EMMANUEL MACRON, BIENTÔT INFLUENCEUR ?

Brut, Youtube ou encore Twitch… Le président Emmanuel Macron exploite les nouveaux médias et les réseaux sociaux pour être entendu par les jeunes. En vue des présidentielles de 2022, le gouvernement semble dessiner les contours de sa campagne. Manipulation ou bienveillance ? Essayons de comprendre la face cachée d’une stratégie de communication politique 2.0.

WHAT DID YOU SAY ?

Qu’as-tu dit ?

On le voit au quotidien, les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus  importante dans les campagnes politiques ces dernières années. Les médias sociaux permettent d’adresser un message ciblé à une audience géographiquement large et plutôt jeune. Ils créent un lien social de proximité, ce dont nous avons tous besoin en ces temps de crise.

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De Youtube à Tiktok en passant par Instagram, la stratégie de communication du gouvernement vise à intensifier les interventions du chef de l’État par des canaux non conventionnels pour transmettre des messages aux jeunes affaiblis par les conséquences de la pandémie de Covid-19, dont certains se sont éloignés des médias traditionnels. Selon l’IFOP 2019, les réseaux sociaux sont la première source d’information des 18-34 ans (45%, alors que la télévision est à 37%, la radio ou la presse écrite à 7%). L’Agence France-Presse (AFP) a déclaré que « la crise du Covid est un accélérateur de la nécessité pour les gouvernants d’aller sur davantage de terrains médiatiques ». Dès la rentrée, « il y aura une évolution dans la communication » élyséenne, a annoncé Christophe Castaner sur France Inter.

Bien entendu, à travers les aspects inhabituels de cette méthode, et en rétablissant des sujets dans tous les médias traditionnels, les activités de communication politique sur ces réseaux prennent de l’ampleur. En bref, le gouvernement ne fait que suivre l’évolution de la consommation des médias. Oui, Emmanuel Macron veut toucher de jeunes électeurs potentiels. Il s’agit désormais de passer par des influenceurs, des leaders d’opinion. Cette forme de communication permet de contourner les questions posées par les journalistes accrédités par exemple et ainsi de mieux orienter leurs entretiens. En 2019, le jeune YouTubeur Hugo Travers, créateur de la chaîne au million d’abonnés “Hugo Décrypte”, recevait Emmanuel Macron pour une interview “sans filtre”.

✅  Des avantages non négligeables…

… Comme contourner les journalistes et le temps de parole imposé 🕝

Un outil comme Twitch, ou une discussion avec des influenceurs, peuvent aussi être perçus comme moins stéréotypés, moins agressifs qu’un échange avec un journaliste sur un média traditionnel.

« En allant sur ces réseaux, les politiques se disent qu’ils vont avoir affaire à un public plus bienveillant et moins politisé. » souligne Romain Pigenel.

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, est maintenant chargé d’animer régulièrement une émission sur Twitch.

#SansFiltre: Gabriel Attal répond aux questions d’influenceurs sur Twitch

Jean Castex fut l’invité de Samuel Étienne en direct sur Twitch ce dimanche 14 mars afin de parler directement à la jeunesse. Le gouvernement peut donc communiquer plus simplement dans le but de conquérir les générations Y et Z. S’exposer sur ce type de plateforme n’est pas sans avantage. En effet, habituellement sur les plateaux de télévision ou de radio, le temps de parole des personnalités politiques est régulé par celui-ci. En direct sur Twitch, libre à Jean Castex de s’exprimer autant qu’il veut !

… L’amélioration du capital sympathie ❤️

« On va s’adresser à eux pour montrer qu’on est sensibles aux jeunes, et pour que les ‘vieux’ nous considèrent comme modernes. » décrit Philippe Moreau-Chevrolet, professeur à Sciences-Po et spécialiste en communication politique.

Ce dimanche 14 mars 2021, sur Twitch, Jean Castex a montré une image différente. Assis devant une fenêtre, sans cravate et dans le salon de Samuel Étienne. Il paraît alors plus accessible, moins « conventionnel » que lors de ses autres interventions télévisées. Mais cet exercice est réfléchi à l’avance. Il a fallu préparer le terrain afin que cet échange paraisse plus spontané, réel et convivial. Cependant, il a tout de même gardé un ton relativement académique, semblable à celui employé lors de ses autres interventions. Ennuyeux pour certains, intéressant pour d’autres, cet échange a laissé beaucoup de doutes planer, malgré que la démarche ait quelque peu dépoussiéré l’interview politique.

BUT, HOW DO THEY DO ?

Mais, comment font-ils ?

« Je me souviens ». C’est le titre d’une des dernières vidéos des YouTubeurs star McFly & Carlito. Le duo aux 6,3 millions d’abonnés a réussi le défi lancé par Emmanuel Macron : faire que cette vidéo, qui rappelle l’importance des gestes barrières dans la lutte contre le coronavirus, dépasse les 10 millions de vues. Des chiffres qui laissent rêveur l’Elysée. Le pari a été relevé, puisque la vidéo fait à ce jour plus 14 millions de vues !

« McFly et Carlito font partie des influenceurs les plus performants auprès du jeune public. Nous avions besoin de les atteindre avec un contenu ludique pour continuer de faire passer le message sur les gestes barrières. Pour atteindre cet objectif, le service communication de l’Elysée a fait entièrement confiance aux deux YouTubeurs. On leur avait promis carte blanche sur le sujet et nous avons tenu notre promesse. »

Nous avons découvert la vidéo une fois en ligne comme tout le monde », assurent les proches d’Emmanuel Macron. Et le service de communication numérique a eu le nez creux puisque la vidéo totalise aujourd’hui plus de 14 millions de vues. En échange, les jeunes YouTubeurs auront la chance de se rendre à l’Elysée pour tourner leur célèbre vidéo “concours d’anecdotes” aux côtés d’Emmanuel Macron. Le principe est simple : la célébrité invitée doit raconter une anecdote et le duo doit déterminer si elle est vraie ou fausse, et vice versa, avec des gages à la clé pour le camp perdant.  « Il faudra trouver un créneau dans les agendas du président et de McFly et Carlito mais cet engagement sera respecté », promet l’Elysée.

Notre président qui souhaitait toucher les jeunes, ne compte pas s’arrêter là.

En effet, le média numérique Brut (1,8 millions d’abonnés) accueillait vendredi 4 décembre 2020 Emmanuel Macron pour un long entretien exclusif. Le chef de l’Etat a été interrogé sur des thématiques sélectionnées via les commentaires sur les réseaux sociaux du média. Au programme : laïcité et valeurs de la République, crise sanitaire et inégalités ou encore un discours sur l’écologie. Cet entretien a également été l’occasion de répondre aux questions liées à l’actualité récente, notamment dans le contexte des violences de policiers survenues dernièrement.

Cette apparition est une première dans l’histoire de la République. La vidéo a d’ailleurs touché plus de 7 millions de jeunes sur les réseaux sociaux, sa retransmission sur les chaînes d’informations ayant quant à elle rassemblée plus de 6 millions de téléspectateurs.

