ÊTRE (RE)CONNU SUR LES RÉSEAUX, UNE NOUVELLE SOURCE DE REVENU

En se réveillant, en mangeant, au travail, dans la rue… Il ne se passe plus un instant sans que l’on ne soit confronté à une publicité, un placement de produit ou une promotion. Aussi innocentes et parfois même inaperçues puissent-elles êtres, les publicités envahissent notre quotidien à tous. Les réseaux sociaux font partie intégrante de notre vie, et on peut constater, depuis quelques années, la naissance de nouveaux intervenants qui font la promotion des marques via différentes plateformes comme Instagram, Facebook, Youtube.. : les influenceurs.

Qui sont les influenceurs sur les réseaux sociaux ?

Un influenceur est, par définition, une personne qui est suivie et est un relai influençant les pensées et consommations d’une communauté, avec une finalité marketing. Il est donc possible à tout individu avec un compte sur les réseau sociaux de le devenir, on peut même remarquer certains internautes devenus influenceurs malgré eux, en postant une vidéo, une photo qui fait le buzz, un tweet relayé par une star, et qui profitent de cette notoriété soudaine pour créer une réelle agence marketing via leur smartphone en citant des marques, en faisant des placements de produits ou en proposant des codes promo qui leur permettent de générer des revenus, d’obtenir des produits gratuits, des invitations à des événements ou même des emplois. Certains posts peuvent rapporter à l’internaute plus de 1000€.

D’une vie étudiante à une vie de business man

On peut prendre l’exemple d’@UrbanLePharaon, un étudiant en Master Communication Digitale qui pendant ses débuts sur Twitter, a fait le buzz grâce à un post qui a été retweeté et cité par Dwayne Johnson en personne. À la suite de ce Tweet, cette notoriété d’un jour lui a permis de d’être remarqué par plusieurs marques dont il a ensuite pu faire la promotion à sa façon. Parmis ces marques on peut retrouver notamment Les Produits Laitiers, ou Netflix, pour qui, il est apparu lors d’événements privés comme la venue des acteurs de la série La Casa De Papel pour la promotion de la série en France.

Photo prise par @UrbanLePharaon (à gauche de la photo) lors de la soirée d’avant-première de la saison 3 de la série Netflix La Casa de Papel à Paris le 15 juillet 2019.

Outre @UrbanLePharaon, nombreux internautes se sont fait remarqués par le public et les marques et cela à des échelles différentes. En débutant par des post innocent sur un réseau social, comme Norman, Cyprien, Squeezie sur YouTube. On peut aussi retrouver parmi ces influenceurs les personnes
profitant d’une notoriété qu’ils ont déjà sans les réseaux, comme les personnages de télé-réalité, mannequins ou humoristes. Ils postent des vidéos les mettant en scène avec des produits envoyés par certaines marques avec des codes promotionnels à proposer, ou des démonstrations d’utilisation sur Instagram ou Snapchat.

On l’a dit, tout le monde peut devenir influenceur, mais comment se lancer ?

Avant de se lancer en tant qu’influenceur, il est primordial de bien définir ses objectifs et les limites de son projet. Et pour se faire, il faut suivre 5 étapes clé.

La première étape consiste à définir son concept. Cette étape est décisive pour la suite. Elle consiste en effet à définir le sujet et la ligne éditorial à utiliser sur les différents réseaux, sous lequel se rejoindra sa communauté. Les possibilités de sujet sont multiples, de la mode au food en passant par l’agriculture, tous les sujets sont permis.

La seconde étape pour devenir un leader d’opinion sur les réseaux sociaux est de définir une cible susceptible d’être intéressés par leurs créations. Il est important pour les influenceurs d’avoir une réflexion de ciblage d’audience.

Il est important d’avoir des followers sur ses réseaux,
mais encore faut-il les fidéliser c’est tout l’enjeu de l’étape trois de comment devenir un influenceur. Il est important d’instaurer une certaine proximité avec
leurs abonnés sur tous les réseaux sociaux afin de
perdurer dans le temps.

