Marques et réseaux sociaux, une collaboration à intérêts collectifs

La plupart des personnes voit en les Réseaux Sociaux un simple moyen de communication. Pour d’autres, ils se révèlent être un réel allié, un moyen d’influence sur les internautes.

Dans les faits, des marques telles que Gucci ou Ray Ban s’associent à ces plateformes numériques (Instagram, Facebook, Snapchat) dans l’intention de créer une expérience inédite et innovante auprès de leur clientèle. 

Tu veux en savoir plus ? Scroll vers le bas ! ⬇️

LE TOP 3 DES COLLAB’ de Ray Ban à Gucci 😎

Lorsque l’on s’appelle Gucci, lancer une nouvelle collection est quelque chose de quelconque. En revanche, imaginer et se réinventer est le défi de chaque marque dans ce nouveau monde numérique. Du coup, lorsque Gucci s’associe à Snapchat, c’est le digital qui est au service de la marque et de son lancement en s’essayant à la réalité augmentée. 

À cette occasion, Gucci a lancé son filtre Snapchat où vous aurez la possibilité d’essayer en réalité augmentée l’entièreté de cette nouvelle collection et même d’acheter ! Alors pour vous, Marion a décidé de jouer le jeu… 🎬

Plus intéressant encore, les réseaux sociaux ont un réel pouvoir d’influence auprès de leurs internautes. Ce qui font d’eux des prescripteurs capables de modifier les comportements d’achats. C’est pour cela qu’Instagram a co-créé en partenariat avec The Bradery “La Boutique de Noël by Instagram” 🛍 dans le but de soutenir les entreprises éthiques et de créer une expérience de shopping inédite. Vous y trouverez une proposition diverses et variées de marques éthiques, de la cosmétique au prêt à porter !

https://thebradery.com/en/pages/la-boutique-de-noel

À l’inverse, Facebook a su démontrer qu’il était possible de lancer un produit physique même lorsqu’on est un service 100% digital. En effet, ce 16 septembre 2020, Ray Ban et Facebook ont dévoilé l’innovante et première paire de lunettes intelligentes grand public qui verront le jour durant l’année 2021. Nous en savons encore peu sur leurs fonctionnalités, la seule chose est qu’elles nous permettront d’être davantage connectés avec nos proches.

Vous l’aurez compris, au quotidien, vos réseaux sociaux préférés se réinventent et ne cessent de créer du contenu notamment grâce à la collaboration avec les marques les plus connues. C’est dans ce principe d’échange de visibilité, d’innovation et de co-création qu’ils maintiennent votre attention.

DES INTÉRÊTS COMMUNS ? 🤝

Ces dernières années, les réseaux sociaux ont pris une place importante dans la communication digitale et se sont largement répandus dans les foyers. Chaque jour Facebook compte même jusqu’à 1,4 milliard d’utilisateurs actifs.

LES RÉSEAUX SOCIAUX DÉVELOPPENT LA NOTORIÉTÉ 💬

Ils boostent la notoriété des marques et permettent de développer son image de marque tout en instaurant une relation de proximité avec ses clients et partenaires. 

Les entreprises peuvent communiquer sur leurs actualités et leurs produits, mais aussi tisser un lien avec leurs socionautes en provoquant l’échange et en dynamisant leur prise de parole. Ainsi, elles font participer les clients. Cela leur permet d’obtenir leurs recommandations et de recueillir leurs avis. Ce sont autant d’actions qui permettent aux marques d’adopter un discours plus humain et surtout de favoriser l’interactivité.

De plus, certaines de ces interactions se font directement sur la plateforme et encouragent les utilisateurs à rester sur le réseau. Likes, commentaires et  partages sont autant de KPI’s qui permettent de mesurer la notoriété et la popularité d’une marque sur les réseaux sociaux.

GÉNÉRER DU TRAFIC SUR VOTRE SITE INTERNET 🚀

Les réseaux sociaux sont une opportunité supplémentaire qui permettent aux entreprises de gagner en notoriété et de développer leur chiffre d’affaires. Pour arriver à ce résultat, il faut donner envie aux internautes de visiter son site internet. Le partage de contenus à valeur ajoutée sur les réseaux sociaux est primordial (comme les liens vers des articles de blogs, des liens web, jeux concours, annonces de nouveaux produits, de réductions…).

La page deviendra ainsi un territoire d’expression pour fédérer sa communauté autour de valeurs, de produits… Et en multipliant le nombre de liens qui renvoient vers le site, la visibilité de celui-ci va s’accroître.

RÉSEAUX SOCIAUX, UN IMPACT MAJEUR SUR LE E-COMMERCE 🤝

L’acte d’achat s’est, quant à lui, aussi modifié avec l’ascension des réseaux sociaux. Pour le consommateur, les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans son processus d’achat. Il va lire les avis laissés par les clients, consulter les réponses des marques, regarder les tests produits effectués, être tenté par les campagnes publicitaires sponsorisées… 

Les codes ou coupons promotionnels se révèlent être une méthode efficace pour choyer et tracker le follower qui choisira soit de se déplacer en magasin soit sur le site pour profiter de l’offre. L’outil Google Analytics permettra de mesurer le trafic en provenance de Facebook d’avoir une visibilité sur l’expérience client.

L’ANALYSE SOCIAL ANALYTICS : INDISSOCIABLE D’UNE STRATÉGIE MARKETING GLOBALE 📲

Certaines données publiques comme le nombre de fans ou le nombre de likes sur les publications sont des indicateurs de notoriété qui permettent à une marque de se positionner sur le marché et se mesurer aux concurrents.

