Le marketing sensoriel : une stratégie payante ?

Le marketing sensoriel a-t-il un réel impact sur le chiffre d’affaires et l’évolution des entreprises ?

Qu’est ce que le marketing Sensoriel ?

Le marketing sensoriel regroupe l’ensemble des techniques marketing visant à utiliser les 5 sens pour favoriser l’achat d’un produit ou d’un service.

La sollicitation de ces sens chez le consommateur se fait essentiellement au niveau du produit ou de la vente, mais elle joue un rôle très important dans la fidélisation du consommateur. La vue, le toucher et le goût font évidemment, et depuis longtemps, partie intégrante du marketing produit. Le terme de marketing sensoriel est apparu avec l’utilisation des sens moins évident tel que l’odeur et le son. Cette stratégie vise à charmer un des 5 sens au minimum du consommateur. Les objectifs premiers sont de mettre le futur consommateur dans un climat de confiance et créer une expérience mémorable autour de l’acte d’achat. Et c’est une chose que les entreprises ont bien assimilé.

The five senses : explications et exemples

Les 5 sens sont les stars du marketing sensoriel, mais comment sont-ils exploités ?

1.le marketing visuel :

Des études démontrent que 80% des informations qui parviennent à l’homme passent par la vue, il s’agit donc du sens le plus stimulé par les humains. La vue permet de distinguer la beauté d’un produit et d’être attiré par celui-ci mais cela ne suffit pas.

Les marques font appel à des graphistes, des designers et des agences de communication pour créer des packagings qui attirent le consommateur. Les meilleurs exemples sont les parfumeries ou les magasins de produits de beauté comme Sephora. Nous pouvons admirer la beauté des multiples flacons de parfums, tous plus différents les uns que les autres.

Le marketing visuel s’applique pour communiquer sur le produit à vendre, en lui donnant un attrait particulier ou en jouant sur les couleurs par exemple. Il s’applique à communiquer sur la marque à travers son identité visuelle.

L’utilisation de la vidéo a également un effet positif dans le marketing visuel et les entreprises l’ont bien compris en introduisant des écrans dans leurs magasins. Les nouvelles technologies comme les applications mobiles, les objets connectés ou encore la réalité augmentée sont désormais au service du marketing visuel.  Voici quelques exemples des meilleurs packaging 2020 dans différentes catégories de produits.

2.Le marketing auditif :

De nos jours, c’est à l’oreille que nous évaluons la qualité de certains produits, comme une voiture ou un jouet. Certaines marques misent notamment sur ce sens pour induire la notion de qualité auprès de leurs consommateurs.

Mais le marketing auditif ne se limite pas à ça. Des études démontrent les influences cognitives et comportementalistes de la musique d’ambiance dans un environnement commercial : une musique douce sera plus facilement exploitable pour une action commerciale dédiée à des achats réfléchis relativement onéreux tels que les voitures ou les produits de prestige. A contrario une musique rythmée incitera le consommateur à acheter de façon plus compulsive.

Mais tout dépend de la stratégie de l’entreprise. En effet, la chaîne Hippopotamus diffuse des musiques à tempo élevé dans le but d’accélérer la vitesse de mastication des clients et augmenter les volumes consommés. À l’inverse, l’enseigne Séphora utilise des musiques avec un tempo lent, afin de ralentir la circulation en magasin et inciter la clientèle à essayer les produits mis à sa disposition comme des échantillons de parfum ou des fonds de teint.

Enfin, le marketing auditif permet d’identifier rapidement une marque, grâce à son jingle par exemple.

3.Jingles de publicité qui reste dans les mémoires :

  • Haribo c’est beau la vie, pour les grand et le petits
  • Kiri kiri kiriiii
  • Carglass répare, carglass remplace

(Vous pouvez nous avouer que vous les avez lu en chantant…)

D’autres entreprises comme Décathlon ou la SNCF ont aussi des identités sonores bien distinctes.