Pour cette quatrième étape, c’est son statut juridique qu’il faut définir. En effet, pour se lancer en tant qu’influenceur, il existe plusieurs possibilités. Tout d’abord, la solution préconisée est de se lancer en tant que Freelance, c’est la solution la plus simple car elle présente moins de démarches administrative que les autres statuts. Cependant, cette solution impose un plafond de chiffre d’affaire annuel de 70 000 € en tant qu’influenceur.  La seconde solution consiste à créer une société (EURL ou SASU). Cette solution présente l’avantage de ne pas avoir de plafond de revenus, et de protéger son patrimoine personnel.

L’étape ultime…

La cinquième et dernière étape est d’établir des partenariats avec des marques afin de développer une autre sorte de contenu. Afin de se faire repérer par une marque il est nécessaire d’avoir une communauté qui les intéresse et qui convient à son activité commerciale. Ainsi les marques proposent aux influenceurs des codes promo, des produits et des services à présenter et à diffuser sur leurs plateformes. Pour encadrer au mieux cette relation professionnelle, il est nécessaire de l’encadrer avec un contrat de partenariat commercial. Il est important de créer une structure juridique adaptée au statut d’influenceur du web.

Selon le contenu qu’ils proposent, les influenceurs peuvent obtenir des contrats d’artiste (participation au tournage de vidéo organisée par la marque et publication sur les réseaux par la suite), d’artiste-interprète (s’ils jouent un rôle dans une vidéo) ou encore un contrat de mannequin (s’ils présentent au public, directement ou indirectement par reproduction de leur image sur tout support visuel ou audiovisuel, un produit, un service ou un message publicitaire).

Un bénéfice pour les entreprises

Jessica Thivenin,une star de la téléréalité avec 4,8 M d’abonnés, qui fait de la publicité pour une marque de parfum.

En 2019, Être Influenceur sur les réseaux sociaux est un métier qui a su se faire une place sur le marché de la publicité.
Aujourd’hui, Plusieurs marques préfèrent passer par les influenceurs pour la publicité de leurs produits que par les médias traditionnels (tv, radio…).
On pourrait se demander pourquoi faire sa promotion de produit auprès des influenceurs ?

Les campagnes d’influences sur les réseaux sociaux pour une marque sont d’une efficacité non négligeable ! D’où le fait de choisir un bon canal de communication intermédiaire entre la marque et sa cible.

Les influenceurs sont des personnes qui se sont fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à leurs lifestyles (ou autres). Ils ont su se créer une communauté d’abonnés qui éprouvent un sentiment de confiance envers eux. Les marques proposent aux influenceurs d’être l’intermédiaire entre eux et leurs cibles. Les marques vont donc faire appel à ces géants des réseaux sociaux pour être ambassadeur de leurs produits. Et ce sur les réseaux sociaux comme Instagram, twitter, Snapchat, Facebook et YouTube. Ils vont donc faire la promotion du produit en question auprès de leurs abonnés.

Les influenceurs sont de très bon communicants qui maîtrisent les codes des réseaux sociaux. Ils savent l’heure idéale de la journée à laquelle il faut faire des publications, ils sauront quels mots employer pour convaincre leurs abonnés. N’oublions pas que ces derniers ont tendance à vouloir s’identifier à leurs idoles. Notons que la rémunération d’un influenceur varie en fonction de son nombre d’abonnés. Avec un compte de 50K followers sur Instagram le tarif varie entre 250£ et 750£ par publication.

Être influenceur, un statut qui a du bon…

L’une des caractéristiques les plus bénéfiques dans le métier d’influenceur est que leur passion est au centre de leur activité. Entre mode, beauté, lifestyle ou encore sport, c’est grâce à leur centre d’intérêt que les influenceurs sont rémunérés et ont un job à plein temps ! Vivre de sa passion n’est pas donné à tout le monde. Un avantage qui n’est pas négligeable dans une société où le travail n’est pas une partie de plaisir pour certains… 

Aujourd’hui, 70% de marques, passent par des influenceurs sur Instagram afin de faire la promotion de leurs produits ou de leurs services, une promotion qui a un coût et pas de moindre… Certains influenceurs (ayant une certaine « quantité » de followers) ont une rémunération parfois très impressionnante, qui peut atteindre jusqu’à cinq chiffre par mois. En plus de travailler dans un domaine qui leur plaît, les influenceurs tirent profit de ce statut pour évoluer dans leur carrière professionnelle.

