie a donc permis de sauver le film qui est maintenant considéré comme le plus grand succès cinématographique de cette fin d’année 2020, à tel point que Warner vient d’annoncer la sortie d’une suite.

La sortie des films sur plateforme, accélérée par la pandémie, est donc une solution plus qu’intéressante pour les distributeurs.

Disney par exemple a grandement amélioré son année d’un point de vue économique par la sortie de Mulan directement sur Disney+. Dans son dernier bilan financier, Disney annonçait une perte de 42 % de son chiffre d’affaires, soit une perte de bénéfice net de près de 5 milliards de dollars. Alors qu’en comparaison, Disney+ enregistre plus de 60 millions d’abonnés payants aujourd’hui, soit 3 millions de plus que fin juin 2020.

Une modification de notre façon de consommer les films est donc à prévoir à la suite de cette pandémie car ces services numériques sont considérés comme la «clé de la croissance future»,  selon le PDG de Walt Disney, Bob Chapek. Il faut donc patienter avant de comprendre la réelle envie des distributeurs, sur ce sujet, car Warner Bros attend par exemple la réouverture des cinémas, avant de pouvoir proposer Wonder Woman en Europe.

De très bonnes initiatives même si nous avons hâte de retrouver l’obscurité de nos salles de cinéma !

Le monde du spectacle s’organise

Les théâtres sont accablés par les restrictions dues à la crise. Le gouvernement interdit toute représentation pendant le confinement, au grand damn des gérants de théâtre qui doivent continuer à payer le loyer. La fermeture des théâtres plonge les artistes dans le désarroi qui prennent cela comme une véritable punition. Selon certains, la crise est une période où la société aurait besoin des théâtres au-delà d’un simple divertissement. Malgré la situation, les théâtres jouent le jeu et tentent d’entretenir la flamme du spectacle vivant.

La solution ? Jouer la pièce et la transmettre en direct. C’est ce qu’à fait le théâtre d’Hérouville du 11 au 14 novembre 2020, pour sa pièce Robudôru, en programmant le tout en ligne sur une plateforme de streaming. Ce théâtre a fait un gros travail technique en entourant les comédiens de 5 caméras, empruntant même des astuces au cinéma pour rendre le jeu d’acteur plus réel.

Expositions virtuelles

La pandémie mondiale permet tout de même aux artistes de s’exprimer. Ainsi, le premier musée virtuel destiné à la COVID vient de voir le jour sur Instagram. Appelé The Covid Art Museum, chaque post est un tableau. Développé par un collectif Barcelonais, amateurs comme professionnels, peintres comme illustrateurs proposent leur vision artistique de la pandémie mondiale. A travers des métaphores ou attaqué frontalement la COVID est donc représentée artistiquement : un virus géant se substituant au globe terrestre, une pièce de monnaie avec Elizabeth II portant un masque, des tenues confectionnées à base de papier toilette, des personnages dessinés reclus derrière des fenêtres…

A l’image des séries ou émissions télévisées, le monde culturel s’organise pour faire face à la pandémie. Certaines séries médicales parlant de maladie, de pandémie ont par exemple été déprogrammées en raison de l’actualité. L’adaptation, l’innovation ont donc été de mise afin de permettre aux Français de continuer de profiter des sorties culturelles, même confinés.

Sources

Cet article a été publié par Anna Le Polodec, Océane Hamard, Sophie Bouan et Guillaume Gelot

La publicité ciblée : un atout pour les entreprises ou un problème d’éthique et de transparence pour les consommateurs ?

Des pubs, des pubs et encore des pubs… nous sommes confrontés à la publicité au quotidien que ce soit à la radio, à la télévision ou encore sur les affichages publics. Saviez-vous que nous voyons en moyenne 3 000 publicités par jour ? Oui, 3000…

La publicité est née grâce à Emile de Girardin. Ce journaliste et homme politique français publie les premières annonces commerciales dans son journal “la presse”, le 16 juin 1836.

Son objectif ? Créer un journal bon marché afin de multiplier le nombre de lecteurs, dans un contexte où le coût de l’abonnement était souvent élevé. En réduisant de moitié le prix de l’abonnement pour multiplier les souscripteurs, il va naturellement augmenter le nombre d’insertion publicitaire dans son journal. Une révolution à cette époque.

