L’évolution des logos au fil du temps

Dans la catégorie Graphisme & Webdesign

Selon les périodes et l’histoire, les logos ont évolué et se sont substitués aux tendances. Ils sont le reflet de la société, et changent en même temps que les objectifs marketing. Mais depuis toujours, les logos permettent aux entreprises d’être visibles et identifiables, de se démarquer de la concurrence, d’apporter de la crédibilité à leur marque ou encore de créer une identité à part entière utilisable pour tous les outils promotionnels.

Années 30 – 50

[stag_image style= »no-filter » src= »http://www.letendanceur.bzh/wp-content/uploads/2016/06/logos1.jpg » alignment= »center » url= » »]Dans les années 30 à 50, les sociétés utilisent leur logo pour communiquer sur leur métier. Ils se veulent alors très visuels et dessinés, les créations s’apparentant plus à une gravure qu’à du graphisme à proprement parlé. Les écritures sont cependant simplifiées et l’esthétisme des formes est conservée pour être explicite. Ces réalisations sont souvent complexes, et encore à cette époque mal imprimées. Aujourd’hui, nous qualifierons la tendance utilisée comme vieillissante, l’utilisation d’emblèmes ou d’écussons est souvent observée.

Le contexte artistique de l’époque : l’art figuratif, qui consiste à représenter la réalité, est omniprésent dans la création de logo à cette époque. En effet, le métier est représenté exactement par le savoir-faire qu’il exige. Les entreprises ne cherchent pas la différentiation mais l’information en étant réalistes. Cependant, pour certains logos, le Surréalisme (années 1924-1966) qui libère la création de toute contrainte, apparaît pour ne pas être conventionnel dans l’interprétation. La création artistique commence donc à se faire ressentir.

Années 50 – 70

[stag_image style= »no-filter » src= »http://www.letendanceur.bzh/wp-content/uploads/2016/06/logos2.jpg » alignment= »center » url= » »]Au cours de cette période, la typographie sans sérif (sans empattement) fait son apparition et est de plus en plus utilisée. Cette méthode permet de moderniser l’utilisation des logos, et beaucoup de marques ne suivant pas la « mode » seront qualifiées de ringardes. Cependant, l’esthétisme ne prédomine pas et ne se trouve pas au centre des volontés pour les entreprises. Les polices utilisées se veulent imposantes et linéales, pour passer un message clair, sans fioriture.
La notion de graphisme fait son apparition pour créer des logos équilibrés et clairs, afin d’en faire des « œuvres d’art » plutôt que de simples illustrations des savoir-faire. De plus, l’utilisation de la publicité à la télévision fait son apparition dans les années 60 et demande une adaptation du logo pour ce support. Ce canal de communication reste cependant en noir et blanc, les marques ne trouvent donc pas cela nécessaire de passer leurs logos en couleur.

Le contexte artistique de l’époque : on retrouve dans les logos de ces années là l’inspiration du Pop Art, né au milieu des années 50 en Grande Bretagne. Aujourd’hui, ces logos sont considérés comme « vintage » et reviennent dans notre quotidien comme élément de mode. Le Pop-Art se caractérise dans l’attitude donnée à l’œuvre plus qu’à l’œuvre elle-même, ici le logo prend une place dans la société et n’est plus dans l’ombre.

Années 70 – 2000

[stag_image style= »no-filter » src= »http://www.letendanceur.bzh/wp-content/uploads/2016/06/logos3.jpg » alignment= »center » url= » »]Ces années annoncent l’arrivée des couleurs dans les logos, avec l’utilisation plus exactement des couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) pour refléter l’époque avec les mouvements power flower, disco et autres. Les graphismes, autrefois linéaires, sont remplacés par des formes rondes, ainsi cela inspire la solidité, la confiance et la gaieté des sociétés. Le mot d’ordre prédominant pour les sociétés est « visibilité ». En effet, elles ont assimilé l’importance d’être reconnues par le consommateur et accordent plus d’importance à l’image, et donc au logo, qu’elles communiquent. A l’aube de ces années (1967 en France), la télévision en couleur fait son apparition. Il est donc indispensable pour les marques de créer des logos adaptés à ce nouveau format.

Le contexte artistique de l’époque : pour cette période, le Postmodernisme se ressent dans la création des logos, une rupture avec les conventions est opérée. Les créations prennent alors tout leur sens et sont essentielles à l’identification d’une entreprise. Les règles jusqu’ici exprimées sont ébranlées, les créateurs de logos font dans l’esthétisme et ne sont plus influencés par les règles de l’art et de l’équilibre. Il y a un mélange des formes et des couleurs. Il faut être vu et être « moderne ».

De nos jours

[stag_image style= »no-filter » src= »http://www.letendanceur.bzh/wp-content/uploads/2016/06/logos4.jpg » alignment= »center » url= » »]Ces dernières années marquent l’arrivée (ou du moins le retour) de l’utilisation du flat design pour la création des logos. Les logos en volume (3D) sont également appréciés pour l’effet de profondeur qu’ils inspirent. La typographie à l’origine délaissée devient une identité à part entière. Elle est souvent utilisée comme simple identité de la marque et se veut sans empattement. Plus besoin de dessin, ou d’image pour se faire connaître, la simplicité prédomine.
Dans le but de se démarquer, les marques ne suivent plus de réelles règles dans la création de leur identité graphique. Il leur faut quelque chose d’esthétique et de simple, pouvant être utilisé et adaptable sur tout support. Les couleurs primaires sont utilisées ainsi que le design bicolore. L’envie est d’éviter de perdre le consommateur dans une approche visuelle trop complexe. Les marques ont de plus en plus la qualité d’être remarquées grâce à une simple typographie, ou un simple symbole. Elles ont réussi en 70 ans à être reconnaissables et identifiables. D’autre part, il est important de souligner que les logos doivent indéniablement être utilisables pour les supports actuels : web, applications…

Le contexte artistique de l’époque : le Néo Pop est prédominant dans la création des logos à l’heure actuelle. Le nouveau « Pop Art » utilise l’interprétation populaire et est interprétable par tous. Un même symbole peut avoir plusieurs significations afin d’être proche des personnes et donc des acheteurs. Cependant, la création de logos n’a plus vraiment de référence avec son temps. Les graphistes utilisent toutes sortes d’inspirations et de toutes les époques.

Après l’impression, la télévision et le web, quelle sera la tendance de demain ? À l’heure de la digitalisation la logique nous mène à penser que les logos vont être adaptés à l’utilisation en réalité augmentée. Les contenus immersifs vont faire partis de nos réalisations futures, ce qui mènera les logos à être animés et être considérés comme partie intégrante des outils de communication.

SOURCES :
« Tout sur l’Art » – Edition Flammarion – 2010
Il était une pub
L’UDA

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