« Grâce au déploiement d’un dispositif multi-plateformes avec un Facebook live retransmis sur YouTube, Twitter et Twitch, et des stories sur Instagram et TikTok, l’interview d’Emmanuel Macron a été vue par plus de 50 % des 15/34 ans en France », clame Brut dans un communiqué.

On peut se féliciter du succès de cette démarche et par exemple du succès des vidéos d’Emmanuel Macron sur l’application TikTok, mais il faut aussi en relativiser la portée, car la communication y reste très institutionnelle. Le support est nouveau, mais le message porté reste le même. Pour s’adresser aux jeunes, il ne suffit pas de changer de canal et d’entrer en conversation avec eux, encore faut-il s’adapter à leurs enjeux et développer des messages qui y répondent.

SOURCES

Cet article a été écrit par Alice Flamant, Cyrielle Bossé, Jeanne-Eloïse Guérin et Marion Plante.

L’interactivité : L’avenir de la communication ?

Offrir la possibilité aux spectateurs d’interagir avec l’histoire d’un film, d’une série ou d’un jeux vidéo est un luxe qui commence à se développer. A l’image de l’épopée du Chat Potté, qui a permis à ses spectateurs de choisir l’orientation des aventures menées par le héros de l’histoire, de nombreuses sociétés s’y intéressent fortement. L’interaction du spectateur sur sa série, son jeu vidéo ou son film est longue et coûteuse (en temps et argent). Quels sont donc les avantages ou les inconvénients d’une telle stratégie ? A travers différents exemples, nous analyserons la pertinence de ce nouveau phénomène et comment les publicitaires essaient de se l’approprier.

L’interactivité au sein des dessins animés/Films

Depuis des années déjà, les réalisateurs ont pour volonté de faire participer les téléspectateurs. Les personnages de dessins animés interrogent les enfants, c’est le cas dans le dessin animé Dora l’Exploratrice, où l’on retrouve des temps d’attente pour que le spectateur réponde à la question. Les avancées technologiques ont permis un nouveau modèle de film et dessin animé.

Les films et dessins animés interactif : la nouvelle expérience à essayer. Aujourd’hui, le phénomène est en pleine croissance. Avec des millions de possibilités différentes, le spectateur peut regarder plusieurs fois le même film tout en arrivant à une finalité différente.

Être spectateur et acteur du film, cela n’aurait pas été crédible il y a quelques années, et pourtant, le phénomène se développe, et le succès est sans appel ! Netflix a su profité de cette tendance avec le film Black Mirror: Bandersnatch, où des millions de déclinaisons différentes s’offrent aux spectateurs. Pour ce film d’1h30, 5h12 ont été tournées. Si lors du temps écoulé, le téléspectateur n’a pas fait de choix, alors la plateforme Netflix le fera. Cependant, il est possible de revenir en arrière pour faire un choix lorsque le temps imposé est écoulé, ou alors pour changer de possibilité.

Greg Peters, responsable produits chez Netflix, confiant, s’est même tourné vers les investisseurs : “Vous devez vous attendre à ce qu’on en fasse plus de ce genre parce qu’on commence juste à explorer ce format” a-t-il affirmé.

L’interaction arrive avec Netflix

Cette toute nouvelle expérience de visionnage fait son apparition dans les séries et films sur Netflix. En plus d’avoir démocratisé le streaming légal dans le monde, la plateforme est également pionnière en matière de contenus interactifs. De quoi s’agit-il ? Lors du visionnage du film, le spectateur prend le contrôle de l’histoire avec des choix qui influent sur le scénario. Cela, au travers de questions qui lui seront posées au fil de l’histoire et qui auront une influence sur son déroulement. Voulez-vous aller à gauche ou à droite ? Voulez-vous ouvrir la porte ou passer votre chemin ? Des petits détails qui peuvent être d’une importance capitale.

Netflix lance dans un premier temps le contenu interactif pour les jeunes, avec en juin 2017 L’épopée du Chat Potté : Prisonnier d’un Conte. Dans cette histoire originale dérivée de l’univers de Shrek, les enfants sont maîtres du déroulement de l’histoire. A l’aide de la télécommande, ils se retrouvent dans la peau du chat potté et peuvent découvrir plusieurs circuits interactifs selon leur choix, parmi 13 aventures différentes. 

Netflix lance ensuite en juillet 2017 la comédie en stop motion Buddy Thunderstruck dans laquelle les enfants suivent les aventures d’un chien-pilote de camion de course. Netflix poursuit l’expérience avec en mars 2018 la sortie de Stretch Armstrong : L’évasion, un dessin animé super-héroïque pour enfants. 

Jusque là cette nouvelle expérience de visionnage passe relativement sous silence. Il faudra attendre novembre 2018 pour que les contenus interactifs commencent à décoller avec la diffusion de Minecraft : mode histoire. Basé sur le célèbre jeu vidéo Minecraft, cela permet de mettre l’interaction sur le devant de la scène grâce à une large base de fans dans le monde. 

C’est réellement le 28 décembre 2018 que le genre de l’interaction décolle avec un épisode interactif spécial de la série Black Mirror, Bandersnatch. Au début, les choix sont plutôt simples : choisir entre deux marques de céréales ou encore quelle K7 de musique le personnage mettra dans son walkman. Puis, petit à petit, les choix se font de plus en plus difficiles. A en croire les commentaires plus que positifs sur les réseaux sociaux, l’épisode a fait sensation auprès du public. 

En mars 2019, Netflix poursuit le lancement de l’interaction avec une série interactive pour adulte : You vs. Wild avec Bear Grylls. Au fil des épisodes, le spectateur doit prendre des décisions pour aider Bear Grylls, célèbre expert en survie, à surmonter les différentes épreuves auxquelles il est confronté dans la nature. 

Depuis 2020, Netflix est revenu sur la cible des plus jeunes avec deux nouveaux contenus interactifs. D’abord, en janvier 2020, avec L’aventure interactive de Capitaine Superslip, super-héros déluré qui ne porte pour costume qu’un slip et une cape. Puis en mars 2020 avec le film d’animation Carmen Sandiego : Mission de haut vol, dans lequel il faut aider Carmen à sauver Ivy et Zack, kidnappés par V.I.L.E. lors d’un cambriolage à Shanghai.

Aujourd’hui, c’est donc huit contenus interactifs que l’on peut voir sur Netflix. Quelles seront les prochaines propositions ? Netflix poursuivra t-il dans le contenu pour enfant ou s’orientera- t-il  plus vers les adultes ?

Les jeux vidéos immersifs

Il n’y a pas que dans les films et les séries que nous retrouvons de l’immersion, en effet depuis près de 15 ans les entreprises de jeux vidéo ont elles aussi intégré l’interaction et l’immersion dans leurs programmes. 