Aujourd’hui, l’objectif de la publicité est d’attirer l’attention du consommateur sur un produit ou une marque afin de l’influencer à acheter et consommer le produit. La publicité a également pour but de créer un besoin au client, un besoin nouveau. Mais elle tend désormais à évoluer vers une publicité ciblée. C’est donc ce que nous allons évoquer tout au long de cet article.

Présentation de la publicité ciblée

Le concept de la publicité ciblée réside dans le fait de collecter des données personnelles à travers les activités et les habitudes en ligne des usagers. De la lecture de votre journal du matin, à vos choix de vêtements sur des sites en ligne, vos faits et gestes sur internet sont analysés et exploités. En récoltant ces informations, il est plus facile de proposer des publicités qui ciblent les bons individus en fonction de leurs besoins ou de leurs attentes.

Cette notion de publicité ciblée a été introduite au fur et à mesure des années et suite à la constante évolution des technologies. L’utilisation des smartphones, ordinateurs ou encore des objets connectés comme les assistants vocaux, rend la pratique de la publicité ciblée d’autant plus simple. En effet, à travers ses jeux, applications et plateformes, il devient de plus en plus facile de tracer les données personnelles des individus et ainsi leur proposer des publicités adaptées et qui les intéressent.

Quand vous recherchez une petite robe noire ou un costume sur internet, ne voyez-vous pas ensuite de nombreuses publicités vous proposant des robes ou costumes ? C’est ce qu’on appelle la publicité ciblée.

Les entreprises récoltent les informations des utilisateurs grâce à différentes méthodes comme la géolocalisation. Aujourd’hui, presque la totalité de nos actions sont géolocalisées grâce aux données GPS contenues dans nos objets du quotidiens, smartphones, tablettes et mêmes dans nos aspirateurs, frigo et véhicules. Une autre méthode est celle des cookies, qui sont récoltés pour la plupart d’entre eux sur les sites marchands. Ces cookies permettent d’enregistrer de nombreuses informations sur le consommateur : Quels produits l’intéresse t-il ? Quels sont ses centres d’intérêt ? Sur quels sites va t-il le plus souvent ? Combien de temps y passe t-il ?

Une fois ces informations collectées, elles sont utilisées pour vous proposer des produits et services dont vous serez normalement intéressés, et envoyés à d’autres entreprises qui achètent ensuite des encarts publicitaires sur les sites que vous fréquentez.

Mais depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) en mai 2018, la publicité ciblée a causé de nombreux débats et problèmes concernant la sécurité en ligne. Des inquiétudes commencent à apparaître chez les utilisateurs concernant la protection de leur vie privée sur internet. D’après une étude réalisée par RSA en Europe et aux Etats-Unis sur 6000 personnes, seul 17% de la population étudiée serait favorable à la publicité ciblée. On peut donc se questionner sur les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et les consommateurs.

Les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et consommateurs

Enjeux pour les entreprises :

Le principal objectif de la personnalisation et du ciblage des messages publicitaires dans l’e-commerce est d’éviter qu’ils soient dilués parmi la grande quantité d’informations à laquelle est exposé le client aujourd’hui. Comment réussir la segmentation des messages dans le marketing en ligne ? En s’appuyant sur deux types de données :

  • Les informations collectées en temps réel (« données chaudes »), qui sont obtenues à travers les cookies, quand on fait une recherche sur internet.
  • Les informations historiques (« données froides »), centrées sur les bases de données de clients déjà enregistrées antérieurement.

La publicité ciblée (dite par centre d’intérêt) se développe massivement sur les supports mobiles au profit de l’ordinateur (1,6 milliards en 2015). Ceci s’explique par le fait que les smartphones deviennent un prolongement naturel et quotidien dans notre main, pour aller s’informer, se divertir et travailler en lien avec Internet. Les grands gagnants de cette démarche sont les moteurs de recherches (Google) ou encore les médias sociaux (Instagram & Facebook) en grande expansion.

Les réseaux sociaux, en plus d’être des plateformes de divertissement et d’information sont des mines d’or pour les entreprises cherchant à vendre leurs produits ou à les promouvoir via de la publicité ciblée. En effet, ces plateformes sont de grands vecteurs de trafic et sont donc essentielles dans une stratégie de marketing digital. Outre le fait que ces moyens paraissent “intrusifs” pour certains, ce business model a fait ses preuves par le fait que les clients apprécient trouver des produits qui leur correspondent grâce à des pubs “sur mesure”. De plus, les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de quantifier une campagne stratégique de marketing digital avec de nombreux outils.