Certains surfent sur la vague, en développant ou en créant leur marque, leur entreprise. Par exemple, Nabilla Benattia, suite à son apparition dans les Anges de la Téléréalité, a bénéficié d’une ascension fulgurante. Celle-ci, a créé sa marque de cosmétique Nab Cosmetics rebaptisé Nabilla Cosmétics. Une évolution professionnelle qui n’aurait sans doute pas abouti sans son statut d’influenceur. 

Un changement de vie en quelques clics

Parfois, la folie des influenceurs s’emporte et devient un vrai sujet de société. En 2018, l’humoriste Josh Ostrovsky alias « Fat Jew » a lancé une cagnotte participative afin d’aider Kylie Jenner à devenir milliardaire. Une action ahurissante pour certains et normale pour d’autres…

La fortune de la jeune femme s’élevait à 900 millions de dollars. Fat Jew a déclaré au pure player Page Six : « il est inadmissible qu’elle n’atteigne pas le milliard en étant si près du but. Je ne peux pas rester les bras croisés face à cette injustice. J’ai décidé d’utiliser ma plate-forme et ma voix pour aider. » Suite à ça, les internautes ont joué le jeu et Kylie Jenner est devenue milliardaire. Pas très éthique tout ça…

Pour en revenir à la question initiale, “être (re)connu sur les réseaux, une nouvelle source de revenu ?”. Nous conclurons que se démarquer sur les réseaux peut être, dans la société actuelle, une nouvelle source de revenu accessible à tous. Un coup de buzz, peut parfois engendrer un changement de vie tant au niveau professionnel qu’au niveau privée.

Cependant, le statut d’influenceur nécessite des précautions surtout concernant sa vie privée. En effet, tout étaler sur les réseaux sociaux peut engendrer des conséquences (visibilité dans la rue, jalousie, haters…), des
conséquences aussi professionnelles qui peuvent toucher les marques partenaires de chaque influenceur (un tweet bad buzz…).

Sources :

Cet article a été écrit par Emma, Joy et Jéremy

Les nouvelles méthodes de promotions pour séduire et renforcer la fidélité du public

Comment, à travers le buzz marketing, les marques promeuvent-elles leurs produits et services dans le but de renforcer la fidélité et de séduire le public ?

À l’ère du digitale et des nouvelles méthodes de consommation du public, les marques ont l’obligation de créer un contenu toujours plus inattendu. L’importance de la fidélisation et de la satisfaction du client est au coeur de toutes stratégies de communication. Pour cela, on remarque de plus en plus l’utilisation du “buzz marketing” qui attire l’attention de façon originale. Les marques sont conscientes qu’elles doivent créer une communauté afin que ce même public puisse en convertir d’autres. La notion de fédération du consommateur donne un rôle majeur à celui-ci. Il se sent inclus à travers les valeurs, l’histoire, les traditions ou encore les codes que véhiculent la marque.

Les actions de buzz marketing se font de plus en plus originales, spectaculaires et mémorables. Et ce, afin que leurs marques s’inscrivent de façon permanente dans l’esprit des consommateurs.
Ces actions suivent une évolution sociétale, une évolution comportementale des consommateurs ainsi qu’une évolution des nouvelles méthodes de marketing, dit marketing 2.0.

Afin de renforcer la fidélité du public, les actions de buzz marketing sont de plus en plus marquantes et s’appuient sur une communication innovante. La fidélité d’un client se traduit par une répétition d’achat de produits ou services et reflète sa préférence par rapport à la concurrence.

Comment entretenir sa communauté ?

Tout d’abord, on observe une volonté expérientielle interactive. Ce qui amène le consommateur à être “ consom’acteur ” : cette notion est caractéristique de notre époque. Ces nouveaux comportements de consommation se créent grâce au Web 2.0 qui fait circuler les informations beaucoup plus rapidement. De ce fait, la “consom’action” a largement contribué au besoin de devenir un acteur du changement.

Créer une relation durable qui engendrera de nombreux effets positifs pour la marque devient également important. Adopté un marketing relationnel garantie une relation durable et à long terme. Elle consolide la fidélité des clients et propose un contenu. Mais également une communication qui ne se limitent plus à des messages purement promotionnels dans les boîtes mails. En effet, cette masse d’information envahit le consommateur. Au delà de l’image de marque, il est essentiel d’intégrer l’individu dans une relation de proximité, de créer un certain lien avec sa communauté afin de faire vivre une expérience unique.