Que ce soit dans la création d’accessoires de console de jeux ou dans la réalisation de gameplay, les jeux interactifs et immersifs sont un véritable succès auprès des utilisateurs. Depuis près de vingt ans, les sociétés cherchent à créer des accessoires permettant d’interagir avec l’espace de jeux et le gameplay, de la EyeToy de Sony en 2003 à la Kinect de Microsoft en 2010 les ventes de ces périphériques de console ont toujours explosé. Depuis son lancement, les kinects se sont écoulés à plus de 19 millions de ventes. 

Toujours en recherche d’innovation, de nouvelles entreprises cherchent à proposer de nouveaux projets afin de pouvoir aller toujours plus loin dans l’interaction avec le gameplay. Depuis 2016 l’Oculus Rift est le projet promettant la meilleure immersion dans un jeu vidéo. C’est comme si on y était ! En effet, ce casque de réalité virtuelle permet d’agrandir le champ de vision du joueur et d’augmenter l’immersion de ce dernier dans son jeu. 

Dans l’univers du jeu vidéo, ces accessoires sont toujours autant appréciés et les utilisateurs sont toujours au rendez-vous. Nous avons hâte de voir ce que l’innovation nous réserve ! 

Les accessoires ne sont pas les seules innovations immersives de ces dernières années. En effet, depuis quelque temps un nouveau type de jeux vidéo a vu le jour :

les jeux de vidéo à interaction, ce principe où l’histoire ne se fait qu’avec les décisions prises par le joueur font un réel succès. L’expérience de jeu est plus intense et réaliste. Des jeux comme Until Dawn ou Life is strange se sont écoulés respectivement à près de 17 472 ventes au Japon et 3 millions de ventes. De vrais succès lors de leurs sorties, ces jeux représentent encore aujourd’hui les plus grands succès des jeux vidéos narratifs et on aujourd’hui des suites qui elles aussi, sont de vrais cartons! Aujourd’hui ce style de gameplay est toujours autant apprécié du public et les entreprises continuent d’innover dans le secteur du jeu vidéo.

L’avenir et l’intérêt de l’interactivité

Cette façon de procéder est longue et complexe, car il faut anticiper plusieurs scénarios au lieu d’un seul, mais possède également d’importants avantages. Les choix dictés par le téléspectateur à sa série ou son jeu vidéo sont révélateurs de sa personnalité et de ses préférences. Il s’agit ici d’autant d’indicateurs quant à sa façon de consommer ou ses goûts. Impliquer le spectateur dans l’évolution de sa série, de son film ou de son jeu est aussi la garantie pour les sociétés de distributions de pouvoir le fidéliser. 

Alors que l’interactivité est une solution en plein essor pour ces sociétés, comment ne pas imaginer sa transposition à une communication d’entreprise ? Celle-ci est fortement freinée par les frais trop importants qu’elle engendre mais plusieurs innovations sont tout de même à constater.

Une marque suédoise de shampoing a par exemple proposé en 2015, une interaction avec le métro. Alors que le panneau publicitaire ne véhicule aucun message promotionnel, cette publicité continue de faire parler plus de 5 ans après sa sortie. Cette campagne était simplement illustrée par une mannequin dont les cheveux volaient au vent, comme soulevés par l’arrivée du métro. Ce simple effet rendu possible par les capteurs positionnés dans l’encart publicitaire a permis à cette marque de développer sa notoriété au niveau national mais aussi international par une simple publicité dans le métro, dénuée de message publicitaire. 

De la même façon McDo a proposé une publicité sous forme de puzzle à reconstituer au sein d’un panneau publicitaire digital. Lego a également réalisé une publicité en ville où la tête du passant était remplacée par une tête Lego singeant les expressions du passant. 

L’interactivité en matière de publicité existe maintenant depuis des années. Il faut simplement en définir les limites. Pour renforcer le positionnement publicitaire et sa précision, une startup Suisse propose par exemple des panneaux publicitaires “intelligents” avec des caméras d’analyse intégrées, capables d’adapter la publicité pour chaque passant. Une analyse de ses vêtements pourra par exemple lui permettre de proposer des magasins similaires. Si la caméra détecte une personne en train d’attendre son vol, elle pourra alors lui proposer les magasins ou restaurants les plus proches. 

L’interactivité au sein de la communication, de la publicité commence donc à se développer. Cette évolution est simplifiée par les différentes innovations technologiques. Ce type de communication séduit de plus en plus. On peut, par exemple, citer l’une des dernières bande annonce Stars Wars où le spectateur se mettait dans la peau de l’héroïne du film en train de piloter son « speeder ». Ce mode de communication séduit donc les publicitaires comme les spectateurs. Il convient, cependant, de faire attention aux dérives engendrées par ce type de communication. 

Facebook, par exemple, souhaite utiliser les caméras de nos téléphones pour avoir accès à nos réactions, nos émotions devant les publicités proposées afin de pouvoir les adapter à nos goûts personnels. La RATP a, quant à elle, récemment été attaquée en justice lors de l’installation de ses derniers panneaux publicitaires, par une association de consommateurs. En effet, ceux-ci étaient équipés de capteurs qui permettaient à la RATP de collecter des données importantes. L’agence publique pouvait grâce à ce système connaître les réactions des passants face à la publicité diffusée, le temps passé devant, quelle partie de l’écran était majoritairement consultée … voire envoyer des SMS promotionnels, par Bluetooth sur les téléphones des passants. Attaquée, la RATP a donc dû se justifier et démontrer la nature “non-intrusive” de ses publicités mais a tout de même affirmé vouloir généraliser ces panneaux.

En plein essor, la publicité interactive suscite donc de nouvelles problématiques. A des fins informatives, cette communication offre de nombreux avantages. La filiale néo-zélandaise du cabinet Deloitte l’a par exemple brillamment illustré en se servant d’une vidéo à choix multiples comme processus de recrutement. Exemple : vous renversez du café sur la veste de votre supérieur. Que faites-vous ? Soit vous lui expliquez la situation, soit au contraire vous vous éclipsez ni vu, ni connu. 

L’objectif est donc de connaître l’intérêt d’une telle communication. Ici son utilisation s’avère pertinente pour commencer à connaître les habitudes ou le comportement d’un potentiel collaborateur. Seulement de nombreuses dérives peuvent aussi apparaître à travers cette solution, telles que la collecte des données, l’intrusion publicitaire ou le non-respect de la vie privée. L’interactivité offre donc de nouvelles perspectives intéressantes mais également d’inquiétantes dérives.

Sources

Cet article a été écrit par Guillaume Gelot, Anna Le Polodec, Sophie Bouan et Océane Hamard.

Le newsjacking ou l’art de surfer sur l’actualité avec dérision

As-tu déjà entendu parler du #newsjacking ? 🧐  Tu sais, cette façon pour une marque de te faire marrer tout en t’incitant à acheter ? 

Chaîne de fastfood, marque de sous-vêtement ou même gouvernements utilisent cette stratégie pour faire passer un message. Le newsjacking est tout simplement une méthode qui a pour but de s’emparer d’un fait d’actualité, d’un événement ou encore d’un buzz existant pour le détourner à son avantage. 