La publicité ciblée par centre d’intérêt est en pleine croissance et elle offre de plus en plus de solutions et d’opportunités aux entreprises. Faire l’impasse de cette technique pénaliserait une entreprise par rapport à ces concurrents puisqu’elle offre de nombreux avantages.

La technique la plus utilisée dans ce système est le « Retargeting », qui consiste à cibler des individus ayant interagi avec un contenu en particulier, pour ensuite récupérer leur adresse e-mail et les fidéliser via des produits tiers. Le but est d’affiner la sélection de contacts cibles pour gagner en efficacité et en optimisation, le tout étant facturé au “coup par clic”.

En jouant sur les coûts, Internet, face aux autres médias (TV, radios, presse…) est bien plus rentable et accessible pour tous les acteurs voulant communiquer via de la publicité web. En jouant sur le “profilage” qui contraste avec le “Retargeting”, cette méthode à large spectre cible les personnes qui sont les plus susceptibles d’être intéressées par votre publicité et à moindre coût. C’est un avantage pour les grandes entreprises pouvant allouer de gros budgets à ce type de publicité, mais aussi et surtout un grand avantage pour les petites et moyennes entreprises pouvant elles aussi s’implanter sur ce secteur de marché et concurrencer les plus grands.

Enjeux pour les consommateurs :

La publicité ciblée permet aux consommateurs de bénéficier d’offres personnalisées selon leurs besoins, leurs envies et leurs centres d’intérêts. De plus, avec les nouvelles règles du RGPD les consommateurs peuvent plus facilement se renseigner sur ces méthodes, faire de la prévention et également choisir d’être à la lumière de ces publicités ou non grâce à des outils comme AdBlock ou le choix de son navigateur internet. C’est notamment le cas via la récente réglementation des cookies sur tous les sites internet ou l’utilisateur peut choisir ou non de partager ses données.

Cependant, si la publicité ciblée offre de nombreuses opportunités aux entreprises, elle rend une expérience inconfortable et intrusive aux consommateurs. En effet, les consommateurs ont l’impression d’être constamment observés à leur insu. Si les consommateurs sont envahis de pop-up publicitaires ils se sentent envahis et agressés, la publicité devient alors contre-productive pour l’entreprise et contraignante pour le consommateur. De plus, les entreprises, grâce aux cookies par exemple, ont accès aux historiques des consommateurs et c’est une chose que les consommateurs savent. C’est pourquoi, ils décident de se protéger en bloquant les publicités par l’utilisation de sites tels que Adblock.

Aujourd’hui, ces pratiques de digital marketing sont connues du grand public et permettent de donner une expérience client sur mesure sans contraindre l’utilisateur. Toutefois il existe encore des dérives et des questions qui restent en suspens sur l’utilisation des données personnelles et leur manipulation.

Dérives

En 2009 la CNIL a rendu un rapport sur les publicités ciblées. Une « dérive dangereuse » selon l’institution.

Depuis que Google a annoncé réaliser de la publicité ciblée pour chaque internaute, la CNIL a décidé de réagir.

Google a mené des tests afin de pouvoir y afficher des publicités en fonction des centres d’intérêts des utilisateurs. Une publicité appelée “comportementale” qui permet un nouveau type d’annonces ciblant les internautes via l’étude de leur historique de navigation.

La firme s’est voulue rassurante au sujet de l’épineuse question de la vie privée de ses internautes, mais la CNIL a tenu à rappeler dans un communiqué visible sur son site qu’il fallait prendre garde à un risque de marchandisation des profils individuels entre les fournisseurs de contenus et les annonceurs.

La commission explique qu’elle doute que les services de Google puissent retirer les données personnelles d’un internaute dans la mesure où il n’utiliserait plus l’outil. C’est donc dans cette optique que la CNIL encourage au développement de technologies permettant aux personnes de s’affranchir du profilage commercial .

Nos habitudes de consommation sont suivies. L’avantage incontestable de ce type de publicité est justement qu’elle s’intègre dans la vie quotidienne et devient donc imperceptible. La publicité suivra chaque mouvement des consommateurs et perturbera définitivement leur vie. Ces données sont à priori utilisées uniquement pour ajuster au mieux les informations de l’entreprise aux consommateurs, mais ils bénéficient également d’éventuels nouveaux achats. Cependant la frontière est fine entre la vie publique et la vie privée et mettre ces publicités dans nos objets du quotidien peut poser grandement problème.