L’exploitation et l’analyse des données issues des réseaux sociaux vont permettre aux annonceurs de déterminer les contenus qui génèrent le plus de trafic, les produits qui plaisent le plus, afin d’en tenir compte pour les investissements futurs. Ainsi, les médias sociaux permettent de faire le test sur un échantillon de population et de connaître son niveau de satisfaction.

Vous l’aurez donc compris, les réseaux sociaux que ce soit Instagram, Facebook ou encore Snapchat sont de réelles opportunités pour les marques de toucher une cible plus jeune. Du fait de l’originalité des contenus, ils offrent la possibilité de communiquer avec leurs communautés d’une nouvelle façon, de montrer une image différente, loin des communications traditionnelles et ainsi étoffer leur notoriété.

Sources

Cet article a été écrit par Alice Flamant, Cyrielle Bossé, Jeanne-Eloïse Guérin et Marion Plante.

La publicité ciblée : un atout pour les entreprises ou un problème d’éthique et de transparence pour les consommateurs ?

Des pubs, des pubs et encore des pubs… nous sommes confrontés à la publicité au quotidien que ce soit à la radio, à la télévision ou encore sur les affichages publics. Saviez-vous que nous voyons en moyenne 3 000 publicités par jour ? Oui, 3000…

La publicité est née grâce à Emile de Girardin. Ce journaliste et homme politique français publie les premières annonces commerciales dans son journal “la presse”, le 16 juin 1836.

Son objectif ? Créer un journal bon marché afin de multiplier le nombre de lecteurs, dans un contexte où le coût de l’abonnement était souvent élevé. En réduisant de moitié le prix de l’abonnement pour multiplier les souscripteurs, il va naturellement augmenter le nombre d’insertion publicitaire dans son journal. Une révolution à cette époque.

Aujourd’hui, l’objectif de la publicité est d’attirer l’attention du consommateur sur un produit ou une marque afin de l’influencer à acheter et consommer le produit. La publicité a également pour but de créer un besoin au client, un besoin nouveau. Mais elle tend désormais à évoluer vers une publicité ciblée. C’est donc ce que nous allons évoquer tout au long de cet article.

Présentation de la publicité ciblée

Le concept de la publicité ciblée réside dans le fait de collecter des données personnelles à travers les activités et les habitudes en ligne des usagers. De la lecture de votre journal du matin, à vos choix de vêtements sur des sites en ligne, vos faits et gestes sur internet sont analysés et exploités. En récoltant ces informations, il est plus facile de proposer des publicités qui ciblent les bons individus en fonction de leurs besoins ou de leurs attentes.

Cette notion de publicité ciblée a été introduite au fur et à mesure des années et suite à la constante évolution des technologies. L’utilisation des smartphones, ordinateurs ou encore des objets connectés comme les assistants vocaux, rend la pratique de la publicité ciblée d’autant plus simple. En effet, à travers ses jeux, applications et plateformes, il devient de plus en plus facile de tracer les données personnelles des individus et ainsi leur proposer des publicités adaptées et qui les intéressent.

Quand vous recherchez une petite robe noire ou un costume sur internet, ne voyez-vous pas ensuite de nombreuses publicités vous proposant des robes ou costumes ? C’est ce qu’on appelle la publicité ciblée.

Les entreprises récoltent les informations des utilisateurs grâce à différentes méthodes comme la géolocalisation. Aujourd’hui, presque la totalité de nos actions sont géolocalisées grâce aux données GPS contenues dans nos objets du quotidiens, smartphones, tablettes et mêmes dans nos aspirateurs, frigo et véhicules. Une autre méthode est celle des cookies, qui sont récoltés pour la plupart d’entre eux sur les sites marchands. Ces cookies permettent d’enregistrer de nombreuses informations sur le consommateur : Quels produits l’intéresse t-il ? Quels sont ses centres d’intérêt ? Sur quels sites va t-il le plus souvent ? Combien de temps y passe t-il ?

Une fois ces informations collectées, elles sont utilisées pour vous proposer des produits et services dont vous serez normalement intéressés, et envoyés à d’autres entreprises qui achètent ensuite des encarts publicitaires sur les sites que vous fréquentez.

Mais depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) en mai 2018, la publicité ciblée a causé de nombreux débats et problèmes concernant la sécurité en ligne. Des inquiétudes commencent à apparaître chez les utilisateurs concernant la protection de leur vie privée sur internet. D’après une étude réalisée par RSA en Europe et aux Etats-Unis sur 6000 personnes, seul 17% de la population étudiée serait favorable à la publicité ciblée. On peut donc se questionner sur les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et les consommateurs.

Les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et consommateurs

Enjeux pour les entreprises :

Le principal objectif de la personnalisation et du ciblage des messages publicitaires dans l’e-commerce est d’éviter qu’ils soient dilués parmi la grande quantité d’informations à laquelle est exposé le client aujourd’hui. Comment réussir la segmentation des messages dans le marketing en ligne ? En s’appuyant sur deux types de données :

  • Les informations collectées en temps réel (« données chaudes »), qui sont obtenues à travers les cookies, quand on fait une recherche sur internet.
  • Les informations historiques (« données froides »), centrées sur les bases de données de clients déjà enregistrées antérieurement.

La publicité ciblée (dite par centre d’intérêt) se développe massivement sur les supports mobiles au profit de l’ordinateur (1,6 milliards en 2015). Ceci s’explique par le fait que les smartphones deviennent un prolongement naturel et quotidien dans notre main, pour aller s’informer, se divertir et travailler en lien avec Internet. Les grands gagnants de cette démarche sont les moteurs de recherches (Google) ou encore les médias sociaux (Instagram & Facebook) en grande expansion.