Si tu es curieux d’en savoir un peu plus, feel free to continuer ta lecture 🤓  (oui oui, on fait un peu de franglais façon @yugnat999 à l’ESG)

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Comme tu le sais, ces dernières années ont plutôt été riches en actualités… Des scandales sur la data compromettant Facebook, en passant par les mouvements féministes, ou encore la désormais célèbre crise du COVID-19. Une vraie opportunité pour les marques de surfer sur l’actualité pour alimenter et renforcer leur image. 

“BE LAZY, SAVE LIVES” 🇩🇪

ou “sois paresseux, sauve des vies” pour les plus anglophones d’entre nous. 

C’est le titre de la dernière campagne du gouvernement Allemand pour sensibiliser les jeunes à accomplir leur devoir patriotique dans la guerre contre le coronavirus. Ce clip vidéo ironique met en scène un ancien combattant qui se souvient de ce temps de guerre où il suffisait de rester simplement à la maison pour sauver la population.

C’est avec tact et dérision que le gouvernement allemand, par cette vidéo, incite finalement les habitants à respecter les gestes barrières. Et c’est très bien joué ! On se prête au jeu, on ne fuit pas cette annonce gouvernementale comme on pourrait le faire devant une campagne lambda.

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Maintenant, abordons un sujet qui fait débat : la sexualisation du corps de la femme sur les réseaux sociaux. Par exemple, Instagram a pour habitude de censurer, grâce à un algorithme, des photos de femmes jugées “trop dénudées ». Attention, un téton ! 😱 

C’est d’ailleurs à cause de cet algorithme que Mood Paris, une marque de lingerie et maillot de bain française a vu sa campagne censurée et supprimée des réseaux sociaux. Alors, pour répondre soigneusement, les fondatrices de la marque ont décidé de publier de nouveau cette campagne… en présentant des hommes cette fois-ci ! Un pied-de-nez aux réseaux sociaux qui, selon elles, “considèrent les photos d’un homme en caleçon plus décent”. Doublé du hashtag #abodyisabody, Mood Paris a su relever le défi de lancer une campagne de lingerie engagée, d’actualité, accompagnée d’une dose de second degré.

“ALWAYS SAFE, ALWAYS FUN” 🍆

Si je vous parle de Facebook et de Cambridge Analytica, ça vous rappelle quelque chose ? Pour rappel, en 2018, les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs Facebook avaient fuité. Données confiées et recueillies par Cambridge Analytica, société de publication stratégique combinant des outils d’exploration et d’analyse des données. Ces informations ont servi à influencer les intentions de vote en faveur d’hommes politiques qui avaient fait appel aux services de Cambridge Analytica.

Cependant, qui aurait cru qu’une marque comme Durex tirerait bon parti de ce bad buzz ?

Et oui, Durex a osé ! S’amuser de Facebook pour promouvoir sa marque. Le message ici ? Soyez toujours en sécurité avec Durex. Pas besoin de plus d’explications, vous avez bien compris le sens de la blague 😉

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TO CONCLUDE…

En somme, le newsjacking est un véritable outil marketing qui permet d’attirer l’attention du consommateur, le faire réagir. En utilisant cette stratégie, il faut bien savoir jouer la carte de l’humour pour éviter le fail. Il est également nécessaire de ne pas trop en faire, au risque que cela devienne lassant.

Alors si toi aussi, tu as envie de tester le newsjacking, voici nos conseils :

Avec tous ces ingrédients, tu auras l’opportunité de profiter d’un excellent outil de communication et d’un puissant levier pour ton marketing ! Well done 😁

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Sources

Cet article a été écrit par Alice Flamant, Cyrielle Bossé, Jeanne-Eloïse Guérin et Marion Plante.

Marques et réseaux sociaux, une collaboration à intérêts collectifs

La plupart des personnes voit en les Réseaux Sociaux un simple moyen de communication. Pour d’autres, ils se révèlent être un réel allié, un moyen d’influence sur les internautes.

Dans les faits, des marques telles que Gucci ou Ray Ban s’associent à ces plateformes numériques (Instagram, Facebook, Snapchat) dans l’intention de créer une expérience inédite et innovante auprès de leur clientèle. 

Tu veux en savoir plus ? Scroll vers le bas ! ⬇️

LE TOP 3 DES COLLAB’ de Ray Ban à Gucci 😎

Lorsque l’on s’appelle Gucci, lancer une nouvelle collection est quelque chose de quelconque. En revanche, imaginer et se réinventer est le défi de chaque marque dans ce nouveau monde numérique. Du coup, lorsque Gucci s’associe à Snapchat, c’est le digital qui est au service de la marque et de son lancement en s’essayant à la réalité augmentée. 

À cette occasion, Gucci a lancé son filtre Snapchat où vous aurez la possibilité d’essayer en réalité augmentée l’entièreté de cette nouvelle collection et même d’acheter ! Alors pour vous, Marion a décidé de jouer le jeu… 🎬

Plus intéressant encore, les réseaux sociaux ont un réel pouvoir d’influence auprès de leurs internautes. Ce qui font d’eux des prescripteurs capables de modifier les comportements d’achats. C’est pour cela qu’Instagram a co-créé en partenariat avec The Bradery “La Boutique de Noël by Instagram” 🛍 dans le but de soutenir les entreprises éthiques et de créer une expérience de shopping inédite. Vous y trouverez une proposition diverses et variées de marques éthiques, de la cosmétique au prêt à porter !

https://thebradery.com/en/pages/la-boutique-de-noel

À l’inverse, Facebook a su démontrer qu’il était possible de lancer un produit physique même lorsqu’on est un service 100% digital. En effet, ce 16 septembre 2020, Ray Ban et Facebook ont dévoilé l’innovante et première paire de lunettes intelligentes grand public qui verront le jour durant l’année 2021. Nous en savons encore peu sur leurs fonctionnalités, la seule chose est qu’elles nous permettront d’être davantage connectés avec nos proches.

Vous l’aurez compris, au quotidien, vos réseaux sociaux préférés se réinventent et ne cessent de créer du contenu notamment grâce à la collaboration avec les marques les plus connues. C’est dans ce principe d’échange de visibilité, d’innovation et de co-création qu’ils maintiennent votre attention.

DES INTÉRÊTS COMMUNS ? 🤝

Ces dernières années, les réseaux sociaux ont pris une place importante dans la communication digitale et se sont largement répandus dans les foyers. Chaque jour Facebook compte même jusqu’à 1,4 milliard d’utilisateurs actifs.

LES RÉSEAUX SOCIAUX DÉVELOPPENT LA NOTORIÉTÉ 💬

Ils boostent la notoriété des marques et permettent de développer son image de marque tout en instaurant une relation de proximité avec ses clients et partenaires. 

Les entreprises peuvent communiquer sur leurs actualités et leurs produits, mais aussi tisser un lien avec leurs socionautes en provoquant l’échange et en dynamisant leur prise de parole. Ainsi, elles font participer les clients. Cela leur permet d’obtenir leurs recommandations et de recueillir leurs avis. Ce sont autant d’actions qui permettent aux marques d’adopter un discours plus humain et surtout de favoriser l’interactivité.