3.le marketing gustatif :

Le marketing par le goût est plus difficile à mettre en place.  Le meilleur moyen étant de procéder à des dégustations gratuites en magasin pour pousser le consommateur à acheter le produit.

Qui n’a jamais goûté au saucisson ou au fromage gentiment proposé par un commerçant derrière son stand sur un marché ?

Les professionnels ne peuvent plus tricher, si le consommateur n’apprécie pas le produit, il n’achètera tout simplement pas. En revanche, s’il apprécie, il est certain que le marketing gustatif fera décoller les ventes du produit.

Les événements tels que “la semaine du goût » “le salon du chocolat” “salon bio”… sont la preuve que le marketing gustatif est régulièrement utilisé afin de promouvoir des produits comestibles. 

Quelques exemples de marketing gustatif :

  • Dentifrices aromatisé
  • Rouge à lèvre aromatisé
  • Mettre en avant des biscuits pour donner faim au consommateur
  • Dégustation dans la grande distribution
  • Dégustation dans les marchés.

4.Le marketing olfactif :

Tout comme le marketing gustatif, le marketing olfactif est traditionnellement utilisé dans l’agroalimentaire et dans les cosmétiques. En effet qui d’entre nous n’a jamais voulu sentir le shampoing avant de l’acheter ?

L’odeur du shampoing en question nous éloigne de ses qualités intrinsèques à savoir s’il lave bien les cheveux, mais certains souvenirs peuvent ressurgir à l’aide d’une odeur, d’où le rôle du marketing olfactif.

Par ailleurs, certaines odeurs ont des interactions cognitives qui leurs sont propres : la vanille ou la cannelle par exemple inspireront le confort ou la chaleur tandis qu’ une odeur plus fruitée sera perçue comme vivifiante.

Plusieurs marques utilisent le marketing olfactif comme levier de différenciation en créant des ambiances olfactives uniques.

Prenons par exemple les feutres parfumés (vous savez, ceux que nous voulions tous dans notre enfance). Ces feutres sont l’exemple parfait du marketing olfactif. Combien de parents ont cédé à la demande de leurs enfants, uniquement pour la senteur de ces crayons… Il s’agit là purement d’une stratégie marketing utilisant les sens et ici, l’odorat.

5.Le marketing tactile :

Le toucher est au centre de plusieurs recherches de marketing étant donné qu’il s’agit du sens le plus intime que nous ayons.

La possibilité de toucher un produit nous permet d’apprécier sa qualité mais elle induit implicitement l’idée d’appartenance immédiate. Le sens du toucher a un lien direct avec nos émotions. 

On distingue 2 types de marketing tactile : 

Le toucher instrumental : toucher un produit afin d’obtenir plus d’informations sur ce dernier. Par exemple, dans le rayon des fruits pour savoir si celui-ci est mûr. 

Le toucher autotélique : dans ce cas, le consommateur cherche à éprouver une sensation de bien être, un plaisir qui l’incitera à prolonger son geste et peut-être à l’achat (manteau de fourrure par exemple…)

Pour conclure sur la stratégie du marketing sensoriel, son utilisation permet le renforcement identitaire d’un produit, d’une marque ou d’un magasin et donc une croissance des ventes. Selon une étude effectuée par moodmédia en 2019, on remarque une augmentation des ventes de 10% dans les magasins usant de cette stratégie. 

Mais cette méthode permet aussi et surtout un attachement à la marque et une fidélisation de la clientèle. En effet, 90% des acheteurs se disent plus enclins à revenir dans un magasin, si la musique, les éléments visuels et les senteurs créent une atmosphère agréable.

Les impacts des campagnes de marketing sensoriel 

Le marketing sensoriel favorise donc l’expérience client, mais il stimule les ventes, tout simplement. Selon l’étude de Mood Media, ce procédé est essentiel car les consommateurs remarquent et réagissent à cette approche stratégique en créant des liens personnels et émotionnels. 