Cette fidélité entre dans un enjeux stratégique majeur à l’heure où le public est constamment démarché par une immensité de marque. Il est crucial d’entretenir l’engagement de ses clients. De nos jours, la concurrence est de plus en plus présente. Il est alors nécessaire de se démarquer auprès des consommateurs mais également important de proposer une expérience différente.

Zoom sur Disney

Dans le cadre de la sortie des films Aladdin (mai 2019) et Le Roi Lion (juillet 2019). Plus besoin de les présenter, Disney est une véritable religion qui a su s’implanter comme leader dans le monde du dessin-animé et cinématographique. Malgré tout, l’importance de perpétuer l’engagement du consommateur est au coeur de leurs stratégies de communication, notamment grâce au buzz marketing. L’opération de promotion de la sortie du film Aladdin, avec comme égérie Will Smith, s’apparente à une opération de street marketing.

L’envergure de cette manoeuvre est à la hauteur des espérances quant à la fanbase de Disney : surprenant, époustouflant, mémorable et inattendu. Voilà les maîtres-mots de Disney pour consolider, séduire et entretenir la fédération de leur communauté – voire leurs adeptes.

Zoom sur Netflix

La séduction du public est une des valeurs essentielles du marketing et par
extension, du buzz marketing. Pour illustrer nos propos, nous avons étudié les buzz marketing qui tournent autour de Netflix pour promouvoir ses séries à succès. Relativement jeune dans le milieu, Netflix connaît un succès époustouflant en moins de 10 ans. Arrivé en France en 2014, l’enthousiasme n’est pas sans attendre puisque Netflix est aujourd’hui le leader mondiale de streaming vidéo grâce à des créations originales, un concept qui met tout le monde d’accord et une relation de proximité unique avec sa communauté. Netflix s’est positionné comme le roi des réseaux sociaux. En effet, pour eux, créer un lien particulier avec ses clients est primordial ; ainsi, leurs actions promotionnelles en découlent.

Qui n’a pas entendu parlé de la série espagnole à succès, La Casa de papel ?

Aujourd’hui, lorsque nous parlons de “ La Casa de Papel ”, nombres savent de quoi nous voulons parler. En effet, la nouvelle série espagnole a su faire parler d’elle depuis sa sortie sur la grande plateforme de streaming.
Pour la série de braquage, Netflix a vu les choses en grand. Lors de leur promotion pour leur nouvelle saison, Netflix a, une nouvelle fois, su faire parler d’eux. Et cela en innovant et en surprenant dans leur campagne de communication avec un buzz d’une grande ampleur technique.

Pour être en accord avec leur série, la plateforme de streaming a pris part de différents médias en les hackant. C’est en juillet dernier que les fans de La Casa de Papel ont pu voir apparaître “le professeur”. Il parlait de “la resistencia” sur les écrans d’affichage de la gare de Lyon et de la gare du Nord à Paris. Mais ce n’est pas tout, Netflix aime voir les choses en grand, ils ne se sont alors pas arrêtés à ce buzz. Une fois les écrans de gare hackés, c’est au tour de la presse papier. C’est également en juillet que la une de différents journaux locaux (tels que le parisien, midi libre ou encore le courrier picard) publient une Une hackée par “la resistencia”, l’image de marque de La Casa de Papel .

Ces campagnes de communication ont marqué le grand public. Mais ce n’est pas sans compté sur Netflix pour s’arrêter sur ce buzz. Une de leur campagne a principalement étonné : le hackage du média de la télévision. Pourquoi vouloir passer de la publicité promouvant la série sur des chaînes de télévision ? Cela peut paraître étonnant de la part de Netflix, nous savons tous que la télé est l’ennemi principal de la plateforme de streaming. Mais bien évidemment, ce buzz était bel et bien réfléchi ; peu de temps après, Netflix et Canal + ont annoncé leur partenariat. Ce buzz, dit alors buzz marketing, n’était alors pas innocent de la part de Netflix. Avec ces buzz, Netflix a convaincu, séduit et étonné une fois de plus son public.

Dans la notion de “buzz marketing” pour promouvoir et séduire le public, les marques arrivent une nouvelle fois à nous étonner dans la forme et le fond. Les canaux utilisés et le contenu sont de plus en plus innovants, originaux et réfléchis.

