Rich media ou l’enrichissement publicitaire

La communication : un monde vaste, riche et rempli de potentiel en tout genre. Mais à moins d’y mettre le nez et de s’y intéresser un tant soit peu, cet univers reste flou et assez mal compris par la société. Communication digitale, interne, externe, événementielle, BtoB, BtoC ….. Autant de termes que de possibilités.
Dans cet article, nous nous intéresserons principalement à la communication digitale, et plus précisément à l’un des moyens employés dans cette catégorie : le rich media.

Avant d’aller plus loin, rappelons rapidement ce qu’est la communication digitale. La communication digitale c’est tout simplement de la communication via tous les supports numériques.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Source : Pixabay

Le rich media : quésaco ? 

Si je vous dis rich media, cela vous dit quelque chose ? Pour les petits chanceux qui auront la réponse, je vous félicite ! Pour les autres, pas d’inquiétude, ce terme est assez peu répandu malgré le fait que ce qu’il désigne est très souvent utilisé. Le rich media qualifie donc tous les contenus (vidéos, sons, animations, modules, jeux, tweets …) qui vont avoir une forte interactivité avec l’internaute.

Mais attention, toutes les publicités sur internet ne sont pas qualifiées de rich media. Pour être désigné en tant que tel, d’après l’ABC Netmarketing, le format publicitaire doit remplir l’une de ces trois conditions :

  • Utiliser du son ou une vidéo
  • Utiliser la technique d’affichage dynamique
  • Proposer une interaction à l’internaute (qui va au-delà du simple clic classique)

Le rich media ou média enrichi est donc une forme de communication digitale qui caractérise tout simplement les publicités que l’on voit sur les pages web que l’on consulte. Les entreprises peuvent utiliser 5 formes différentes de rich media :

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ces formes représentent les familles principales des possibilités du rich media. Dans chacune de ces familles, on retrouve plusieurs déclinaisons différentes.

Mais des images valent mieux que des paroles. Donc pour votre plus grand plaisir, voici une vidéo qui montre des exemples de mise en page de médias enrichis.

Les avantages du rich media

Dans notre société hyper connectée avec des générations de plus en plus digitalisées dès le plus jeune âge, il est devenu primordial de s’adapter. Les entreprises doivent alors trouver un moyen de toucher ces jeunes qui passent plus de 4h par jour sur leur smartphone. C’est là que le média enrichi entre en jeu.

L’utilisation des médias enrichis est généralement très bénéfique pour les entreprises qui les mettent en place. En effet, cette forme de publicité permet de marquer plus facilement les esprits des cibles. Le message est par ailleurs d’autant plus pertinent lorsque la marque utilise ce format.

Rich media ou l’enrichissement publicitaire
Copyright : Maxendre Mazzocchi

Ainsi, les objectifs de la marque envers les internautes sont remplis plus rapidement et de façon efficiente.

Objectifs remplis, plus de trafic, d’engagements et beaucoup d’avantages qui font rêver. Mais attention : l’utilisation des médias enrichis peut aussi être synonyme de désavantages.

Les inconvénients du rich media

  1. Premièrement, ce genre de publicité coûte très cher, ce n’est pas n’importe quelle entreprise qui peut se permettre de la réaliser. Elle requiert également une certaine maîtrise de différents outils de conception de la part de l’annonceur
  1. Le poids des fichiers utilisés dans ce genre de publicité interactive provoque des lenteurs de chargement au niveau des pages web…. Et on sait tous que si une page met plus de 4 secondes maximum à se charger, on la ferme sans attendre. En plus de devoir s’adapter à une société très connectée, les entreprises doivent aussi faire face à l’impatience des utilisateurs. De plus, qui dit taux de rebond, dit baisse du taux de transformation et en conséquence une baisse de la notoriété de votre entreprise. Les internautes ne sont pas tout le temps équipés des mêmes appareils que vous et il risque donc d’y avoir des problèmes de compatibilité entre votre publicité et leur téléphone ou ordinateur.
  1. Un autre point négatif que l’on pourrait trouver au rich media est son caractère intrusif.
    Avez-vous déjà ressenti un léger agacement en essayant de trouver une publicité, parmi vos vingt onglets ouverts, qui s’était lancée d’elle-même sans jamais réussir à la trouver ? Félicitations, vous avez expérimenté l’un des inconvénients du rich media.
    Apparition en plein milieu de la page, lancement automatique d’une musique ou d’une vidéo promotionnelle (avec le son à fond sinon où est le fun, me direz-vous), obligation de visionnage avant de pouvoir fermer la publicité (généralement de 5 secondes minimum pour certaines) ou plus communément appelé pop-up, voilà ce qui semble irriter les internautes.
  1. Ce genre de publicité est parfois associé à des virus et c’est pour cela qu’une partie des internautes s’en méfie.
    Afin de les éviter, des bloqueurs de pub tel que Ublock ou Adblock sécurisent les navigateurs des internautes. Et voilà un autre point négatif des rich media : il y a une probabilité pour que votre annonce ne parvienne jamais à votre cible à causes de ces bloqueurs.