Ce type de marketing est souvent utilisé en “omnicanal” pour utiliser et mobiliser l’ensemble de ses contacts de vente, lié aux outils sensoriels pour accroître les expériences engageantes et la connexion à la clientèle. L’objectif est de donner une parenthèse positive dans la consommation et faire revenir le client le plus de fois possible. 

En termes de chiffres, 75% des acheteurs se disent plus susceptibles de rester plus longtemps dans un commerce avec de la musique, des effets visuels et des senteurs, sachant que 90% d’entre eux se disent plus enclins à revenir dans un magasin ou l’atmosphère y est agréable et positive. Ce sont aussi ces caractéristiques qui déterminent le choix d’aller acheter en magasin ou en ligne.

Selon cette étude, 8 personnes sur 10 recommanderaient un magasin pour ces éléments sensoriels, avec la musique en première position pour élever l’humeur.

Ces éléments de réponse se basent sur des technologies modernes mesurant les systèmes nerveux des effets visuels et sonores (Activation Galvanic Skin Response) et sur des outils de eye-tracking sur les produits.

Ces éléments sensoriels sont essentiels car si l’on retire l’intégralité de ceux-ci, les consommateurs ont des réactions et des sensations psychologiques négatives. Ils ne sont pas stimulés et sont moins à l’aise pour explorer tout le magasin. Pour des raisons naturelles de survie, l’humain réagit plus facilement à des expériences négatives, de fait retirer les éléments sensoriels est une circonstance inhabituelle et provoque du stress chez les consommateurs. 

Le choix ne se fait donc pas sur la mise en place ou non de ces outils, mais sur les différentes combinaisons possibles en relation avec les produits vendus et la structure de vente pour maximiser le chiffre d’affaires. 

L’investissement dans ces techniques sensorielles est donc inévitable pour évoluer.  

SOURCES

Cet article a été écrit par Paul Gayet, Arthur Besnehard, Romane Fouillen, Marie-Sophie Serradilla et Jules Guirois.

Le newsjacking ou l’art de surfer sur l’actualité avec dérision

As-tu déjà entendu parler du #newsjacking ? 🧐  Tu sais, cette façon pour une marque de te faire marrer tout en t’incitant à acheter ? 

Chaîne de fastfood, marque de sous-vêtement ou même gouvernements utilisent cette stratégie pour faire passer un message. Le newsjacking est tout simplement une méthode qui a pour but de s’emparer d’un fait d’actualité, d’un événement ou encore d’un buzz existant pour le détourner à son avantage. 

Si tu es curieux d’en savoir un peu plus, feel free to continuer ta lecture 🤓  (oui oui, on fait un peu de franglais façon @yugnat999 à l’ESG)

via GIPHY

Comme tu le sais, ces dernières années ont plutôt été riches en actualités… Des scandales sur la data compromettant Facebook, en passant par les mouvements féministes, ou encore la désormais célèbre crise du COVID-19. Une vraie opportunité pour les marques de surfer sur l’actualité pour alimenter et renforcer leur image. 

“BE LAZY, SAVE LIVES” 🇩🇪

ou “sois paresseux, sauve des vies” pour les plus anglophones d’entre nous. 

C’est le titre de la dernière campagne du gouvernement Allemand pour sensibiliser les jeunes à accomplir leur devoir patriotique dans la guerre contre le coronavirus. Ce clip vidéo ironique met en scène un ancien combattant qui se souvient de ce temps de guerre où il suffisait de rester simplement à la maison pour sauver la population.