Les réseaux sociaux, en plus d’être des plateformes de divertissement et d’information sont des mines d’or pour les entreprises cherchant à vendre leurs produits ou à les promouvoir via de la publicité ciblée. En effet, ces plateformes sont de grands vecteurs de trafic et sont donc essentielles dans une stratégie de marketing digital. Outre le fait que ces moyens paraissent “intrusifs” pour certains, ce business model a fait ses preuves par le fait que les clients apprécient trouver des produits qui leur correspondent grâce à des pubs “sur mesure”. De plus, les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de quantifier une campagne stratégique de marketing digital avec de nombreux outils.

La publicité ciblée par centre d’intérêt est en pleine croissance et elle offre de plus en plus de solutions et d’opportunités aux entreprises. Faire l’impasse de cette technique pénaliserait une entreprise par rapport à ces concurrents puisqu’elle offre de nombreux avantages.

La technique la plus utilisée dans ce système est le « Retargeting », qui consiste à cibler des individus ayant interagi avec un contenu en particulier, pour ensuite récupérer leur adresse e-mail et les fidéliser via des produits tiers. Le but est d’affiner la sélection de contacts cibles pour gagner en efficacité et en optimisation, le tout étant facturé au “coup par clic”.

En jouant sur les coûts, Internet, face aux autres médias (TV, radios, presse…) est bien plus rentable et accessible pour tous les acteurs voulant communiquer via de la publicité web. En jouant sur le “profilage” qui contraste avec le “Retargeting”, cette méthode à large spectre cible les personnes qui sont les plus susceptibles d’être intéressées par votre publicité et à moindre coût. C’est un avantage pour les grandes entreprises pouvant allouer de gros budgets à ce type de publicité, mais aussi et surtout un grand avantage pour les petites et moyennes entreprises pouvant elles aussi s’implanter sur ce secteur de marché et concurrencer les plus grands.

Enjeux pour les consommateurs :

La publicité ciblée permet aux consommateurs de bénéficier d’offres personnalisées selon leurs besoins, leurs envies et leurs centres d’intérêts. De plus, avec les nouvelles règles du RGPD les consommateurs peuvent plus facilement se renseigner sur ces méthodes, faire de la prévention et également choisir d’être à la lumière de ces publicités ou non grâce à des outils comme AdBlock ou le choix de son navigateur internet. C’est notamment le cas via la récente réglementation des cookies sur tous les sites internet ou l’utilisateur peut choisir ou non de partager ses données.

Cependant, si la publicité ciblée offre de nombreuses opportunités aux entreprises, elle rend une expérience inconfortable et intrusive aux consommateurs. En effet, les consommateurs ont l’impression d’être constamment observés à leur insu. Si les consommateurs sont envahis de pop-up publicitaires ils se sentent envahis et agressés, la publicité devient alors contre-productive pour l’entreprise et contraignante pour le consommateur. De plus, les entreprises, grâce aux cookies par exemple, ont accès aux historiques des consommateurs et c’est une chose que les consommateurs savent. C’est pourquoi, ils décident de se protéger en bloquant les publicités par l’utilisation de sites tels que Adblock.

Aujourd’hui, ces pratiques de digital marketing sont connues du grand public et permettent de donner une expérience client sur mesure sans contraindre l’utilisateur. Toutefois il existe encore des dérives et des questions qui restent en suspens sur l’utilisation des données personnelles et leur manipulation.

Dérives

En 2009 la CNIL a rendu un rapport sur les publicités ciblées. Une « dérive dangereuse » selon l’institution.

Depuis que Google a annoncé réaliser de la publicité ciblée pour chaque internaute, la CNIL a décidé de réagir.

Google a mené des tests afin de pouvoir y afficher des publicités en fonction des centres d’intérêts des utilisateurs. Une publicité appelée “comportementale” qui permet un nouveau type d’annonces ciblant les internautes via l’étude de leur historique de navigation.

La firme s’est voulue rassurante au sujet de l’épineuse question de la vie privée de ses internautes, mais la CNIL a tenu à rappeler dans un communiqué visible sur son site qu’il fallait prendre garde à un risque de marchandisation des profils individuels entre les fournisseurs de contenus et les annonceurs.

La commission explique qu’elle doute que les services de Google puissent retirer les données personnelles d’un internaute dans la mesure où il n’utiliserait plus l’outil. C’est donc dans cette optique que la CNIL encourage au développement de technologies permettant aux personnes de s’affranchir du profilage commercial .

Nos habitudes de consommation sont suivies. L’avantage incontestable de ce type de publicité est justement qu’elle s’intègre dans la vie quotidienne et devient donc imperceptible. La publicité suivra chaque mouvement des consommateurs et perturbera définitivement leur vie. Ces données sont à priori utilisées uniquement pour ajuster au mieux les informations de l’entreprise aux consommateurs, mais ils bénéficient également d’éventuels nouveaux achats. Cependant la frontière est fine entre la vie publique et la vie privée et mettre ces publicités dans nos objets du quotidien peut poser grandement problème.

La prolifération des objets connectés dans la maison représente un espace en or pour une meilleure compréhension des consommateurs. Au fur et mesure que les familles se connectent, elles offrent de nombreuses opportunités aux marques de proposer des publicités ou des services ciblés.

Exemple: Un robot aspirateur cartographiera votre maison et connaîtra ainsi ses dimensions précises. Les marques comme IKEA pourraient ainsi être intéressées par ce type d’information pour proposer par la suite des meubles parfaitement adaptés.