De plus, certaines de ces interactions se font directement sur la plateforme et encouragent les utilisateurs à rester sur le réseau. Likes, commentaires et  partages sont autant de KPI’s qui permettent de mesurer la notoriété et la popularité d’une marque sur les réseaux sociaux.

GÉNÉRER DU TRAFIC SUR VOTRE SITE INTERNET 🚀

Les réseaux sociaux sont une opportunité supplémentaire qui permettent aux entreprises de gagner en notoriété et de développer leur chiffre d’affaires. Pour arriver à ce résultat, il faut donner envie aux internautes de visiter son site internet. Le partage de contenus à valeur ajoutée sur les réseaux sociaux est primordial (comme les liens vers des articles de blogs, des liens web, jeux concours, annonces de nouveaux produits, de réductions…).

La page deviendra ainsi un territoire d’expression pour fédérer sa communauté autour de valeurs, de produits… Et en multipliant le nombre de liens qui renvoient vers le site, la visibilité de celui-ci va s’accroître.

RÉSEAUX SOCIAUX, UN IMPACT MAJEUR SUR LE E-COMMERCE 🤝

L’acte d’achat s’est, quant à lui, aussi modifié avec l’ascension des réseaux sociaux. Pour le consommateur, les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans son processus d’achat. Il va lire les avis laissés par les clients, consulter les réponses des marques, regarder les tests produits effectués, être tenté par les campagnes publicitaires sponsorisées… 

Les codes ou coupons promotionnels se révèlent être une méthode efficace pour choyer et tracker le follower qui choisira soit de se déplacer en magasin soit sur le site pour profiter de l’offre. L’outil Google Analytics permettra de mesurer le trafic en provenance de Facebook d’avoir une visibilité sur l’expérience client.

L’ANALYSE SOCIAL ANALYTICS : INDISSOCIABLE D’UNE STRATÉGIE MARKETING GLOBALE 📲

Certaines données publiques comme le nombre de fans ou le nombre de likes sur les publications sont des indicateurs de notoriété qui permettent à une marque de se positionner sur le marché et se mesurer aux concurrents.

L’exploitation et l’analyse des données issues des réseaux sociaux vont permettre aux annonceurs de déterminer les contenus qui génèrent le plus de trafic, les produits qui plaisent le plus, afin d’en tenir compte pour les investissements futurs. Ainsi, les médias sociaux permettent de faire le test sur un échantillon de population et de connaître son niveau de satisfaction.

Vous l’aurez donc compris, les réseaux sociaux que ce soit Instagram, Facebook ou encore Snapchat sont de réelles opportunités pour les marques de toucher une cible plus jeune. Du fait de l’originalité des contenus, ils offrent la possibilité de communiquer avec leurs communautés d’une nouvelle façon, de montrer une image différente, loin des communications traditionnelles et ainsi étoffer leur notoriété.

Sources

Cet article a été écrit par Alice Flamant, Cyrielle Bossé, Jeanne-Eloïse Guérin et Marion Plante.

La publicité ciblée : un atout pour les entreprises ou un problème d’éthique et de transparence pour les consommateurs ?

Des pubs, des pubs et encore des pubs… nous sommes confrontés à la publicité au quotidien que ce soit à la radio, à la télévision ou encore sur les affichages publics. Saviez-vous que nous voyons en moyenne 3 000 publicités par jour ? Oui, 3000…

La publicité est née grâce à Emile de Girardin. Ce journaliste et homme politique français publie les premières annonces commerciales dans son journal “la presse”, le 16 juin 1836.

Son objectif ? Créer un journal bon marché afin de multiplier le nombre de lecteurs, dans un contexte où le coût de l’abonnement était souvent élevé. En réduisant de moitié le prix de l’abonnement pour multiplier les souscripteurs, il va naturellement augmenter le nombre d’insertion publicitaire dans son journal. Une révolution à cette époque.

Aujourd’hui, l’objectif de la publicité est d’attirer l’attention du consommateur sur un produit ou une marque afin de l’influencer à acheter et consommer le produit. La publicité a également pour but de créer un besoin au client, un besoin nouveau. Mais elle tend désormais à évoluer vers une publicité ciblée. C’est donc ce que nous allons évoquer tout au long de cet article.

Présentation de la publicité ciblée

Le concept de la publicité ciblée réside dans le fait de collecter des données personnelles à travers les activités et les habitudes en ligne des usagers. De la lecture de votre journal du matin, à vos choix de vêtements sur des sites en ligne, vos faits et gestes sur internet sont analysés et exploités. En récoltant ces informations, il est plus facile de proposer des publicités qui ciblent les bons individus en fonction de leurs besoins ou de leurs attentes.

Cette notion de publicité ciblée a été introduite au fur et à mesure des années et suite à la constante évolution des technologies. L’utilisation des smartphones, ordinateurs ou encore des objets connectés comme les assistants vocaux, rend la pratique de la publicité ciblée d’autant plus simple. En effet, à travers ses jeux, applications et plateformes, il devient de plus en plus facile de tracer les données personnelles des individus et ainsi leur proposer des publicités adaptées et qui les intéressent.

Quand vous recherchez une petite robe noire ou un costume sur internet, ne voyez-vous pas ensuite de nombreuses publicités vous proposant des robes ou costumes ? C’est ce qu’on appelle la publicité ciblée.

Les entreprises récoltent les informations des utilisateurs grâce à différentes méthodes comme la géolocalisation. Aujourd’hui, presque la totalité de nos actions sont géolocalisées grâce aux données GPS contenues dans nos objets du quotidiens, smartphones, tablettes et mêmes dans nos aspirateurs, frigo et véhicules. Une autre méthode est celle des cookies, qui sont récoltés pour la plupart d’entre eux sur les sites marchands. Ces cookies permettent d’enregistrer de nombreuses informations sur le consommateur : Quels produits l’intéresse t-il ? Quels sont ses centres d’intérêt ? Sur quels sites va t-il le plus souvent ? Combien de temps y passe t-il ?

Une fois ces informations collectées, elles sont utilisées pour vous proposer des produits et services dont vous serez normalement intéressés, et envoyés à d’autres entreprises qui achètent ensuite des encarts publicitaires sur les sites que vous fréquentez.

Mais depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) en mai 2018, la publicité ciblée a causé de nombreux débats et problèmes concernant la sécurité en ligne. Des inquiétudes commencent à apparaître chez les utilisateurs concernant la protection de leur vie privée sur internet. D’après une étude réalisée par RSA en Europe et aux Etats-Unis sur 6000 personnes, seul 17% de la population étudiée serait favorable à la publicité ciblée. On peut donc se questionner sur les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et les consommateurs.