C’est avec tact et dérision que le gouvernement allemand, par cette vidéo, incite finalement les habitants à respecter les gestes barrières. Et c’est très bien joué ! On se prête au jeu, on ne fuit pas cette annonce gouvernementale comme on pourrait le faire devant une campagne lambda.

via GIPHY

Maintenant, abordons un sujet qui fait débat : la sexualisation du corps de la femme sur les réseaux sociaux. Par exemple, Instagram a pour habitude de censurer, grâce à un algorithme, des photos de femmes jugées “trop dénudées ». Attention, un téton ! 😱 

C’est d’ailleurs à cause de cet algorithme que Mood Paris, une marque de lingerie et maillot de bain française a vu sa campagne censurée et supprimée des réseaux sociaux. Alors, pour répondre soigneusement, les fondatrices de la marque ont décidé de publier de nouveau cette campagne… en présentant des hommes cette fois-ci ! Un pied-de-nez aux réseaux sociaux qui, selon elles, “considèrent les photos d’un homme en caleçon plus décent”. Doublé du hashtag #abodyisabody, Mood Paris a su relever le défi de lancer une campagne de lingerie engagée, d’actualité, accompagnée d’une dose de second degré.

“ALWAYS SAFE, ALWAYS FUN” 🍆

Si je vous parle de Facebook et de Cambridge Analytica, ça vous rappelle quelque chose ? Pour rappel, en 2018, les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs Facebook avaient fuité. Données confiées et recueillies par Cambridge Analytica, société de publication stratégique combinant des outils d’exploration et d’analyse des données. Ces informations ont servi à influencer les intentions de vote en faveur d’hommes politiques qui avaient fait appel aux services de Cambridge Analytica.

Cependant, qui aurait cru qu’une marque comme Durex tirerait bon parti de ce bad buzz ?

Et oui, Durex a osé ! S’amuser de Facebook pour promouvoir sa marque. Le message ici ? Soyez toujours en sécurité avec Durex. Pas besoin de plus d’explications, vous avez bien compris le sens de la blague 😉

via GIPHY

TO CONCLUDE…

En somme, le newsjacking est un véritable outil marketing qui permet d’attirer l’attention du consommateur, le faire réagir. En utilisant cette stratégie, il faut bien savoir jouer la carte de l’humour pour éviter le fail. Il est également nécessaire de ne pas trop en faire, au risque que cela devienne lassant.

Alors si toi aussi, tu as envie de tester le newsjacking, voici nos conseils :

Avec tous ces ingrédients, tu auras l’opportunité de profiter d’un excellent outil de communication et d’un puissant levier pour ton marketing ! Well done 😁

via GIPHY

Sources

Cet article a été écrit par Alice Flamant, Cyrielle Bossé, Jeanne-Eloïse Guérin et Marion Plante.

La publicité ciblée : un atout pour les entreprises ou un problème d’éthique et de transparence pour les consommateurs ?

Des pubs, des pubs et encore des pubs… nous sommes confrontés à la publicité au quotidien que ce soit à la radio, à la télévision ou encore sur les affichages publics. Saviez-vous que nous voyons en moyenne 3 000 publicités par jour ? Oui, 3000…

La publicité est née grâce à Emile de Girardin. Ce journaliste et homme politique français publie les premières annonces commerciales dans son journal “la presse”, le 16 juin 1836.

Son objectif ? Créer un journal bon marché afin de multiplier le nombre de lecteurs, dans un contexte où le coût de l’abonnement était souvent élevé. En réduisant de moitié le prix de l’abonnement pour multiplier les souscripteurs, il va naturellement augmenter le nombre d’insertion publicitaire dans son journal. Une révolution à cette époque.

Aujourd’hui, l’objectif de la publicité est d’attirer l’attention du consommateur sur un produit ou une marque afin de l’influencer à acheter et consommer le produit. La publicité a également pour but de créer un besoin au client, un besoin nouveau. Mais elle tend désormais à évoluer vers une publicité ciblée. C’est donc ce que nous allons évoquer tout au long de cet article.

Présentation de la publicité ciblée

Le concept de la publicité ciblée réside dans le fait de collecter des données personnelles à travers les activités et les habitudes en ligne des usagers. De la lecture de votre journal du matin, à vos choix de vêtements sur des sites en ligne, vos faits et gestes sur internet sont analysés et exploités. En récoltant ces informations, il est plus facile de proposer des publicités qui ciblent les bons individus en fonction de leurs besoins ou de leurs attentes.