Objets connectés : derrière l’accessoire, de très convoitées données personnelles…

Pour leurs utilisateurs, les objets connectés s’apparentent à de simples gadgets. Mais pour les fabricants, ils sont bien plus que ça. Le poids enregistré par une balance connectée ou les requêtes dictées à un assistant vocal en disent long sur une personne.

Une fois récoltées, ces données permettent, au travers de la publicité ciblée, de susciter des envies d’achat.

Qu’il s’agisse d’Apple, de Samsung ou d’Amazon, les géants de la technologies nient toute exploitation commerciale des données personnelles dites de « bien-être ». Mais les scandales à répétition permettent d’en douter. Et même sans cela, les habitudes de millions d’utilisateurs permettent de tirer des conclusions sur les tendances du moment.

D’autres vont plus loin. Récemment, Amazon a dévoilé « Halo », un bracelet connecté aux fonctionnalités innovantes et perturbantes. Notamment, l’analyse de la masse graisseuse de son porteur, ainsi qu’une capacité à deviner ses émotions grâce à un capteur qui analyse le ton de sa voix.

Sur Internet, votre vie privée est comme un livre ouvert. Nous prêtons attention au clics, aux historiques de navigation, puis vous enverrons des publicités ciblées basées sur vos données personnelles.

Avez-vous réservé votre vol pour Rome via une agence de voyage en ligne? Ne soyez pas surpris si les publicités d’hôtels vous poursuivent sur le Web pendant des semaines.

Jusque là ce n’est pas bien grave, mais par contre, lorsque nous nous faisons bombarder de publicités à propos d’une recherche qu’on aurait fait sur notre santé, ça devient plus grave car la santé est une donnée sensible qui ne doit pas faire l’objet de publications ciblées !

Malgré tout ce que que nous venons de voir ci dessus qui est relativement inquiétant pour la vie privée des consommateurs, la publicité ciblée devient de plus en plus acceptable aux yeux des internautes. L’inquiétude laisse place petit à petit à l’acceptation. En effet, l’idée d’une publicité pouvant aider à mieux consommer, de proposer une publicité différente à chaque internaute et de ne pas l’étouffer finit par être tolérée.

Sources

Cet article a été écrit par Jules Guirois, Romane Fouillen, Arthur Besnehard et Paul Gayet.

En quoi la nouvelle technologie “ Neuralink ” impacterait la productivité des entreprises et la vie de la population ?

Présentation de l’invention Neuralink

Relier le cerveau humain à des ordinateurs ? Cela paraît insensé et pourtant, c’est bien l’objectif du milliardaire Elon Musk et son entreprise “Neuralink”. Le cerveau humain, souvent considéré comme la structure la plus complexe de l’univers, intéresse le fondateur de Tesla depuis de nombreuses années. 

L’entreprise de recherche médicale, développée en juillet 2016 en Californie, a un objectif clair : trouver un moyen de communication entre le cerveau humain et les ordinateurs.

« Dans quelques temps, je pense qu’on se rapprochera d’une fusion entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle »

Elon Musk lors d’un déplacement à Dubaï

Mais qu’est ce que Neuralink concrètement ?

Il s’agit tout simplement d’une puce, appelée ”the link”, à insérer dans le cerveau humain. Celle-ci permettrait de guérir des affections neurologiques telles que l’Alzheimer, la dépression mais également de retrouver l’usage d’un membre.  

Cette invention est actuellement en phase de prototype. En effet, “the link”, de 23 millimètres de diamètre sur 8 millimètres d’épaisseur, est testée sur trois cochons, Gertrude, Joyce, Dorothy. 

Le premier cochon vit depuis 2 mois avec la puce implantée dans le cerveau, et permet de prédire à tout instant où se trouve chacun de ses membres. Cette piste est encourageante dans l’objectif de rendre la mobilité d’un membre pour une personne paraplégique.

Le deuxième cochon, Joyce, est témoin et n’a reçu aucune chirurgie. Enfin, Dorothy s’est faite implanter la puce, mais cette dernière a été retirée afin de montrer qu’elle n’est pas permanente et qu’il est possible de l’enlever. 

Sur le site internet Neuralink, l’implant est présenté de façon détaillée, sans en présenter les matériaux. Ce système permettrait de contrôler un appareil IOS, clavier ou encore souris directement par le cerveau.

https://neuralink.com/approach/

Mais comment cette avancée technologique va-t-elle impacter notre société dans le futur ? Va-t-elle devenir indispensable ? 

L’impact de Neuralink dans le monde de l’entreprise

Productivité dans le travail (objets connectés avec le cerveau)

Au-delà d’être une innovation dans le domaine médical, Neuralink se veut être un outil connecté au service de l’homme de par ses capacités et ne se limite pas qu’à un domaine d’activité. Au fur et à mesure, ce produit sera à destination du grand public et se retrouvera alors dans le monde du travail. 

Mémoire instantanée, apprentissage accéléré, gestion des données… Cette nouvelle puce révolutionnaire donne des caractéristiques dédiées aux ordinateurs, bientôt disponible pour le cerveau humain. Il paraît donc évident que ce genre de procédé va bouleverser la productivité en entreprise. De toute évidence, tous les secteurs économiques ne seront pas touchés de la même manière par cette transformation. Le secteur tertiaire, qui s’étend du commerce à l’administration, en passant par les transports, les activités financières, immobilières et les services aux entreprises, sera probablement touché en premier. Neuralink pourra augmenter la sécurité des données, la productivité des salariés en accélérant le processus de prise de décision stratégique ou encore la gestion des informations en interne, externe que ce soit pour des clients, prospects…  

Substitution du capital au travail 

Inévitablement, la question de l’insertion des machines au profit des hommes au sein des entreprises, est en relation avec la productivité. C’est la raison même du concept de la substitution du capital au travail, grand meneur dans l’industrie se définissant comme “l’opération à l’issue de laquelle l’entreprise remplace les salariés par des machines”. 