Sources :

Cet article a été écrit par Emilie et Olivia

Le buzz marketing aujourd’hui

Le buzz marketing peut être défini de plusieurs manières. Certains définissent cette notion comme étant une opération de communication péjorative pour une entreprise quand d’autres la définissent comme étant la meilleure manière de faire parler et de se faire connaître. Mais qu’en est-il réellement dans le milieu professionnel ? Nous sommes allés à la rencontre de Gervais Duchemin, directeur clientèle à l’agence Sauvage pour en discuter. Il nous livré ses impressions sur le buzz marketing et nous a parlé de son expérience professionnelle.

«Qui êtes-vous ?»

Je suis Gervais Duchemin, directeur clientèle à l’agence Sauvage, agence de communication, de marketing et de digital à Rennes. L’agence à 15 ans.

Nous sommes chargés d’accompagner les entreprises et les marques via nos 3 expertises principales : le conseil en publicité et la stratégie marketing, la conception et la création visuelle ainsi que la mise en place de solutions digitales sur-mesure (site web, référencement, webmarketing, webdesign). En tant que directeur de clientèle au sein de l’agence, je suis chargé de définir les territoires de communication et les stratégies de marque en collaboration avec la direction marketing et communication. Je suis également chargé de la prise de brief avec les clients. Lors du projet, je pilote les briefs, le planning et le budget des dossiers et je travaille également sur le développement commercial de l’agence.

«Pouvez-vous nous expliquer les différences entre buzz marketing et marketing viral ?»

Selon moi, le marketing viral est une stratégie construite, c’est un levier à activer qui permet de propager la communication d’une entreprise. Cela va susciter de l’engagement petit à petit. Le marketing viral a une vitalité naturelle grâce aux contenus proposés. Toutes les entreprises aujourd’hui souhaitent bénéficier de la puissance de leur communauté digitale pour engendrer de l’engagement. Tandis que le buzz marketing est une opération coup de poing, dans la rue par exemple, qui n’est pas construite sur le long terme et qui permet à l’entreprise de faire parler d’elle de façon très ponctuelle. Les retours du buzz marketing ne sont pas forcément maîtrisés. Je perçois cette notion comme étant plutôt subie par l’entreprise que construite. C’est un terme qui renvoie souvent à des bad buzz.

Pour conclure, la réelle différence selon moi entre ces deux notions est la construction de la stratégie. Le marketing viral est construit alors que le buzz marketing est plus ponctuel.

« Quelle est votre définition du buzz marketing aujourd’hui ? »

Comme je disais précédemment, je considère le buzz marketing comme une opération coup de poing. Elle va impacter le consommateur et aura pour but de communiquer autour du lancement d’un produit. C’est une notion ponctuelle, le buzz marketing ne s’inscrit pas sur la durée et il n’est pas forcément maîtrisé par les entreprises. Les retombées médiatiques sont subies.

« Quelles sont, selon vous, les tendances actuelles du buzz marketing ? »

Je ne sais pas quoi répondre car il n’y a pas vraiment de tendances autour du buzz marketing. Je pense que c’est passé de mode. En revanche, il y a tout de même une tendance de fond qui est le concret. Les entreprises utilisent cette stratégie non pas pour présenter un produit mais pour présenter leur image de marque et leurs engagements. C’est pour cela que je pense que le buzz marketing est passé de mode. Les entreprises sont plutôt sur une tendance de réassurance que de buzz.

Le buzz marketing comme levier de communication n’est plus tendance.

« Avez-vous des conseils à nous donner pour un buzz marketing réussi ? »

Pour réussir son buzz marketing, je pense qu’il faut qu’il soit accompagner et maîtriser. Cela ne doit pas être une opération en one shot. S’il est juste jeté sur une campagne publicitaire, un film télé, une opération événementielle, dans la rue ou autre, il n’est plus maîtrisable. Le buzz marketing doit être accompagné par du marketing viral ou une stratégie de relation presse pour accompagner ce qui a été fait.

« Avez-vous déjà travaillé sur un buzz marketing ? »

Avant de travailler à l’agence Sauvage, j’ai travaillé pendant 10 ans au Stade Rennais, club de football. Mais avant d’être un club de foot, c’est une entreprise de spectacle. C’est un écosystème à part entière et un environnement très passionné. Nous avons travaillé sur une stratégie de communication qui devait sortir de l’environnement football pour aller séduire de nouvelles cibles.