Les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et consommateurs

Enjeux pour les entreprises :

Le principal objectif de la personnalisation et du ciblage des messages publicitaires dans l’e-commerce est d’éviter qu’ils soient dilués parmi la grande quantité d’informations à laquelle est exposé le client aujourd’hui. Comment réussir la segmentation des messages dans le marketing en ligne ? En s’appuyant sur deux types de données :

  • Les informations collectées en temps réel (« données chaudes »), qui sont obtenues à travers les cookies, quand on fait une recherche sur internet.
  • Les informations historiques (« données froides »), centrées sur les bases de données de clients déjà enregistrées antérieurement.

La publicité ciblée (dite par centre d’intérêt) se développe massivement sur les supports mobiles au profit de l’ordinateur (1,6 milliards en 2015). Ceci s’explique par le fait que les smartphones deviennent un prolongement naturel et quotidien dans notre main, pour aller s’informer, se divertir et travailler en lien avec Internet. Les grands gagnants de cette démarche sont les moteurs de recherches (Google) ou encore les médias sociaux (Instagram & Facebook) en grande expansion.

Les réseaux sociaux, en plus d’être des plateformes de divertissement et d’information sont des mines d’or pour les entreprises cherchant à vendre leurs produits ou à les promouvoir via de la publicité ciblée. En effet, ces plateformes sont de grands vecteurs de trafic et sont donc essentielles dans une stratégie de marketing digital. Outre le fait que ces moyens paraissent “intrusifs” pour certains, ce business model a fait ses preuves par le fait que les clients apprécient trouver des produits qui leur correspondent grâce à des pubs “sur mesure”. De plus, les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de quantifier une campagne stratégique de marketing digital avec de nombreux outils.

La publicité ciblée par centre d’intérêt est en pleine croissance et elle offre de plus en plus de solutions et d’opportunités aux entreprises. Faire l’impasse de cette technique pénaliserait une entreprise par rapport à ces concurrents puisqu’elle offre de nombreux avantages.

La technique la plus utilisée dans ce système est le « Retargeting », qui consiste à cibler des individus ayant interagi avec un contenu en particulier, pour ensuite récupérer leur adresse e-mail et les fidéliser via des produits tiers. Le but est d’affiner la sélection de contacts cibles pour gagner en efficacité et en optimisation, le tout étant facturé au “coup par clic”.

En jouant sur les coûts, Internet, face aux autres médias (TV, radios, presse…) est bien plus rentable et accessible pour tous les acteurs voulant communiquer via de la publicité web. En jouant sur le “profilage” qui contraste avec le “Retargeting”, cette méthode à large spectre cible les personnes qui sont les plus susceptibles d’être intéressées par votre publicité et à moindre coût. C’est un avantage pour les grandes entreprises pouvant allouer de gros budgets à ce type de publicité, mais aussi et surtout un grand avantage pour les petites et moyennes entreprises pouvant elles aussi s’implanter sur ce secteur de marché et concurrencer les plus grands.

Enjeux pour les consommateurs :

La publicité ciblée permet aux consommateurs de bénéficier d’offres personnalisées selon leurs besoins, leurs envies et leurs centres d’intérêts. De plus, avec les nouvelles règles du RGPD les consommateurs peuvent plus facilement se renseigner sur ces méthodes, faire de la prévention et également choisir d’être à la lumière de ces publicités ou non grâce à des outils comme AdBlock ou le choix de son navigateur internet. C’est notamment le cas via la récente réglementation des cookies sur tous les sites internet ou l’utilisateur peut choisir ou non de partager ses données.

Cependant, si la publicité ciblée offre de nombreuses opportunités aux entreprises, elle rend une expérience inconfortable et intrusive aux consommateurs. En effet, les consommateurs ont l’impression d’être constamment observés à leur insu. Si les consommateurs sont envahis de pop-up publicitaires ils se sentent envahis et agressés, la publicité devient alors contre-productive pour l’entreprise et contraignante pour le consommateur. De plus, les entreprises, grâce aux cookies par exemple, ont accès aux historiques des consommateurs et c’est une chose que les consommateurs savent. C’est pourquoi, ils décident de se protéger en bloquant les publicités par l’utilisation de sites tels que Adblock.

Aujourd’hui, ces pratiques de digital marketing sont connues du grand public et permettent de donner une expérience client sur mesure sans contraindre l’utilisateur. Toutefois il existe encore des dérives et des questions qui restent en suspens sur l’utilisation des données personnelles et leur manipulation.

Dérives

En 2009 la CNIL a rendu un rapport sur les publicités ciblées. Une « dérive dangereuse » selon l’institution.

Depuis que Google a annoncé réaliser de la publicité ciblée pour chaque internaute, la CNIL a décidé de réagir.

Google a mené des tests afin de pouvoir y afficher des publicités en fonction des centres d’intérêts des utilisateurs. Une publicité appelée “comportementale” qui permet un nouveau type d’annonces ciblant les internautes via l’étude de leur historique de navigation.

La firme s’est voulue rassurante au sujet de l’épineuse question de la vie privée de ses internautes, mais la CNIL a tenu à rappeler dans un communiqué visible sur son site qu’il fallait prendre garde à un risque de marchandisation des profils individuels entre les fournisseurs de contenus et les annonceurs.

La commission explique qu’elle doute que les services de Google puissent retirer les données personnelles d’un internaute dans la mesure où il n’utiliserait plus l’outil. C’est donc dans cette optique que la CNIL encourage au développement de technologies permettant aux personnes de s’affranchir du profilage commercial .

Nos habitudes de consommation sont suivies. L’avantage incontestable de ce type de publicité est justement qu’elle s’intègre dans la vie quotidienne et devient donc imperceptible. La publicité suivra chaque mouvement des consommateurs et perturbera définitivement leur vie. Ces données sont à priori utilisées uniquement pour ajuster au mieux les informations de l’entreprise aux consommateurs, mais ils bénéficient également d’éventuels nouveaux achats. Cependant la frontière est fine entre la vie publique et la vie privée et mettre ces publicités dans nos objets du quotidien peut poser grandement problème.

La prolifération des objets connectés dans la maison représente un espace en or pour une meilleure compréhension des consommateurs. Au fur et mesure que les familles se connectent, elles offrent de nombreuses opportunités aux marques de proposer des publicités ou des services ciblés.

Exemple: Un robot aspirateur cartographiera votre maison et connaîtra ainsi ses dimensions précises. Les marques comme IKEA pourraient ainsi être intéressées par ce type d’information pour proposer par la suite des meubles parfaitement adaptés.

Objets connectés : derrière l’accessoire, de très convoitées données personnelles…

Pour leurs utilisateurs, les objets connectés s’apparentent à de simples gadgets. Mais pour les fabricants, ils sont bien plus que ça. Le poids enregistré par une balance connectée ou les requêtes dictées à un assistant vocal en disent long sur une personne.

Une fois récoltées, ces données permettent, au travers de la publicité ciblée, de susciter des envies d’achat.

Qu’il s’agisse d’Apple, de Samsung ou d’Amazon, les géants de la technologies nient toute exploitation commerciale des données personnelles dites de « bien-être ». Mais les scandales à répétition permettent d’en douter. Et même sans cela, les habitudes de millions d’utilisateurs permettent de tirer des conclusions sur les tendances du moment.

