La publicité interactive, un atout dans l’industrie publicitaire

La publicité interactive est un concept mis en place à la fin des années 90. Théorisé et décrit en détail notamment par le Journal de la publicité interactive (en anglais, the Journal of Interactive Advertising). Ce journal a été créé à l’automne 2000 aux Etats-Unis. Au départ, ce support revêtait une dimension officielle puisque c’était le Département de la publicité, des relations publiques et du commerce de détail de la Michigan State University qui l’éditait. Aujourd’hui, c’est l’American Academu of Advertising qui contrôle ce journal.

Les origines de la pub intéractive

Dès 2000 justement, à l’aube de la création de ce journal, les rédacteurs proposent une définition de la publicité interactive : « c’est la présentation et la promotion payées et non payées de produits, services et idées par un sponsor identifié par le biais de moyens de médiation impliquant une action réciproque entre consommateurs et producteurs » *

Un point commun semble concilier les supports dits interactifs: ils nécessitent une source électrique puisqu’ils demandent à l’utilisateur d’agir avec le contenu proposé, à l’aide d’outils (télécommande, stylet, …) ou de la voix, de la vue, du toucher etc. Ce mode opératoire peut se faire en physique. Par exemple en centre commercial, en salle d’exposition, en conférence mais il s’observe également et avant tout sur internet. L’ultra-connectabilité de notre environnement offre un espace remarquable pour se servir sans complexe de la publicité interactive. Nous sommes donc bien au-delà d’un support télévisuel ou audiovisuel. Il s’agit d’une étape supérieure s’articulant sur une dimension technologique grandissante, bien que la base, celle d’une industrie publicitaire sociétalement bien ancrée, soit essentielle à ce qui nous anime aujourd’hui.

Théoriquement, une pub interactive se doit de faire vendre un produit, au même titre qu’une pub dite « classique ». Cela signifie donc que le support théorique en place correspond globalement à celui utilisé par les publicitaires traditionnels. Nous savons que la publicité telle qu’elle a été utilisée ces dernières décennies est un concept qui globalement fonctionne bien. Il apparaît donc logique de considérer comme entendable le fait d’utiliser la publicité traditionnelle comme support efficace. En somme, l’interaction doit nous apporter, au-delà de l’efficacité, de l’efficience, c’est à dire le fait d’obtenir un résultat similaire voire supérieur, à moindre coût.

Ses avantages

L’avantage de la pub interactive, c’est de permettre une souplesse au niveau du contenu et sur la manière de diffuser ce contenu. En effet, une mauvaise coordination d’une pub « classique » peut s’avérer fâcheuse dans le temps. Grâce à l’interactivité d’une publicité, il est possible d’en moduler rapidement son fond et sa forme. De surcroît, la communication peut s’avérer meilleure et la nouveauté peut être mieux appréhendée. Il paraît sensé aux yeux d’un consommateur de considérer qu’un nouveau produit soit diffusé par un support moderne (voire nouveau lui aussi).

Un autre avantage se situe dans l’implication personnelle même du potentiel client. Le fait d’être impliqué dans la découverte d’une nouveauté peut paraître très séduisant. En outre, le principe d’y apporter derrière des contributions (remarques, commentaires, avis) rend le client acteur de sa propre consommation.

Enfin, un dernier atout semble essentiel à la bonne compréhension du principe d’interactivité. C’est que ce type de support présuppose derrière une forte interaction sociale entre le consommateur et le producteur (ou le fournisseur potentiel).

Ses inconvénients

Au niveau des inconvénients, deux paramètres sont à prendre en compte. Un premier paramètre, pragmatique s’il en est, concerne le coût et le temps de mise en place. Car si le produit présenté est inédit, original ou peu commun, il sera important de bien cibler son action. C’est important de bien saisir ce paradoxe puisqu’il s’agit justement de cibler une potentielle clientèle, en ciblant en amont son support. La difficulté peut se situer dans l’identification et l’analyse du produit que l’on souhaite présenter.

Un second désavantage, abstrait celui-ci, se place sur le plan de la représentation de l’objet ou du service concerné. Effectivement, il y a lieu de croire qu’un marché dit « créatif » sera valorisé par un support publicitaire lui-même créatif. En revanche, la marge de manœuvre est limité lorsque la créativité peut devenir une forme de bruit qui perturbe la pertinence des messages voulus vers les consommateurs, lorsque le marché présente un produit brut ou simple. Il s’agit éventuellement d’une prise de risque que de vouloir miser sur l’originalité et l’interactivité lorsqu’il s’agit de promouvoir quelque chose d’assez linéaire.