Cependant, Neuralink a pour but d’insérer une puce robotique et innovante directement dans le cerveau humain, remettant en cause les concepts vu ci-dessus. De fait, cette innovation pourrait bien être le fer de lance de la quatrième révolution industrielle. 

4ème révolution industrielle et économie quaternaire 

Cette industrie 4.0 comprend une nouvelle façon d’étudier et de planifier les moyens de production et l’intégration forte du monde virtuel. Avec ce genre d’outil, le but est de séduire les nouveaux consommateurs avec des produits personnalisés, unique, c’est ce qu’on appelle la “smart production”.

Cependant, il est intéressant de réfléchir à l’impact de ce genre de technologie sur le monde économique et social. En effet, l’entrée dans une nouvelle ère industrielle implique des changements organisationnels et logistiques en passant par la formation. Le plus important reste de se positionner sur la place de l’humain dans cette univers virtuel et de sa liberté dans un système qui pourrait tous nous dépasser.  C’est d’ailleurs ce que défend l’économiste Michèle Debonneuil avec le concept de l’économie quaternaire : un système ou les nouvelles technologies seraient un gisement d’emplois ou l’humain serait au centre de l’économie. Neuralink pourrait être l’un des outils pour ce type d’économie, plus respectueux de l’environnement en créant de nouvelles initiatives, des emplois non délocalisables.

L’impact de Neuralink sur le marketing

Inévitablement, lorsqu’on se projette à long terme avec ce genre d’innovation, nous pouvons envisager et réfléchir sur les différents usages que celle-ci pourra engendrer. 

Nous connaissons tous aujourd’hui le business model des grandes entreprises du digital, comme Google ou Facebook, qui se nourrissent des données personnelles des utilisateurs pour leur proposer du contenu qui leur correspond et évidemment des publicités pour des produits équivalents. Ce nouveau process est devenu une partie très importante dans la manière de concevoir les actions marketing modernes. Nous pouvons alors nous questionner sur la capacité et l’utilisation de Neuralink dans ce processus. 

Cette petite puce étant censé gérer des parties entières de notre cerveau, au delà des pratiques médicales, pourra probablement servir au grand public pour surfer sur internet, écouter de la musique et traiter des informations, comme nous le confie Elon Musk. De fait, si cet outil nous permet d’utiliser les réseaux sociaux ou internet en général directement dans notre cerveau, nous pouvons suggérer que nos envies, nos désirs, nos ambitions et nos centres d’intérêts puissent être reliés et connectés au réseau. Par conséquent “the link” pourrait être un atout majeur dans la collecte de données 2.0 et pousser les actions marketing dans l’intimité la plus totale des individus, toujours dans l’objectif de cerner au mieux la personnalité des gens et leur proposer des produits publicitaires.

Cette vision est pessimiste et peut sembler totalement irréelle, seul le futur et les ambitions d’Elon Musk pourront répondre à cette question. 

Les dérives de cette technologie

Où est la limite de ce qu’on peut guérir ?

Une des menaces de Neuralink, et pas des moindre, concerne la limite de ce que peut “guérir” cette puce.

Bien que les experts de Neuralink espèrent traiter les hommes de la paralysie à la dépression, ils ont commencé à se poser des questions sur ce que la condition humaine est prête à accepter. L’autisme, par exemple, est considéré par beaucoup comme un problème à résoudre, tandis que d’autres le considère comme de la neurodiversité ou simplement comme une personne en bonne santé. 

Mais pire, qu’en est-il des communautés LGBT qui, pour certains, doivent être guéries ?

En effet, des individus pourraient vouloir “guérir” l’homosexualité et “réparer” les personnes transgenres avec des programes de traitement frauduleux ou malavisés destinés à les transformer avec des résultats désastreux.

Bien que cela soit toujours impossible (et peut gravement nuire), les tentatives de changement d’orientation sexuelle et d’identité de genre soulèvent de véritables problèmes moraux.

De nouveaux problèmes émergent

Évidemment, les premières choses auxquelles nous pensons par rapport à ce projet d’Elon Musk sont les menaces de piratage et de bugs. Ce n’est pas un problème à prendre à la légère car même un projet aussi bien intentionné peut tomber dans les mains de personnes qui ne le sont pas. Alors quels sont les risques concrètement ?

Pour commencer qu’est-ce que le piratage ?

Les pirates informatiques utilisent tous les moyens possibles pour voler des données sensibles (comme les mots de passe, les coordonnées bancaires, les données importantes stockées en ligne ou sur des ordinateurs). 

Par rapport à Neuralink, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes travaillant pour diverses organisations, le piratage pose la question de la sécurité. Aucun système n’est infaillible, et dans le film de Christopher Nolan, Inception, nous pouvons survoler de nombreuses raisons qui pousseraient quelqu’un à pirater le cerveau d’un autre : secrets gouvernementaux, les informations personnelles pour le chantage, les secrets commerciaux et bien d’autres choses qui pourraient s’avérer précieuses pour un pirate informatique.

Manipuler quelqu’un, pour qu’il fasse quelque chose qu’il ne ferait pas autrement, pourrait également s’avérer utile.

Bien que les ordinateurs infectés puissent causer de graves dommages, nous pouvons également choisir de les fermer ou de fermer la fenêtre si toutes les autres méthodes échouent.