La prolifération des objets connectés dans la maison représente un espace en or pour une meilleure compréhension des consommateurs. Au fur et mesure que les familles se connectent, elles offrent de nombreuses opportunités aux marques de proposer des publicités ou des services ciblés.

Exemple: Un robot aspirateur cartographiera votre maison et connaîtra ainsi ses dimensions précises. Les marques comme IKEA pourraient ainsi être intéressées par ce type d’information pour proposer par la suite des meubles parfaitement adaptés.

Objets connectés : derrière l’accessoire, de très convoitées données personnelles…

Pour leurs utilisateurs, les objets connectés s’apparentent à de simples gadgets. Mais pour les fabricants, ils sont bien plus que ça. Le poids enregistré par une balance connectée ou les requêtes dictées à un assistant vocal en disent long sur une personne.

Une fois récoltées, ces données permettent, au travers de la publicité ciblée, de susciter des envies d’achat.

Qu’il s’agisse d’Apple, de Samsung ou d’Amazon, les géants de la technologies nient toute exploitation commerciale des données personnelles dites de « bien-être ». Mais les scandales à répétition permettent d’en douter. Et même sans cela, les habitudes de millions d’utilisateurs permettent de tirer des conclusions sur les tendances du moment.

D’autres vont plus loin. Récemment, Amazon a dévoilé « Halo », un bracelet connecté aux fonctionnalités innovantes et perturbantes. Notamment, l’analyse de la masse graisseuse de son porteur, ainsi qu’une capacité à deviner ses émotions grâce à un capteur qui analyse le ton de sa voix.

Sur Internet, votre vie privée est comme un livre ouvert. Nous prêtons attention au clics, aux historiques de navigation, puis vous enverrons des publicités ciblées basées sur vos données personnelles.

Avez-vous réservé votre vol pour Rome via une agence de voyage en ligne? Ne soyez pas surpris si les publicités d’hôtels vous poursuivent sur le Web pendant des semaines.

Jusque là ce n’est pas bien grave, mais par contre, lorsque nous nous faisons bombarder de publicités à propos d’une recherche qu’on aurait fait sur notre santé, ça devient plus grave car la santé est une donnée sensible qui ne doit pas faire l’objet de publications ciblées !

Malgré tout ce que que nous venons de voir ci dessus qui est relativement inquiétant pour la vie privée des consommateurs, la publicité ciblée devient de plus en plus acceptable aux yeux des internautes. L’inquiétude laisse place petit à petit à l’acceptation. En effet, l’idée d’une publicité pouvant aider à mieux consommer, de proposer une publicité différente à chaque internaute et de ne pas l’étouffer finit par être tolérée.

Sources

Cet article a été écrit par Jules Guirois, Romane Fouillen, Arthur Besnehard, Marie-Sophie Serradilla et Paul Gayet.

Objets connectés : nos meilleurs ennemis de demain ?

Parce que l’homme évolue, son environnent change.
L’ère du numérique et du digital est en pleine essor et va cesser de nous proposer des technologies de plus en plus précises et fascinantes. Zoom sur les objets connectés…

Au-secours, aidez-moi, je n’ai pas le temps ! Ah… le temps.. Voilà une notion que plus personne, de nos jours, n’arrive à maîtriser. Mais où est-il passé ? Pourquoi l’individu se sent débordé ? Entre la vie au travail, la vie de famille, les trajets, le temps passé sur les réseaux sociaux, les écrans, l’individu a le sentiment de manquer de temps.

Si on analyse le sujet il se pourrait bien que l’individu lui-même provoque cette sensation de « manque de temps ». En effet, dans une ère où tout est facilité par les nouvelles technologies, où tout va de plus en plus en vite, où tout est accessible en seulement quelques clics la vie de chacun est de plus en plus facilité dans toutes ses démarches (achat, courses, administratif, etc.), alors n’est-ce pas contradictoire de penser que l’on manque de temps ?

Serait-ce possible de faire un reset de toutes ces évolutions et envoyé une lettre comme dans les années 50’ plutôt qu’un message vocal sur Messenger, WhatsApp, etc. ?L’individu, et les générations qui arrivent sont devenus dépendants… Addictes ?