Lors de la journée de la femme, nous avons déployé une campagne publicitaire avec beaucoup d’achat d’espace (présent sur toute l’Ille-et-Vilaine). Le visuel de cette campagne était un canard qui était en fait un sex-toy. L’opération visait à faire la promotion d’un match avec un tarif à 5€ pour les femmes. L’accroche était « Venez vibrer, 5€ pour les femmes ».

Cette campagne a fait énormément parler et qui n’a pas été accompagnée par l’entreprise. Il y a eu de très grosses retombées, pas forcément positives. Certaines associations féministes ont alors évoqué le Stade Rennais comme étant misogyne. L’idée de cette campagne était de faire parler du club et de ce match en séduisant les femmes.

Pour prendre du recul sur cette campagne, il aurait fallu l’accompagner en faisant, par exemple, des communiqués de presse ou des partenariats avec des associations. Mais dans ce cas, cette opération se serait transformée en marketing viral.

Avec l’agence Sauvage, j’ai également travaillé sur le lancement de Loco Loca, un restaurant sud américain à Rennes. Pour faire parler du restaurant, sans budget média, nous avons construit une piñata géante qui a permis de créer du contenu gratuit. Nous avons créé deux avatars sur Facebook et Instagram qui donnaient certaines informations sur ce restaurant et sur la piñata installée. Cela a créé beaucoup de bouche à oreille car les citadins prenaient la piñata en photo et la postaient sur les réseaux sociaux. Avant que le restaurant ouvre, il y a eu énormément de commentaires et posts qui parlaient du restaurant.

« Un bad buzz est-il, selon vous, une bonne chose pour une entreprise ? »

Certaines marques construisent leur bad buzz pour faire parler d’elles. Mais je pense que c’est une vision de l’ancien monde, elle n’a plus lieu d’être. Beaucoup d’entreprises ont cette réflexion là mais c’est dépassé. Il faut, aujourd’hui, avoir une maîtrise de son image. Une mauvais réputation reste pendant des années et il faudra beaucoup d’effort de communication pour retrouver une bonne image et pour atténuer le bad buzz qu’il y a pu avoir. C’est une vision de l’ancien monde car le digital fait aujourd’hui que tout se sait, tout se dit, les gens partagent leurs avis. Une fois que les consommateurs sont imprégnés de cette image, de cette mauvaise réputation, ils vont l’alimenter et cette image sera très dur à effacer pour les
entreprises.

Notre rencontre avec Gervais Duchemin nous a permis de renforcer nos connaissances en buzz marketing. Sa vision professionnelle a éclairci cette notion souvent mal comprise – apparentée au marketing viral ou encore au bad buzz. Cet échange nous a également fait comprendre qu’il n’existe pas de « buzz marketing » type . Gervais Duchemin ne faisait pas les mêmes distinctions, du moins pas aussi nettement que nous le faisions. Cet entretien fut très enrichissant autant sur le plan professionnel que personnel. Nous remercions l’agence Sauvage d’avoir pris le temps de nous accueillir. Ainsi que Gervais Duchemin pour son professionnalisme et sa pédagogie.

Sources

Cet article a été écrit par Emilie, Julie et Olivia

21 BUTTONS : OU COMMENT MONÉTISER SON AUDIENCE ?

Maintenant que vous êtes des pros du marketing d’influence depuis nos derniers articles, on vous parle aujourd’hui de la monétisation sur les réseaux sociaux avec l’appli du moment : 21 Buttons.

21 buttons est l’application incontournable pour gagner de l’argent grâce à ses followers, en partageant ses idées shopping. Créée en 2015 en Espagne, elle connait un grand succès en Europe depuis 2018.

Réseau social et market place à la fois

Comme sur Instagram et Pinterest, 21 Buttons est une application ou les utilisateurs peuvent poster leurs looks et styles vestimentaires. C’est un réseau social qui fonctionne avec un système d’abonnement, de likes et de commentaires permettant de réagir aux publications. On peut aussi voir le nombre de vues qu’une photo génère.

On appelle « buttoners » les utilisateurs qui postent leur looks et accumulent des pourcentages sur les achats réalisés par les « buttons » qui les suivent. Les recherches se font grâce à des mots clés et des filtres pour sélectionner la catégorie, la marque, le prix ou la couleur recherchée.