Cette notion de publicité ciblée a été introduite au fur et à mesure des années et suite à la constante évolution des technologies. L’utilisation des smartphones, ordinateurs ou encore des objets connectés comme les assistants vocaux, rend la pratique de la publicité ciblée d’autant plus simple. En effet, à travers ses jeux, applications et plateformes, il devient de plus en plus facile de tracer les données personnelles des individus et ainsi leur proposer des publicités adaptées et qui les intéressent.

Quand vous recherchez une petite robe noire ou un costume sur internet, ne voyez-vous pas ensuite de nombreuses publicités vous proposant des robes ou costumes ? C’est ce qu’on appelle la publicité ciblée.

Les entreprises récoltent les informations des utilisateurs grâce à différentes méthodes comme la géolocalisation. Aujourd’hui, presque la totalité de nos actions sont géolocalisées grâce aux données GPS contenues dans nos objets du quotidiens, smartphones, tablettes et mêmes dans nos aspirateurs, frigo et véhicules. Une autre méthode est celle des cookies, qui sont récoltés pour la plupart d’entre eux sur les sites marchands. Ces cookies permettent d’enregistrer de nombreuses informations sur le consommateur : Quels produits l’intéresse t-il ? Quels sont ses centres d’intérêt ? Sur quels sites va t-il le plus souvent ? Combien de temps y passe t-il ?

Une fois ces informations collectées, elles sont utilisées pour vous proposer des produits et services dont vous serez normalement intéressés, et envoyés à d’autres entreprises qui achètent ensuite des encarts publicitaires sur les sites que vous fréquentez.

Mais depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) en mai 2018, la publicité ciblée a causé de nombreux débats et problèmes concernant la sécurité en ligne. Des inquiétudes commencent à apparaître chez les utilisateurs concernant la protection de leur vie privée sur internet. D’après une étude réalisée par RSA en Europe et aux Etats-Unis sur 6000 personnes, seul 17% de la population étudiée serait favorable à la publicité ciblée. On peut donc se questionner sur les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et les consommateurs.

Les enjeux de la publicité ciblée pour les entreprises et consommateurs

Enjeux pour les entreprises :

Le principal objectif de la personnalisation et du ciblage des messages publicitaires dans l’e-commerce est d’éviter qu’ils soient dilués parmi la grande quantité d’informations à laquelle est exposé le client aujourd’hui. Comment réussir la segmentation des messages dans le marketing en ligne ? En s’appuyant sur deux types de données :

  • Les informations collectées en temps réel (« données chaudes »), qui sont obtenues à travers les cookies, quand on fait une recherche sur internet.
  • Les informations historiques (« données froides »), centrées sur les bases de données de clients déjà enregistrées antérieurement.

La publicité ciblée (dite par centre d’intérêt) se développe massivement sur les supports mobiles au profit de l’ordinateur (1,6 milliards en 2015). Ceci s’explique par le fait que les smartphones deviennent un prolongement naturel et quotidien dans notre main, pour aller s’informer, se divertir et travailler en lien avec Internet. Les grands gagnants de cette démarche sont les moteurs de recherches (Google) ou encore les médias sociaux (Instagram & Facebook) en grande expansion.

Les réseaux sociaux, en plus d’être des plateformes de divertissement et d’information sont des mines d’or pour les entreprises cherchant à vendre leurs produits ou à les promouvoir via de la publicité ciblée. En effet, ces plateformes sont de grands vecteurs de trafic et sont donc essentielles dans une stratégie de marketing digital. Outre le fait que ces moyens paraissent “intrusifs” pour certains, ce business model a fait ses preuves par le fait que les clients apprécient trouver des produits qui leur correspondent grâce à des pubs “sur mesure”. De plus, les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de quantifier une campagne stratégique de marketing digital avec de nombreux outils.