En conclusion

Bien utiliser le média enrichi peut-être un vrai avantage concurrentiel d’autant plus que les moyens technologiques ne cessent d’évoluer.
Mais malgré cela les internautes le redoutent, le fuient, le bloquent, et s’en débarrassent dès qu’il est possible de le faire. Les entreprises, quant à elles, espèrent que la facture ne sera pas trop salée pour la conception de leur pub rich media.

Mais alors ce genre de publicité pourra-t-il perdurer dans notre société ? Une mise à jour drastique de ce format de publicité permettra-t-elle aux internautes de mieux apprécier le rich media ?

Le temps nous donnera la réponse… quelle soit bonne ou mauvaise !

Sources :

Cet article a été écrit par Maxendre Mazzocchi

Objets connectés : nos meilleurs ennemis de demain ?

Parce que l’homme évolue, son environnent change.
L’ère du numérique et du digital est en pleine essor et va cesser de nous proposer des technologies de plus en plus précises et fascinantes. Zoom sur les objets connectés…

Au-secours, aidez-moi, je n’ai pas le temps ! Ah… le temps.. Voilà une notion que plus personne, de nos jours, n’arrive à maîtriser. Mais où est-il passé ? Pourquoi l’individu se sent débordé ? Entre la vie au travail, la vie de famille, les trajets, le temps passé sur les réseaux sociaux, les écrans, l’individu a le sentiment de manquer de temps.

Si on analyse le sujet il se pourrait bien que l’individu lui-même provoque cette sensation de « manque de temps ». En effet, dans une ère où tout est facilité par les nouvelles technologies, où tout va de plus en plus en vite, où tout est accessible en seulement quelques clics la vie de chacun est de plus en plus facilité dans toutes ses démarches (achat, courses, administratif, etc.), alors n’est-ce pas contradictoire de penser que l’on manque de temps ?

Serait-ce possible de faire un reset de toutes ces évolutions et envoyé une lettre comme dans les années 50’ plutôt qu’un message vocal sur Messenger, WhatsApp, etc. ?L’individu, et les générations qui arrivent sont devenus dépendants… Addictes ?

Très certainement. Et ça, les grands comme Apple, Microsoft, Amazon, Google l’ont bien compris, il faut répondre au désir de l’Homme : gagner du temps ! La conséquence ? L’individu est devenu un être assoiffé de nouveautés et craintif à la seule idée de perdre un jour tous ses jouets…

Ces nouveaux bijoux de la technologie dotés d’algorithme, Big Data & Cie sont devenus nos alliés du quotidien. La question que l’homme pourrait être amené à se poser aujourd’hui est si ces nouvelles technologies nous retirent tout semblant de savoir-faire personnel.

Mais c’est quoi un algorithme ?

Un algorithme est une suite d’instructions (en un nombre fini d’étapes) utilisée pour résoudre un problème. Prenons un exemple très simple, la recette du gâteau breton est un algorithme, on suit des étapes simples afin de passer des ingrédients au plat final. Un algorithme est alors un langage compréhensible destiné aux humains.

Les algorithmes font partie de notre quotidien, ils sont partout, et ce, parfois, sans même que nous nous en rendions compte. Lancer une recherche sur Google (quelles soit écrites ou vocales.), recevoir des publicités sur Facebook, se faire recommander des séries sur Netflix, et bien d’autres encore dans tous domaines confondus.

En 2017, était lancée une étude IFOP par la CNIL. Selon elle, si 83 % des Français ont déjà entendu parler des algorithmes, 52 % disent ne pas savoir précisément de quoi il s’agit (et 31 % assurent savoir précisément de quoi il s’agit.).

Un peu de statistiques ça ne fait pas de mal…

L’individu est obnubilé par les écrans, d’après une étude l’utilisation du portable varie entre les tranches d’âge et pourtant les chiffres sont conséquent pour chacune d’entre-elles :

  • 40 ans et + : 200 fois par jour utilisation du téléphone
  • 20-30 : 500 fois
  • -20 : 700 fois

Mais ce n’est pas fini ! Le phénomène ne va pas cesser d’évoluer, nous évoluons dans une ère où le numérique prendra le dessus sur tout le reste. Autour de chacun, des exemples illustrent parfaitement la tendance actuelle : les voices searches, intelligence artificielle avec les enceintes connectées, etc. D’après l’infographie suivante : https://blog.cibleweb.com/2019/07/11/infographie-tout-ce-que-vous-devez-savoir-la-recherche-vocale-statistiques-etat-des-lieux-102824289

D’ici à 2020, plus de 50 % des recherches vocales seront basés sur la voix. Qui n’a pas déjà fait une recherche de ce genre sur son smartphone, tablette, pc, etc.? Tout le monde en a déjà fait l’expérience. Et plutôt deux fois qu’une ! 61 % des personnes interrogées en Angleterre disent avoir eu recours à la recherche vocale lorsque que leurs mains et la vision sont occupées à faire autre chose.La plupart des utilisateurs recherchent des adresses professionnelles (magasin, entreprises, etc.) : comment aller d’un point A à un point B.