Pour conclure

La publicité interactive est un nouvel outil pour créer du contenu publicitaire. L’interaction, caractéristique propre à ce dispositif, permet aux consommateurs d’être acteur face à la publicité. Cela permet une meilleure attention et compréhension de la publicité. En effet, la publicité interactive donne des retours sur investissements plus que prometteurs. Elle montre également qu’elle sera de plus en plus présente au fils des années.

*« the paid and unpaid presentation and promotion of products, services and ideas by an identified sponsor through 1 mediated means involving mutual action between consumers and producers ».

Sources :

Cet article a été écrit par Adrien Laurent

Intelligence artificielle et domotique : on en parle

Frigo, volets, chauffage, balance… Sont autant d’objets du quotidien qui sont à présents régis par l’intelligence artificielle. Amélioration du quotidien ou envahissement ? Nous vous avons laissé la parole sur le sujet.

Mais, concrètement, qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Inventés par John McCarthy, ce sont des programmes informatiques intelligents et capables de raisonner pour ainsi réaliser et faciliter des tâches de la vie quotidienne. 

Que se soit pour la sécurité ou le bien-être, cette fonctionnalité est à présent appliquée à la domotique. Il s’agit en l’occurrence d’objets connectés capables de réagir à votre présence, d’anticiper vos besoins et de gérer l’énergie consommée en s’adaptant à vos habitudes.

Comment ça fonctionne ? 

Les capteurs vont détecter un phénomène physique dans l’environnement (chaleur, vent, humidité…) puis vont transmettre cette information à la partie commande. Ces capteurs peuvent être des caméras, des thermomètres, cellules photoélectriques…

Ces informations sont ensuite transmises à un système programmé par un opérateur qui fonctionne de manière autonome. Cette partie intelligente va alors donner l’ordre à l’actionneur de se mettre en marche. Ce dernier peut être : une lampe, une alarme, un moteur… 

Lors de ces trois phases, l’alimentation électrique va être très importante. En effet, les capteurs, le système programmé et les actionneurs sont tous reliés par câbles ou réseaux (personnel, de bâtiment ou LPWAN). 

Aujourd’hui, l’Intelligence artificielle devient un vrai mode de vie pour la majorité des français qui ne peuvent plus se passer du confort qu’elle apporte au quotidien. À l’avenir, les maisons pourraient bien devenir des Maisons Intelligentes. Ces dernières sont des habitations construites entièrement sur le fondement de programmations informatiques et l’automatisation de plusieurs options. Le point positif ? Elles dépensent moins d’énergie et réalisent les tâches barbantes du quotidien.

Comment ?

Grâce à des innovations telles que : 

  • le frigo smart : qui commande sur internet les produits manquants grâce à des puces. 
  • le miroir intelligent : qui en vous apercevant vous dévoilera le programme de la journée ou encore la météo du jour. 
  • la fenêtre intelligente : qui s’auto-nettoiera. 

Le tout, contrôlé depuis votre smartphone dernier cri. 

Ces technologies sont nouvelles et leurs limites sont constamment repoussées. Comme cités plus haut, les avantages sont nombreux, mais il existe également des inconvénients : 

  • Le prix : beaucoup d’objets connectés sont aujourd’hui vendus à des prix abordables. Cependant, plus l’utilisateur souhaite avoir d’option plus les prix vont grimper. 
  • Des normes industrielles qui ne sont pas généralisées : les objets connectés ont leur propre moyens de communication. Afin que les informations puissent circuler, il est donc nécessaire d’acheter des outils utilisant les mêmes protocoles. 
  • La fiabilité fait parfois défaut : tout ce système dépend de la connexion internet et donc de son fonctionnement. Ainsi si internet cesse de fonctionner, certains objets connectés aussi. 

Amélioration du quotidien ou envahissement ? La question est donc dominante et la réponse dépend bien souvent de l’utilisation individuelle de chacun et la confiance accordée à ces objets. Cependant, il devient nécessaire de rester attentif, car en effet, entre dépendance, collectes de données personnelles et santé, l’omniprésence des objets connectés est-elle vraiment bénéfique pour les consommateurs ?

Sources :

Cet article a été écrit par Charlotte Hervieu

Le textile est l’objet connecté de l’avenir


La première veste connectée issue du partenariat entre Google et Levi’s voit le jour. Les secteurs de la mode et du développement logiciel se rencontrent pour construire demain.

Le vêtement connecté by Google. Imaginez : un nouveau type de fibre vous propose toutes les fonctionnalités de votre smartphone à même le corps. C’est la promesse formulée par le géant de Mountain View avec son projet Jacquard dès 2015. Répondre à un appel d’une simple pression sur la manche est aujourd’hui une réalité. En partenariat avec Levi’s, la Commuter Trucker Jacket fait tomber les barrières entre le développement logiciel et la mode.

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