Très certainement. Et ça, les grands comme Apple, Microsoft, Amazon, Google l’ont bien compris, il faut répondre au désir de l’Homme : gagner du temps ! La conséquence ? L’individu est devenu un être assoiffé de nouveautés et craintif à la seule idée de perdre un jour tous ses jouets…

Ces nouveaux bijoux de la technologie dotés d’algorithme, Big Data & Cie sont devenus nos alliés du quotidien. La question que l’homme pourrait être amené à se poser aujourd’hui est si ces nouvelles technologies nous retirent tout semblant de savoir-faire personnel.

Mais c’est quoi un algorithme ?

Un algorithme est une suite d’instructions (en un nombre fini d’étapes) utilisée pour résoudre un problème. Prenons un exemple très simple, la recette du gâteau breton est un algorithme, on suit des étapes simples afin de passer des ingrédients au plat final. Un algorithme est alors un langage compréhensible destiné aux humains.

Les algorithmes font partie de notre quotidien, ils sont partout, et ce, parfois, sans même que nous nous en rendions compte. Lancer une recherche sur Google (quelles soit écrites ou vocales.), recevoir des publicités sur Facebook, se faire recommander des séries sur Netflix, et bien d’autres encore dans tous domaines confondus.

En 2017, était lancée une étude IFOP par la CNIL. Selon elle, si 83 % des Français ont déjà entendu parler des algorithmes, 52 % disent ne pas savoir précisément de quoi il s’agit (et 31 % assurent savoir précisément de quoi il s’agit.).

Un peu de statistiques ça ne fait pas de mal…

L’individu est obnubilé par les écrans, d’après une étude l’utilisation du portable varie entre les tranches d’âge et pourtant les chiffres sont conséquent pour chacune d’entre-elles :

  • 40 ans et + : 200 fois par jour utilisation du téléphone
  • 20-30 : 500 fois
  • -20 : 700 fois

Mais ce n’est pas fini ! Le phénomène ne va pas cesser d’évoluer, nous évoluons dans une ère où le numérique prendra le dessus sur tout le reste. Autour de chacun, des exemples illustrent parfaitement la tendance actuelle : les voices searches, intelligence artificielle avec les enceintes connectées, etc. D’après l’infographie suivante : https://blog.cibleweb.com/2019/07/11/infographie-tout-ce-que-vous-devez-savoir-la-recherche-vocale-statistiques-etat-des-lieux-102824289

D’ici à 2020, plus de 50 % des recherches vocales seront basés sur la voix. Qui n’a pas déjà fait une recherche de ce genre sur son smartphone, tablette, pc, etc.? Tout le monde en a déjà fait l’expérience. Et plutôt deux fois qu’une ! 61 % des personnes interrogées en Angleterre disent avoir eu recours à la recherche vocale lorsque que leurs mains et la vision sont occupées à faire autre chose.La plupart des utilisateurs recherchent des adresses professionnelles (magasin, entreprises, etc.) : comment aller d’un point A à un point B.

Et les chiffres qui ne surprennent personne sont les suivant : 58 % des personnes disent utiliser la recherche vocale lorsqu’elles sont à la maison. Les statistiques présentées ci-dessous montrent clairement que la recherche vocale est le FUTUR et qu’elle sera la clé d’un business solide.

Source : Wordstream

Les enceintes connectées, et alors ?

Français, européens et étrangers, tous autant que nous sommes utilisons des algorithmes dans notre quotidien par automatisme, mimétisme ou habitude. Après l’exemple de la recette de cuisine, il y a des éléments plus « numériques» qui entre en jeu. On connaît bien aujourd’hui, la nouvelle notion d’A. I (Artificial intelligence), l’Intelligence artificielle en bon français. Elle se développe de plus en plus et commence à connaître un franc succès auprès de son public.Les enceintes connectées (Google home, Amazon Echo, HomePod) en sont des très bons exemples : « Ok Google », « Alexa », «Dis Siri », ces nouveaux robots animent notre quotidien.

Qui a dit que l’on ne pouvait rien faire pendant le bricolage, le ménage, la vaisselle… grâce à ces « petites » choses, tout devient fluide. Se divertir, s’informer, se cultiver, échanger, appeler, programmer n’aura jamais été aussi simple ! Aux EU, c’est déjà 50 millions d’utilisateurs contre presque 2 millions en France, et les chiffres ne cessent de croître.

Source : Wordtracker

Source d’insécurité ?