D’autres vont plus loin. Récemment, Amazon a dévoilé « Halo », un bracelet connecté aux fonctionnalités innovantes et perturbantes. Notamment, l’analyse de la masse graisseuse de son porteur, ainsi qu’une capacité à deviner ses émotions grâce à un capteur qui analyse le ton de sa voix.

Sur Internet, votre vie privée est comme un livre ouvert. Nous prêtons attention au clics, aux historiques de navigation, puis vous enverrons des publicités ciblées basées sur vos données personnelles.

Avez-vous réservé votre vol pour Rome via une agence de voyage en ligne? Ne soyez pas surpris si les publicités d’hôtels vous poursuivent sur le Web pendant des semaines.

Jusque là ce n’est pas bien grave, mais par contre, lorsque nous nous faisons bombarder de publicités à propos d’une recherche qu’on aurait fait sur notre santé, ça devient plus grave car la santé est une donnée sensible qui ne doit pas faire l’objet de publications ciblées !

Malgré tout ce que que nous venons de voir ci dessus qui est relativement inquiétant pour la vie privée des consommateurs, la publicité ciblée devient de plus en plus acceptable aux yeux des internautes. L’inquiétude laisse place petit à petit à l’acceptation. En effet, l’idée d’une publicité pouvant aider à mieux consommer, de proposer une publicité différente à chaque internaute et de ne pas l’étouffer finit par être tolérée.

Sources

Cet article a été écrit par Jules Guirois, Romane Fouillen, Arthur Besnehard, Marie-Sophie Serradilla et Paul Gayet.

Les nouvelles méthodes de promotions pour séduire et renforcer la fidélité du public

Comment, à travers le buzz marketing, les marques promeuvent-elles leurs produits et services dans le but de renforcer la fidélité et de séduire le public ?

À l’ère du digitale et des nouvelles méthodes de consommation du public, les marques ont l’obligation de créer un contenu toujours plus inattendu. L’importance de la fidélisation et de la satisfaction du client est au coeur de toutes stratégies de communication. Pour cela, on remarque de plus en plus l’utilisation du “buzz marketing” qui attire l’attention de façon originale. Les marques sont conscientes qu’elles doivent créer une communauté afin que ce même public puisse en convertir d’autres. La notion de fédération du consommateur donne un rôle majeur à celui-ci. Il se sent inclus à travers les valeurs, l’histoire, les traditions ou encore les codes que véhiculent la marque.

Les actions de buzz marketing se font de plus en plus originales, spectaculaires et mémorables. Et ce, afin que leurs marques s’inscrivent de façon permanente dans l’esprit des consommateurs.
Ces actions suivent une évolution sociétale, une évolution comportementale des consommateurs ainsi qu’une évolution des nouvelles méthodes de marketing, dit marketing 2.0.

Afin de renforcer la fidélité du public, les actions de buzz marketing sont de plus en plus marquantes et s’appuient sur une communication innovante. La fidélité d’un client se traduit par une répétition d’achat de produits ou services et reflète sa préférence par rapport à la concurrence.

Comment entretenir sa communauté ?

Tout d’abord, on observe une volonté expérientielle interactive. Ce qui amène le consommateur à être “ consom’acteur ” : cette notion est caractéristique de notre époque. Ces nouveaux comportements de consommation se créent grâce au Web 2.0 qui fait circuler les informations beaucoup plus rapidement. De ce fait, la “consom’action” a largement contribué au besoin de devenir un acteur du changement.

Créer une relation durable qui engendrera de nombreux effets positifs pour la marque devient également important. Adopté un marketing relationnel garantie une relation durable et à long terme. Elle consolide la fidélité des clients et propose un contenu. Mais également une communication qui ne se limitent plus à des messages purement promotionnels dans les boîtes mails. En effet, cette masse d’information envahit le consommateur. Au delà de l’image de marque, il est essentiel d’intégrer l’individu dans une relation de proximité, de créer un certain lien avec sa communauté afin de faire vivre une expérience unique.

Cette fidélité entre dans un enjeux stratégique majeur à l’heure où le public est constamment démarché par une immensité de marque. Il est crucial d’entretenir l’engagement de ses clients. De nos jours, la concurrence est de plus en plus présente. Il est alors nécessaire de se démarquer auprès des consommateurs mais également important de proposer une expérience différente.

Zoom sur Disney

Dans le cadre de la sortie des films Aladdin (mai 2019) et Le Roi Lion (juillet 2019). Plus besoin de les présenter, Disney est une véritable religion qui a su s’implanter comme leader dans le monde du dessin-animé et cinématographique. Malgré tout, l’importance de perpétuer l’engagement du consommateur est au coeur de leurs stratégies de communication, notamment grâce au buzz marketing. L’opération de promotion de la sortie du film Aladdin, avec comme égérie Will Smith, s’apparente à une opération de street marketing.

L’envergure de cette manoeuvre est à la hauteur des espérances quant à la fanbase de Disney : surprenant, époustouflant, mémorable et inattendu. Voilà les maîtres-mots de Disney pour consolider, séduire et entretenir la fédération de leur communauté – voire leurs adeptes.

Zoom sur Netflix

La séduction du public est une des valeurs essentielles du marketing et par
extension, du buzz marketing. Pour illustrer nos propos, nous avons étudié les buzz marketing qui tournent autour de Netflix pour promouvoir ses séries à succès. Relativement jeune dans le milieu, Netflix connaît un succès époustouflant en moins de 10 ans. Arrivé en France en 2014, l’enthousiasme n’est pas sans attendre puisque Netflix est aujourd’hui le leader mondiale de streaming vidéo grâce à des créations originales, un concept qui met tout le monde d’accord et une relation de proximité unique avec sa communauté. Netflix s’est positionné comme le roi des réseaux sociaux. En effet, pour eux, créer un lien particulier avec ses clients est primordial ; ainsi, leurs actions promotionnelles en découlent.

Qui n’a pas entendu parlé de la série espagnole à succès, La Casa de papel ?

Aujourd’hui, lorsque nous parlons de “ La Casa de Papel ”, nombres savent de quoi nous voulons parler. En effet, la nouvelle série espagnole a su faire parler d’elle depuis sa sortie sur la grande plateforme de streaming.
Pour la série de braquage, Netflix a vu les choses en grand. Lors de leur promotion pour leur nouvelle saison, Netflix a, une nouvelle fois, su faire parler d’eux. Et cela en innovant et en surprenant dans leur campagne de communication avec un buzz d’une grande ampleur technique.

Pour être en accord avec leur série, la plateforme de streaming a pris part de différents médias en les hackant. C’est en juillet dernier que les fans de La Casa de Papel ont pu voir apparaître “le professeur”. Il parlait de “la resistencia” sur les écrans d’affichage de la gare de Lyon et de la gare du Nord à Paris. Mais ce n’est pas tout, Netflix aime voir les choses en grand, ils ne se sont alors pas arrêtés à ce buzz. Une fois les écrans de gare hackés, c’est au tour de la presse papier. C’est également en juillet que la une de différents journaux locaux (tels que le parisien, midi libre ou encore le courrier picard) publient une Une hackée par “la resistencia”, l’image de marque de La Casa de Papel .