Si l’appareil intégré dans le crâne est attaqué par des logiciels publicitaires ou des virus, il peut ne pas être si facile de le désactiver.

L’inconnu : un facteur imprévisible

L’inconnu est une notion importante dans ce projet ! Comment les utilisateurs vont réagir face à une situation qu’ils n’avaient jamais rencontrée auparavant ?

Dans un premier temps, le projet Neuralink est un projet médical, mais les objectifs d’Elon Musk sont beaucoup plus larges. Suite à sa crainte que l’intelligence artificielle dépasse un jour l’être humain, il veut créer, à l’aide de cette petite puce, une sorte de “super-humain”. Celui-ci serait doté de nombreuses capacités supplémentaires, comme enregistrer des souvenirs, faire venir une Tesla à soi, ou encore avoir accès à internet via son cerveau. Toutes ces nouvelles capacités résultent de l’inconnu pour l’être humain, mais quel est le rapport entre l’être humain et l’inconnu ?

L’être humain a peur de l’inconnu, peur de la nouveauté, peur d’introduire un élément de désordre dans un quotidien que l’on a toujours du mal à stabiliser. De plus, la peur actionne l’anxiété, le stress et le manque de confiance en soi.

Et si l’on pouvait enregistrer tout ce que l’on voit et le diffuser à n’importe qui?

La capacité d’enregistrer ses souvenirs fait étroitement penser à l’épisode “retour sur image” de la célèbre série Netflix : Black Mirror. L’épisode se passe dans un futur assez proche, où la population est dotée d’une puce cérébrale qui leur permet d’enregistrer et de re-visionner leurs souvenirs. Cette puce pourrait avoir la capacité de soigner des maladies graves,  comme l’Alzheimer, mais l’épisode décide de traiter la dérive de la chose. En effet, elle montre le côté “malsain”, comme l’espionnage des pensées de quelqu’un, pouvoir se repasser des scènes et décrypter les moindres faits et gestes des personnes qui se trouvaient face à nous. C’est en tout cas c’est ce que Liam (le protagoniste de l’épisode) fait, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça tourne mal !

Tout au long de cet article, l’impact de la nouvelle technologie “the link” a été évoqué et questionné. Reste à savoir comment cette puce va changer, ou non, notre quotidien.

Sources :

Cet article a été écrit par Paul Gayet, Arthur Besnehard, Romane Fouillen et Jules Guirois.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire

La communication : un monde vaste, riche et rempli de potentiel en tout genre. Mais à moins d’y mettre le nez et de s’y intéresser un tant soit peu, cet univers reste flou et assez mal compris par la société. Communication digitale, interne, externe, événementielle, BtoB, BtoC ….. Autant de termes que de possibilités.
Dans cet article, nous nous intéresserons principalement à la communication digitale, et plus précisément à l’un des moyens employés dans cette catégorie : le rich media.

Avant d’aller plus loin, rappelons rapidement ce qu’est la communication digitale. La communication digitale c’est tout simplement de la communication via tous les supports numériques.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Source : Pixabay

Le rich media : quésaco ? 

Si je vous dis rich media, cela vous dit quelque chose ? Pour les petits chanceux qui auront la réponse, je vous félicite ! Pour les autres, pas d’inquiétude, ce terme est assez peu répandu malgré le fait que ce qu’il désigne est très souvent utilisé. Le rich media qualifie donc tous les contenus (vidéos, sons, animations, modules, jeux, tweets …) qui vont avoir une forte interactivité avec l’internaute.

Mais attention, toutes les publicités sur internet ne sont pas qualifiées de rich media. Pour être désigné en tant que tel, d’après l’ABC Netmarketing, le format publicitaire doit remplir l’une de ces trois conditions :

  • Utiliser du son ou une vidéo
  • Utiliser la technique d’affichage dynamique
  • Proposer une interaction à l’internaute (qui va au-delà du simple clic classique)

Le rich media ou média enrichi est donc une forme de communication digitale qui caractérise tout simplement les publicités que l’on voit sur les pages web que l’on consulte. Les entreprises peuvent utiliser 5 formes différentes de rich media :

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ces formes représentent les familles principales des possibilités du rich media. Dans chacune de ces familles, on retrouve plusieurs déclinaisons différentes.

Mais des images valent mieux que des paroles. Donc pour votre plus grand plaisir, voici une vidéo qui montre des exemples de mise en page de médias enrichis.

Les avantages du rich media

Dans notre société hyper connectée avec des générations de plus en plus digitalisées dès le plus jeune âge, il est devenu primordial de s’adapter. Les entreprises doivent alors trouver un moyen de toucher ces jeunes qui passent plus de 4h par jour sur leur smartphone. C’est là que le média enrichi entre en jeu.

L’utilisation des médias enrichis est généralement très bénéfique pour les entreprises qui les mettent en place. En effet, cette forme de publicité permet de marquer plus facilement les esprits des cibles. Le message est par ailleurs d’autant plus pertinent lorsque la marque utilise ce format.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ainsi, les objectifs de la marque envers les internautes sont remplis plus rapidement et de façon efficiente.

Objectifs remplis, plus de trafic, d’engagements et beaucoup d’avantages qui font rêver. Mais attention : l’utilisation des médias enrichis peut aussi être synonyme de désavantages.

