Les véhicules propres

Dans la catégorie Comportements & Usages, Un regard sur Breizh

Si l’électrique a le vent en poupe, son poids dans le parc automobile français est encore bien mince. Au printemps 2017, la France compte seulement 80.000 véhicules sur les quelques 32 millions répartie sur son territoire.

Pourtant, nombreuses sont les études qui vantent l’augmentation du nombre d’intention d’achat. Les résultats du sondage Harris Interactive réalisé pour Auto Motor et publié jeudi 9 novembre 2017 parle de lui-même. Dans les intentions d’achat à court terme, l’électrique (48%) est désormais préféré par les acheteurs français à une motorisation diesel (45%).

Si l’intention existe bel et bien, l’achat d’un véhicule électrique est plutôt envisagé à moyen terme par les Français, à l’horizon 2025.

Plusieurs freins semblent jouer contre une conversion plus rapide :

  • la méconnaissance du marché,
  • l’offre jugée encore insuffisante et pas assez satisfaisante,
  • l’autonomie,
  • le temps de charge des véhicules.

Les entreprises positionnées sur ce marché à fort potentiel mais encore considéré comme une grosse niche ont également fait ce constat. La problématique pour elles, est double. La première, comment finaliser la séduction des clients ayant exprimés le souhait de cette catégorie de véhicule ? Et la deuxième, comment convertir les consommateurs utilisateurs de véhicules polluants ?

L’industrie automobile mise sur l’électrique

Les constructeurs automobiles ont été portés par l’engouement de la société TESLA et de son dirigeant Elon MUSK. En 2003 déjà il avait exprimé le souhait d’un monde occupé par des véhicules 100% électriques. Il a depuis largement contribué à l’élaboration d’un monde se déplaçant avec l’électricité, notamment avec la création de six modèles différents.

Piloté par le groupe BMW en 2013, les constructeurs européens ont suivi le mouvement. Le groupe a en effet été la première entreprise européenne à commercialiser un produit abouti en proposant de vrais performance en terme de conduite, confort et autonomie. Sur la seule année 2017, BMW a enregistré une hausse de de près de 80% des ventes de ses modèles verts.

RENAULT, le constructeur français est bien en avance par rapport à ses concurrents hexagonaux puisqu’il propose désormais à la vente une citadine électrique dont l’autonomie réelle dépasse les 300 km et ce, sans se placer sur le segment du haut de gamme.

Le Groupe PSA quand à lui, souhaite entrer dans une véritable phase de croissance sur le plan des véhicules propres. Il prévoit notamment le lancement de quatre voitures électriques et de sept véhicules hybrides rechargeables jusqu’en 2021. On ne connait encore que très peu de détails sur ces modèles. Seul une autonomie théorique de 450 kilomètres a été dévoilé, ce qui en sois est une petite révolution pour le secteur.

Les transports en commun s’implantent durablement

Au 1er janvier 2017, le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire dénombre 1267 bus hybrides et 415 bus électriques immatriculés en France.

Les sociétés européenne comme le polonais Solaris, l’italien Iveco ou Alstom et Blue Solutions en France s’attèle à faire évoluer les technologies pour révolutionner le marché et ainsi faire augmenter ce chiffre désastreux.

L’île de France est dans la ligne de mire des constructeurs car la flotte de bus de la région mais aussi des compagnie souhaitant pénétrer dans la ville lumière devront s’électrifier. En effet, Paris, vient d’annoncer la fin du moteur thermique pour 2030.

En soit, un marché potentiel de plusieurs milliers de bus par an. A elle seule, la RATP qui compte pas moins de 4700 bus a annoncé qu’elle ferait passer 80 % de sa flotte à l’électrique d’ici à 2025.

« En 2020 compte tenu des contraintes croissantes en matière de pollution, toutes les grandes villes européennes devraient être passées à l’électrique », espère Marie Bolloré, présidente de Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré.

Vous l’aurez compris, en 2017 le nombre de bus électrique en france est relativement faible. Cependant, les facteurs écologiques et politiques font évoluer le marché positivement avec force et entrain.

CityRoul, l’autopartage rennais se met au vert

Installé à Rennes depuis 2002, City Roul est un service d’autopartage dépendant de Rennes Métropole. Ce service s’est doté pour la première fois de véhicules électriques en 2011, et ne cesse depuis d’enrichir son offre en voitures propres. Nous avons rencontré Sandrine Cartier, responsable de CityRoul,  pour en savoir plus :

Cet article vous a été offert par Lisa CLEMENCE et Nicolas PEREIRA

LES SOURCES :
http://metropole.rennes.fr/pratique/infos-demarches/deplacements-stationnement-voirie/utiliser-un-vehicule-electrique/
http://avem.fr/actualite-city-roul-experimente-l-auto-partage-electrique-a-rennes-2619.html
http://www.20minutes.fr/rennes/2132211-20170914-bretagne-offre-autonomie-voiture-electrique
http://www.liberation.fr/futurs/2017/09/16/les-voitures-electriques-sont-elles-vraiment-propres_1596551
http://avem.fr/actualite-la-ville-de-rennes-choisit-les-scooters-electriques-govecs-3593.html
http://avem.fr/actualite-rennes-une-flotte-de-bus-exclusivement-electrique-pour-2030-6376.html
http://www.mobivia.com/fr/hub/monthly-topic/quels-succes-dans-une-mobilite-electrique-multifacettes/
https://www.lesfurets.com/assurance-moto/actualites/deux-roues-electriques-marche-decolle
http://www.scooter-station.com/Marche-scooter-electrique.html
https://www.ipsos.com/fr-fr/la-voiture-electrique-une-bonne-image-mais-toujours-quelques-freins
http://www.avere-france.org/Site/Article/?article_id=7134

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