La petite (ou grande) nouveauté, c’est qu’à partir des publications des looks des buttoners, le buttons peut cliquer sur les liens d’affiliations des articles pour accéder directement au e-shop de la marque.

Un business model innovant

A moins d’avoir un partenariat d’affiliation avec les marques sur Instagram ou Pinterest, aucun autre réseau social ne permet de gagner de l’argent en postant son look. Les utilisateurs peuvent donc acheter directement les articles tagués par les buttoners, tout en les rémunérant, qu’importe leur notoriété.

La monétisation de l’audience : c’est quoi ?

Avec 21 Buttons, tout le monde peut être buttoners et donc influencer son audience. Les buttons accumulent des pourcentages sur les ventes des vêtements qu’ils ont posté, et peuvent retirer cet argent à partir de 10€. Qu’importe la taille de sa communauté, le but est de la séduire pour la rendre monnaie. Et c’est sur, plus sa communauté est en confiance, plus elle est fidèle et donc susceptible de passer à l’achat. La suggestion de vêtements passe donc inaperçue. En clair, c’est comme si le buttoners est notre meilleur ami et qu’au lieu de nous prêter ses vêtements, il nous laisse gentiment jeter un œil dans sa garde robe virtuelle et nous recommande ses vêtements. Le hic, c’est que dans cet échange de coup de cœur vestimentaire, il y a de l’argent. Et ça change tout… Nous devenons les gagne pain de nos « amis ». On peut alors se questionner et remettre en cause la confiance que l’on a envers notre ami buttoners. C’est aussi ça la monétisation de l’audience.

A qui profite la monétisation ?

Outre la rémunération des buttoners qui parviennent à convaincre leur audience et donc à les faire acheter, la monétisation arrange aussi les géants de la mode comme Zara ou H&M par exemple. En effet, cette monétisation de l’audience des influenceurs est un levier incontournable de croissance économique. Elle leur permet de peser encore un peu plus lourd sur le marché et de booster leurs  sites e-commerce. C’est un moyen pour eux d’être encore plus visible et d’avoir de la publicité gratuite.

Vous l’avez compris, les petites PME de la mode n’ont pas grand intérêt à se lancer dans l’aventure 21 Buttons, car l’intérêt de la monétisation dépend du nombre d’utilisateur et du poids des sites e-commerce, qui génèrent déjà beaucoup de trafic. 

Alors convaincus ?

En clair, tout le monde peut être gagnant dans l’aventure 21 Buttons. Les buttons gagnent de l’argent, les buttons gagnent du temps en accédant directement aux articles sans efforts, et les grandes marques profitent des communautés des influenceurs. Gardez juste en tête que derrière ce réseau social, il y a un gain financier à la clé.

L’application est facile à utiliser, son interface est agréable et ludique. Pour chipoter, on pourrait dire qu’il manque un indicateur de succès d’achat d’un article, mais on a hâte de voir les prochaines mises à jour !

Pour télécharger l’application, vous pouvez cliquer ici :

Sources :

Cet article a été écrit par Caroline Le Douarin

Les différents types d’influenceurs – Comment bien les choisir ?

Vous avez très certainement déjà entendu parler des #influenceurs, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Depuis peu, de nouveaux termes sont apparus ; nano-influenceur, macro-influenceur, méga-influenceur… Mais quelle est la différence entre toutes ces catégories ? Cet article devrait vous aider à y voir plus clair.

Pour commencer, un influenceur, qu’est-ce que c’est ?

La vraie question n’est pas ce que c’est mais plutôt qui ils sont. La définition exacte d’un influenceur est en réalité un individu qui, de par son statut ou son exposition médiatique, peut influencer les comportements de consommation dans un univers donné, en l’occurrence sur les réseaux sociaux et notamment Instagram. Nous pouvons également les appeler K.O.L : Key Opinion Leader de par leur force de persuasion envers leurs followers. Ils sont perçus comme de véritables leviers dans le cadre d’une stratégie marketing digital.