Les inconvénients du rich media

  1. Premièrement, ce genre de publicité coûte très cher, ce n’est pas n’importe quelle entreprise qui peut se permettre de la réaliser. Elle requiert également une certaine maîtrise de différents outils de conception de la part de l’annonceur
  1. Le poids des fichiers utilisés dans ce genre de publicité interactive provoque des lenteurs de chargement au niveau des pages web…. Et on sait tous que si une page met plus de 4 secondes maximum à se charger, on la ferme sans attendre. En plus de devoir s’adapter à une société très connectée, les entreprises doivent aussi faire face à l’impatience des utilisateurs. De plus, qui dit taux de rebond, dit baisse du taux de transformation et en conséquence une baisse de la notoriété de votre entreprise. Les internautes ne sont pas tout le temps équipés des mêmes appareils que vous et il risque donc d’y avoir des problèmes de compatibilité entre votre publicité et leur téléphone ou ordinateur.
  1. Un autre point négatif que l’on pourrait trouver au rich media est son caractère intrusif.
    Avez-vous déjà ressenti un léger agacement en essayant de trouver une publicité, parmi vos vingt onglets ouverts, qui s’était lancée d’elle-même sans jamais réussir à la trouver ? Félicitations, vous avez expérimenté l’un des inconvénients du rich media.
    Apparition en plein milieu de la page, lancement automatique d’une musique ou d’une vidéo promotionnelle (avec le son à fond sinon où est le fun, me direz-vous), obligation de visionnage avant de pouvoir fermer la publicité (généralement de 5 secondes minimum pour certaines) ou plus communément appelé pop-up, voilà ce qui semble irriter les internautes.
  1. Ce genre de publicité est parfois associé à des virus et c’est pour cela qu’une partie des internautes s’en méfie.
    Afin de les éviter, des bloqueurs de pub tel que Ublock ou Adblock sécurisent les navigateurs des internautes. Et voilà un autre point négatif des rich media : il y a une probabilité pour que votre annonce ne parvienne jamais à votre cible à causes de ces bloqueurs.

En conclusion

Bien utiliser le média enrichi peut-être un vrai avantage concurrentiel d’autant plus que les moyens technologiques ne cessent d’évoluer.
Mais malgré cela les internautes le redoutent, le fuient, le bloquent, et s’en débarrassent dès qu’il est possible de le faire. Les entreprises, quant à elles, espèrent que la facture ne sera pas trop salée pour la conception de leur pub rich media.

Mais alors ce genre de publicité pourra-t-il perdurer dans notre société ? Une mise à jour drastique de ce format de publicité permettra-t-elle aux internautes de mieux apprécier le rich media ?

Le temps nous donnera la réponse… quelle soit bonne ou mauvaise !

Sources :

Cet article a été écrit par Maxendre Mazzocchi

Objets connectés : nos meilleurs ennemis de demain ?

Parce que l’homme évolue, son environnent change.
L’ère du numérique et du digital est en pleine essor et va cesser de nous proposer des technologies de plus en plus précises et fascinantes. Zoom sur les objets connectés…

Au-secours, aidez-moi, je n’ai pas le temps ! Ah… le temps.. Voilà une notion que plus personne, de nos jours, n’arrive à maîtriser. Mais où est-il passé ? Pourquoi l’individu se sent débordé ? Entre la vie au travail, la vie de famille, les trajets, le temps passé sur les réseaux sociaux, les écrans, l’individu a le sentiment de manquer de temps.

Si on analyse le sujet il se pourrait bien que l’individu lui-même provoque cette sensation de « manque de temps ». En effet, dans une ère où tout est facilité par les nouvelles technologies, où tout va de plus en plus en vite, où tout est accessible en seulement quelques clics la vie de chacun est de plus en plus facilité dans toutes ses démarches (achat, courses, administratif, etc.), alors n’est-ce pas contradictoire de penser que l’on manque de temps ?

Serait-ce possible de faire un reset de toutes ces évolutions et envoyé une lettre comme dans les années 50’ plutôt qu’un message vocal sur Messenger, WhatsApp, etc. ?L’individu, et les générations qui arrivent sont devenus dépendants… Addictes ?

Très certainement. Et ça, les grands comme Apple, Microsoft, Amazon, Google l’ont bien compris, il faut répondre au désir de l’Homme : gagner du temps ! La conséquence ? L’individu est devenu un être assoiffé de nouveautés et craintif à la seule idée de perdre un jour tous ses jouets…

Ces nouveaux bijoux de la technologie dotés d’algorithme, Big Data & Cie sont devenus nos alliés du quotidien. La question que l’homme pourrait être amené à se poser aujourd’hui est si ces nouvelles technologies nous retirent tout semblant de savoir-faire personnel.

Mais c’est quoi un algorithme ?

Un algorithme est une suite d’instructions (en un nombre fini d’étapes) utilisée pour résoudre un problème. Prenons un exemple très simple, la recette du gâteau breton est un algorithme, on suit des étapes simples afin de passer des ingrédients au plat final. Un algorithme est alors un langage compréhensible destiné aux humains.

Les algorithmes font partie de notre quotidien, ils sont partout, et ce, parfois, sans même que nous nous en rendions compte. Lancer une recherche sur Google (quelles soit écrites ou vocales.), recevoir des publicités sur Facebook, se faire recommander des séries sur Netflix, et bien d’autres encore dans tous domaines confondus.

En 2017, était lancée une étude IFOP par la CNIL. Selon elle, si 83 % des Français ont déjà entendu parler des algorithmes, 52 % disent ne pas savoir précisément de quoi il s’agit (et 31 % assurent savoir précisément de quoi il s’agit.).