Les enceintes connectées vont jusqu’à piloter notre maison ! « Ok Google, allume la lumière n°1 », « ok Google, ferme les volets », paramétrer et le tour est joué. Mais la question à se poser est comment l’individu se sentirait  si demain plus  rien  ne fonctionnait, sentiment de déstabilisation ? De peur ?

L’individu devient dépendant et fragile, le « faire soi-même » est de moins en moins évident. La preuve en est, pour fixer une télé, réparer un frigo, accrocher un miroir, il suffit de sortir son smartphone et de trouver LA personne en quelques clics sur une application. On parle d’économie collaborative, certes, bien pratique et pas inefficace dans certaines situations. Toutefois, entre Alexa qui récite notre recette de cuisine, Google qui sécurise ma maison, et un inconnu qui vient réparer mon robinet, où doit-on placer le curseur de l’assistanat ?

Nous demandons à ces nouvelles technologies qui font partie de notre vie à FAIRE pour nous. Elles deviennent de plus en plus précises. Et étrangement, elles ne s’adaptent pas à nous mais NOUS nous adaptons à elles. Nos comportements changent et évoluent dans une époque qui se veut être de plus en plus tourné vers l’innovation.

Pour que ces derniers soient performants et à la hauteur des exigences de l’individu, ils doivent apprendre quotidiennement. Pour améliorer ces moteurs de recherche artificiels, toutes les informations demandées (questions, interrogations, tâches à exécuter, etc.) sont stockées, envoyées à des centres de traitement puis examinées par des milliers de personne. Les salariés travaillent chaque jour pour apprendre aux robots de nouvelles manières de répondre. On lui introduit sans cesse de nouveaux algorithmes pour maîtriser ce que l’homme lui demande, l’AI doit devenir intelligent. Les enceintes connectées font débat. Qu’en est-il de la sécurisation des données personnelles ? Sont- elles si respectueuses de la vie privée des utilisateurs ? Amazon a certifié que les données sont enregistrées que lorsque l’appareil est en fonctionnement. Hors il a été prouvé que parfois les conversations sont enregistrées alors que l’on pense l’avoir éteint….

Et oui… Le phénomène des enceintes connectées et des IA ne semblent être qu’en phase de croissance. L’individu, malgré certaines réticences, semble adhéré à ces nouveaux modes de recherches. Bien plus que des machines, ces robots semblent faire gagner à l’individu du temps. Qui semble être l’angle d’attaque de la communication pour ces objets par le marketing : « Vous faites la cuisine, Alexa vous donnera la météo »; « Au volant, et Siri, vous lira les actualités». Bref, le consommateur est bel et bien séduit, mais à quel prix ?

Sources :

Cet article a été écrit par Lila Chassais

Mobilisons NOUS contre le gaspillage


Depuis maintenant quelques années, les consommateurs ont de plus en plus envie d’améliorer leurs manières de consommer. Que ce soit concernant les objets, vêtements ou encore l’alimentaire. Du 17 au 24 novembre se déroulait la semaine européenne de la réduction des déchet. En France, selon l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le gaspillage alimentaire pèse près de 10 million de tonnes par an. De nombreuses campagnes ont été lancées par le Ministère de l’Agriculture depuis 2015. Afin de parer à ce gaspillage, qui correspond à près de 150kg par personne, de nombreuses solutions existent.

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La modernisation de l’écologie

C’est sous le signe de l’écologie et de l’anti-pollution que nous cherchons à innover dans tous les domaines.

Ce n’est un secret pour personne : notre Terre est en danger. Comment la protéger ? Comment l’aider à se préserver ? Les entreprises cherchent sans relâche des réponses à ces questions. C’est dans cette optique qu’elles développent de nouveaux produits et que certains nouveaux styles de vie apparaissent. Des matériaux biodégradables au nettoyage de l’environnement, découvrez quelques-unes de ces créations originales.

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Whoomies

Location, résidences universitaires, colocation, foyers étudiants : de nombreuses solutions s’offrent à vous. Mais cette année encore la crise du logement persiste.

Se loger reste le gros point noir des étudiants. Lorsque le logement est trouvé, il y a ensuite d’autres complications, comme payer son loyer. Les loyers sont en hausse depuis 2016 en France, ce qui pousse au développement de l’économie collaborative. Ainsi de nombreuses applications de partage se créent, notamment une sur la colocation.

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