Vous avez tous déjà dû voir dans votre fil d’actualité des partenariats, des codes promotionnels, des placements de produits, vous avez peut-être même déjà acheté un produit à l’issu d’une photo ou d’une vidéo d’un influenceur que vous suivez sur #Instagram. Avec ses 1,5 milliards d’utilisateurs inscrits, Instagram est le deuxième réseau social le plus utilisé au monde. Il accorde une importance majeure à l’esthétique des publications ce qui est un véritable atout pour mettre en valeur les produits d’une marque. Par exemple, un influenceur catégorisé « lifestyle » peut très bien être contacté par un hôtel ou une agence de voyage afin de faire des photos qu’il publiera sur son compte en identifiant le compte Instagram de la marque. Face à des photos esthétiques et travaillées, cela peut procurer de l’envie et une possibilité par la suite de se rendre dans cet hôtel.

L’influence est dans toutes les campagnes aujourd’hui parce que nous vivons, que nous le voulions ou pas, dans une ère d’influence. Sur la toile, une image de marque, une personnalité peut se faire et se défaire en quelques secondes. Les consommateurs étant pour la plupart hyper connectés en tout lieu et à tout moment, un jeune internaute sur trois aujourd’hui choisira une marque évoquée par une recommandation ou une influence sur la toile.

Nous sommes influencés de par les personnes pour lesquels nous aimons le contenu et en qui nous avons confiance. Tout l’enjeu est là pour la marque : choisir la bonne personne qui saura mettre le produit en avant et qui suscitera de l’engagement auprès de ses abonnés. En effet, le but pour la marque est de vendre davantage en un temps court.

L’influenceur est généralement perçu comme un véritable atout pour les entreprises en quête de visibilité et de notoriété. En effet, en quelques années, le marketing d’influence digital est devenu l’outil fondamental permettant de diffuser de l’information par le biais de personnes influentes. Cela a transformé la manière de promouvoir, auprès des consommateurs potentiels, l’image et la notoriété d’un produit mode, lifestyle, sport, d’un hôtel, ou d’un service…  Chaque bon influenceur à un profil comportemental très identifiable qui lui donne un rôle légitime pouvant participer à la notoriété de la marque via sa communauté.

Récemment, la succession de polémiques au sujet des « fake followers » a accentué le doute des parties prenantes, et surtout la méfiance des consommateurs. En effet beaucoup d’influenceur achètent des followers, ce qui peut au premier abord attirer une marque, mais par la suite cela aura un effet négatif sur cette dernière car aucun engagement n’aura suivi. Les marques s’assurent désormais de collaborer avec de « vrais » influenceurs, qui sont non seulement inspirants mais surtout qui ne trahissent pas leur communauté et qui les engagent, ce qui n’est pas le cas de tous. Il faut donc être prudent et faire attention à bien observer les commentaires, les tags, les mentions d’un compte, afin d’en vérifier l’authenticité.

Les différentes catégories d’influenceurs :

De par ce « phénomène » des catégories d’influenceurs sont entrés en jeu,

  • Les méga-influenceurs avec plus d’un million de followers et un faible taux d’engagement ;
  • Les macro-influenceurs avec de 100 000 à 1 000 000 de followers, qui ont un taux d’engagement deux fois plus important que celui des Méga, et le même taux de conversion ;
  • Les micro-influenceurs avec de 10 000 à 100 000 followers qui ont un taux d’engagement trois fois plus important que celui des Méga, et surtout un taux de conversion deux fois plus important que celui des Méga ;
  • Les nano-influenceurs ont moins de 10 000 followers et un taux d’engagement trois fois plus important que celui des Méga, et surtout un taux de conversion quatre fois plus important que celui des Méga.

Le nombre de followers ne détermine pas le taux d’engagement d’un influenceur. Différentes méthodes sont possibles pour calculer le taux d’engagement. Il existe plusieurs manières de penser lorsqu’il s’agit de choisir la meilleure méthode : bien que la plupart des Social Médias Managers calculent le taux d’engagement en ajoutant les « j’aime » et commentaires, d’autres pensent qu’il serait pertinent d’ajouter le nombre de publications sauvegardées & partagées en privé. Quoi qu’il en soit, le taux d’engagement est bien plus important que le nombre de followers.

Pour conclure, une marque ne doit pas collaborer n’importe comment avec n’importe quel influenceur pour, d’une part, ne pas se décrédibiliser et pour avoir un réel impact positif sur leur stratégie de marketing digital. Il est important de bien les choisir et l’idéal est d’identifier un influenceur en affinité la marque, il doit s’approprier le produit, en être véritablement consommateur, pour délivrer un message crédible à sa communauté.

Sources :

Cet article a été écrit par Imane Mounir