Et les chiffres qui ne surprennent personne sont les suivant : 58 % des personnes disent utiliser la recherche vocale lorsqu’elles sont à la maison. Les statistiques présentées ci-dessous montrent clairement que la recherche vocale est le FUTUR et qu’elle sera la clé d’un business solide.

Source : Wordstream

Les enceintes connectées, et alors ?

Français, européens et étrangers, tous autant que nous sommes utilisons des algorithmes dans notre quotidien par automatisme, mimétisme ou habitude. Après l’exemple de la recette de cuisine, il y a des éléments plus « numériques» qui entre en jeu. On connaît bien aujourd’hui, la nouvelle notion d’A. I (Artificial intelligence), l’Intelligence artificielle en bon français. Elle se développe de plus en plus et commence à connaître un franc succès auprès de son public.Les enceintes connectées (Google home, Amazon Echo, HomePod) en sont des très bons exemples : « Ok Google », « Alexa », «Dis Siri », ces nouveaux robots animent notre quotidien.

Qui a dit que l’on ne pouvait rien faire pendant le bricolage, le ménage, la vaisselle… grâce à ces « petites » choses, tout devient fluide. Se divertir, s’informer, se cultiver, échanger, appeler, programmer n’aura jamais été aussi simple ! Aux EU, c’est déjà 50 millions d’utilisateurs contre presque 2 millions en France, et les chiffres ne cessent de croître.

Source : Wordtracker

Source d’insécurité ?

Les enceintes connectées vont jusqu’à piloter notre maison ! « Ok Google, allume la lumière n°1 », « ok Google, ferme les volets », paramétrer et le tour est joué. Mais la question à se poser est comment l’individu se sentirait  si demain plus  rien  ne fonctionnait, sentiment de déstabilisation ? De peur ?

L’individu devient dépendant et fragile, le « faire soi-même » est de moins en moins évident. La preuve en est, pour fixer une télé, réparer un frigo, accrocher un miroir, il suffit de sortir son smartphone et de trouver LA personne en quelques clics sur une application. On parle d’économie collaborative, certes, bien pratique et pas inefficace dans certaines situations. Toutefois, entre Alexa qui récite notre recette de cuisine, Google qui sécurise ma maison, et un inconnu qui vient réparer mon robinet, où doit-on placer le curseur de l’assistanat ?

Nous demandons à ces nouvelles technologies qui font partie de notre vie à FAIRE pour nous. Elles deviennent de plus en plus précises. Et étrangement, elles ne s’adaptent pas à nous mais NOUS nous adaptons à elles. Nos comportements changent et évoluent dans une époque qui se veut être de plus en plus tourné vers l’innovation.

Pour que ces derniers soient performants et à la hauteur des exigences de l’individu, ils doivent apprendre quotidiennement. Pour améliorer ces moteurs de recherche artificiels, toutes les informations demandées (questions, interrogations, tâches à exécuter, etc.) sont stockées, envoyées à des centres de traitement puis examinées par des milliers de personne. Les salariés travaillent chaque jour pour apprendre aux robots de nouvelles manières de répondre. On lui introduit sans cesse de nouveaux algorithmes pour maîtriser ce que l’homme lui demande, l’AI doit devenir intelligent. Les enceintes connectées font débat. Qu’en est-il de la sécurisation des données personnelles ? Sont- elles si respectueuses de la vie privée des utilisateurs ? Amazon a certifié que les données sont enregistrées que lorsque l’appareil est en fonctionnement. Hors il a été prouvé que parfois les conversations sont enregistrées alors que l’on pense l’avoir éteint….

Et oui… Le phénomène des enceintes connectées et des IA ne semblent être qu’en phase de croissance. L’individu, malgré certaines réticences, semble adhéré à ces nouveaux modes de recherches. Bien plus que des machines, ces robots semblent faire gagner à l’individu du temps. Qui semble être l’angle d’attaque de la communication pour ces objets par le marketing : « Vous faites la cuisine, Alexa vous donnera la météo »; « Au volant, et Siri, vous lira les actualités». Bref, le consommateur est bel et bien séduit, mais à quel prix ?

Sources :

Cet article a été écrit par Lila Chassais

Artefacto

Ces dernières années ont été marqués par des avancées technologiques qui ont bousculé les codes de nombreux secteurs de l’industrie. Si en 1968, Ivan Sutherland crée la première machine de réalité augmentée, il faudra attendre les années 90 pour que le terme exact apparaisse et que la définition se précise.

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