Ces campagnes de communication ont marqué le grand public. Mais ce n’est pas sans compté sur Netflix pour s’arrêter sur ce buzz. Une de leur campagne a principalement étonné : le hackage du média de la télévision. Pourquoi vouloir passer de la publicité promouvant la série sur des chaînes de télévision ? Cela peut paraître étonnant de la part de Netflix, nous savons tous que la télé est l’ennemi principal de la plateforme de streaming. Mais bien évidemment, ce buzz était bel et bien réfléchi ; peu de temps après, Netflix et Canal + ont annoncé leur partenariat. Ce buzz, dit alors buzz marketing, n’était alors pas innocent de la part de Netflix. Avec ces buzz, Netflix a convaincu, séduit et étonné une fois de plus son public.

Dans la notion de “buzz marketing” pour promouvoir et séduire le public, les marques arrivent une nouvelle fois à nous étonner dans la forme et le fond. Les canaux utilisés et le contenu sont de plus en plus innovants, originaux et réfléchis.

Sources :

Cet article a été écrit par Emilie et Olivia

Rich media ou l’enrichissement publicitaire

La communication : un monde vaste, riche et rempli de potentiel en tout genre. Mais à moins d’y mettre le nez et de s’y intéresser un tant soit peu, cet univers reste flou et assez mal compris par la société. Communication digitale, interne, externe, événementielle, BtoB, BtoC ….. Autant de termes que de possibilités.
Dans cet article, nous nous intéresserons principalement à la communication digitale, et plus précisément à l’un des moyens employés dans cette catégorie : le rich media.

Avant d’aller plus loin, rappelons rapidement ce qu’est la communication digitale. La communication digitale c’est tout simplement de la communication via tous les supports numériques.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Source : Pixabay

Le rich media : quésaco ? 

Si je vous dis rich media, cela vous dit quelque chose ? Pour les petits chanceux qui auront la réponse, je vous félicite ! Pour les autres, pas d’inquiétude, ce terme est assez peu répandu malgré le fait que ce qu’il désigne est très souvent utilisé. Le rich media qualifie donc tous les contenus (vidéos, sons, animations, modules, jeux, tweets …) qui vont avoir une forte interactivité avec l’internaute.

Mais attention, toutes les publicités sur internet ne sont pas qualifiées de rich media. Pour être désigné en tant que tel, d’après l’ABC Netmarketing, le format publicitaire doit remplir l’une de ces trois conditions :

  • Utiliser du son ou une vidéo
  • Utiliser la technique d’affichage dynamique
  • Proposer une interaction à l’internaute (qui va au-delà du simple clic classique)

Le rich media ou média enrichi est donc une forme de communication digitale qui caractérise tout simplement les publicités que l’on voit sur les pages web que l’on consulte. Les entreprises peuvent utiliser 5 formes différentes de rich media :

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ces formes représentent les familles principales des possibilités du rich media. Dans chacune de ces familles, on retrouve plusieurs déclinaisons différentes.

Mais des images valent mieux que des paroles. Donc pour votre plus grand plaisir, voici une vidéo qui montre des exemples de mise en page de médias enrichis.

Les avantages du rich media

Dans notre société hyper connectée avec des générations de plus en plus digitalisées dès le plus jeune âge, il est devenu primordial de s’adapter. Les entreprises doivent alors trouver un moyen de toucher ces jeunes qui passent plus de 4h par jour sur leur smartphone. C’est là que le média enrichi entre en jeu.

L’utilisation des médias enrichis est généralement très bénéfique pour les entreprises qui les mettent en place. En effet, cette forme de publicité permet de marquer plus facilement les esprits des cibles. Le message est par ailleurs d’autant plus pertinent lorsque la marque utilise ce format.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ainsi, les objectifs de la marque envers les internautes sont remplis plus rapidement et de façon efficiente.

Objectifs remplis, plus de trafic, d’engagements et beaucoup d’avantages qui font rêver. Mais attention : l’utilisation des médias enrichis peut aussi être synonyme de désavantages.

Les inconvénients du rich media

  1. Premièrement, ce genre de publicité coûte très cher, ce n’est pas n’importe quelle entreprise qui peut se permettre de la réaliser. Elle requiert également une certaine maîtrise de différents outils de conception de la part de l’annonceur
  1. Le poids des fichiers utilisés dans ce genre de publicité interactive provoque des lenteurs de chargement au niveau des pages web…. Et on sait tous que si une page met plus de 4 secondes maximum à se charger, on la ferme sans attendre. En plus de devoir s’adapter à une société très connectée, les entreprises doivent aussi faire face à l’impatience des utilisateurs. De plus, qui dit taux de rebond, dit baisse du taux de transformation et en conséquence une baisse de la notoriété de votre entreprise. Les internautes ne sont pas tout le temps équipés des mêmes appareils que vous et il risque donc d’y avoir des problèmes de compatibilité entre votre publicité et leur téléphone ou ordinateur.
  1. Un autre point négatif que l’on pourrait trouver au rich media est son caractère intrusif.
    Avez-vous déjà ressenti un léger agacement en essayant de trouver une publicité, parmi vos vingt onglets ouverts, qui s’était lancée d’elle-même sans jamais réussir à la trouver ? Félicitations, vous avez expérimenté l’un des inconvénients du rich media.
    Apparition en plein milieu de la page, lancement automatique d’une musique ou d’une vidéo promotionnelle (avec le son à fond sinon où est le fun, me direz-vous), obligation de visionnage avant de pouvoir fermer la publicité (généralement de 5 secondes minimum pour certaines) ou plus communément appelé pop-up, voilà ce qui semble irriter les internautes.
  1. Ce genre de publicité est parfois associé à des virus et c’est pour cela qu’une partie des internautes s’en méfie.
    Afin de les éviter, des bloqueurs de pub tel que Ublock ou Adblock sécurisent les navigateurs des internautes. Et voilà un autre point négatif des rich media : il y a une probabilité pour que votre annonce ne parvienne jamais à votre cible à causes de ces bloqueurs.

En conclusion

Bien utiliser le média enrichi peut-être un vrai avantage concurrentiel d’autant plus que les moyens technologiques ne cessent d’évoluer.
Mais malgré cela les internautes le redoutent, le fuient, le bloquent, et s’en débarrassent dès qu’il est possible de le faire. Les entreprises, quant à elles, espèrent que la facture ne sera pas trop salée pour la conception de leur pub rich media.

Mais alors ce genre de publicité pourra-t-il perdurer dans notre société ? Une mise à jour drastique de ce format de publicité permettra-t-elle aux internautes de mieux apprécier le rich media ?

Le temps nous donnera la réponse… quelle soit bonne ou mauvaise !

Sources :

Cet article a été écrit par Maxendre Mazzocchi