Un peu de statistiques ça ne fait pas de mal…

L’individu est obnubilé par les écrans, d’après une étude l’utilisation du portable varie entre les tranches d’âge et pourtant les chiffres sont conséquent pour chacune d’entre-elles :

  • 40 ans et + : 200 fois par jour utilisation du téléphone
  • 20-30 : 500 fois
  • -20 : 700 fois

Mais ce n’est pas fini ! Le phénomène ne va pas cesser d’évoluer, nous évoluons dans une ère où le numérique prendra le dessus sur tout le reste. Autour de chacun, des exemples illustrent parfaitement la tendance actuelle : les voices searches, intelligence artificielle avec les enceintes connectées, etc. D’après l’infographie suivante : https://blog.cibleweb.com/2019/07/11/infographie-tout-ce-que-vous-devez-savoir-la-recherche-vocale-statistiques-etat-des-lieux-102824289

D’ici à 2020, plus de 50 % des recherches vocales seront basés sur la voix. Qui n’a pas déjà fait une recherche de ce genre sur son smartphone, tablette, pc, etc.? Tout le monde en a déjà fait l’expérience. Et plutôt deux fois qu’une ! 61 % des personnes interrogées en Angleterre disent avoir eu recours à la recherche vocale lorsque que leurs mains et la vision sont occupées à faire autre chose.La plupart des utilisateurs recherchent des adresses professionnelles (magasin, entreprises, etc.) : comment aller d’un point A à un point B.

Et les chiffres qui ne surprennent personne sont les suivant : 58 % des personnes disent utiliser la recherche vocale lorsqu’elles sont à la maison. Les statistiques présentées ci-dessous montrent clairement que la recherche vocale est le FUTUR et qu’elle sera la clé d’un business solide.

Source : Wordstream

Les enceintes connectées, et alors ?

Français, européens et étrangers, tous autant que nous sommes utilisons des algorithmes dans notre quotidien par automatisme, mimétisme ou habitude. Après l’exemple de la recette de cuisine, il y a des éléments plus « numériques» qui entre en jeu. On connaît bien aujourd’hui, la nouvelle notion d’A. I (Artificial intelligence), l’Intelligence artificielle en bon français. Elle se développe de plus en plus et commence à connaître un franc succès auprès de son public.Les enceintes connectées (Google home, Amazon Echo, HomePod) en sont des très bons exemples : « Ok Google », « Alexa », «Dis Siri », ces nouveaux robots animent notre quotidien.

Qui a dit que l’on ne pouvait rien faire pendant le bricolage, le ménage, la vaisselle… grâce à ces « petites » choses, tout devient fluide. Se divertir, s’informer, se cultiver, échanger, appeler, programmer n’aura jamais été aussi simple ! Aux EU, c’est déjà 50 millions d’utilisateurs contre presque 2 millions en France, et les chiffres ne cessent de croître.

Source : Wordtracker

Source d’insécurité ?

Les enceintes connectées vont jusqu’à piloter notre maison ! « Ok Google, allume la lumière n°1 », « ok Google, ferme les volets », paramétrer et le tour est joué. Mais la question à se poser est comment l’individu se sentirait  si demain plus  rien  ne fonctionnait, sentiment de déstabilisation ? De peur ?

L’individu devient dépendant et fragile, le « faire soi-même » est de moins en moins évident. La preuve en est, pour fixer une télé, réparer un frigo, accrocher un miroir, il suffit de sortir son smartphone et de trouver LA personne en quelques clics sur une application. On parle d’économie collaborative, certes, bien pratique et pas inefficace dans certaines situations. Toutefois, entre Alexa qui récite notre recette de cuisine, Google qui sécurise ma maison, et un inconnu qui vient réparer mon robinet, où doit-on placer le curseur de l’assistanat ?

Nous demandons à ces nouvelles technologies qui font partie de notre vie à FAIRE pour nous. Elles deviennent de plus en plus précises. Et étrangement, elles ne s’adaptent pas à nous mais NOUS nous adaptons à elles. Nos comportements changent et évoluent dans une époque qui se veut être de plus en plus tourné vers l’innovation.

Pour que ces derniers soient performants et à la hauteur des exigences de l’individu, ils doivent apprendre quotidiennement. Pour améliorer ces moteurs de recherche artificiels, toutes les informations demandées (questions, interrogations, tâches à exécuter, etc.) sont stockées, envoyées à des centres de traitement puis examinées par des milliers de personne. Les salariés travaillent chaque jour pour apprendre aux robots de nouvelles manières de répondre. On lui introduit sans cesse de nouveaux algorithmes pour maîtriser ce que l’homme lui demande, l’AI doit devenir intelligent. Les enceintes connectées font débat. Qu’en est-il de la sécurisation des données personnelles ? Sont- elles si respectueuses de la vie privée des utilisateurs ? Amazon a certifié que les données sont enregistrées que lorsque l’appareil est en fonctionnement. Hors il a été prouvé que parfois les conversations sont enregistrées alors que l’on pense l’avoir éteint….

Et oui… Le phénomène des enceintes connectées et des IA ne semblent être qu’en phase de croissance. L’individu, malgré certaines réticences, semble adhéré à ces nouveaux modes de recherches. Bien plus que des machines, ces robots semblent faire gagner à l’individu du temps. Qui semble être l’angle d’attaque de la communication pour ces objets par le marketing : « Vous faites la cuisine, Alexa vous donnera la météo »; « Au volant, et Siri, vous lira les actualités». Bref, le consommateur est bel et bien séduit, mais à quel prix ?

Sources :

Cet article a été écrit par Lila Chassais

Artefacto

Ces dernières années ont été marqués par des avancées technologiques qui ont bousculé les codes de nombreux secteurs de l’industrie. Si en 1968, Ivan Sutherland crée la première machine de réalité augmentée, il faudra attendre les années 90 pour que le terme exact apparaisse et que la définition se précise.

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