La publicité ciblée par centre d’intérêt est en pleine croissance et elle offre de plus en plus de solutions et d’opportunités aux entreprises. Faire l’impasse de cette technique pénaliserait une entreprise par rapport à ces concurrents puisqu’elle offre de nombreux avantages.

La technique la plus utilisée dans ce système est le « Retargeting », qui consiste à cibler des individus ayant interagi avec un contenu en particulier, pour ensuite récupérer leur adresse e-mail et les fidéliser via des produits tiers. Le but est d’affiner la sélection de contacts cibles pour gagner en efficacité et en optimisation, le tout étant facturé au “coup par clic”.

En jouant sur les coûts, Internet, face aux autres médias (TV, radios, presse…) est bien plus rentable et accessible pour tous les acteurs voulant communiquer via de la publicité web. En jouant sur le “profilage” qui contraste avec le “Retargeting”, cette méthode à large spectre cible les personnes qui sont les plus susceptibles d’être intéressées par votre publicité et à moindre coût. C’est un avantage pour les grandes entreprises pouvant allouer de gros budgets à ce type de publicité, mais aussi et surtout un grand avantage pour les petites et moyennes entreprises pouvant elles aussi s’implanter sur ce secteur de marché et concurrencer les plus grands.

Enjeux pour les consommateurs :

La publicité ciblée permet aux consommateurs de bénéficier d’offres personnalisées selon leurs besoins, leurs envies et leurs centres d’intérêts. De plus, avec les nouvelles règles du RGPD les consommateurs peuvent plus facilement se renseigner sur ces méthodes, faire de la prévention et également choisir d’être à la lumière de ces publicités ou non grâce à des outils comme AdBlock ou le choix de son navigateur internet. C’est notamment le cas via la récente réglementation des cookies sur tous les sites internet ou l’utilisateur peut choisir ou non de partager ses données.

Cependant, si la publicité ciblée offre de nombreuses opportunités aux entreprises, elle rend une expérience inconfortable et intrusive aux consommateurs. En effet, les consommateurs ont l’impression d’être constamment observés à leur insu. Si les consommateurs sont envahis de pop-up publicitaires ils se sentent envahis et agressés, la publicité devient alors contre-productive pour l’entreprise et contraignante pour le consommateur. De plus, les entreprises, grâce aux cookies par exemple, ont accès aux historiques des consommateurs et c’est une chose que les consommateurs savent. C’est pourquoi, ils décident de se protéger en bloquant les publicités par l’utilisation de sites tels que Adblock.

Aujourd’hui, ces pratiques de digital marketing sont connues du grand public et permettent de donner une expérience client sur mesure sans contraindre l’utilisateur. Toutefois il existe encore des dérives et des questions qui restent en suspens sur l’utilisation des données personnelles et leur manipulation.

Dérives

En 2009 la CNIL a rendu un rapport sur les publicités ciblées. Une « dérive dangereuse » selon l’institution.

Depuis que Google a annoncé réaliser de la publicité ciblée pour chaque internaute, la CNIL a décidé de réagir.

Google a mené des tests afin de pouvoir y afficher des publicités en fonction des centres d’intérêts des utilisateurs. Une publicité appelée “comportementale” qui permet un nouveau type d’annonces ciblant les internautes via l’étude de leur historique de navigation.

La firme s’est voulue rassurante au sujet de l’épineuse question de la vie privée de ses internautes, mais la CNIL a tenu à rappeler dans un communiqué visible sur son site qu’il fallait prendre garde à un risque de marchandisation des profils individuels entre les fournisseurs de contenus et les annonceurs.

La commission explique qu’elle doute que les services de Google puissent retirer les données personnelles d’un internaute dans la mesure où il n’utiliserait plus l’outil. C’est donc dans cette optique que la CNIL encourage au développement de technologies permettant aux personnes de s’affranchir du profilage commercial .

Nos habitudes de consommation sont suivies. L’avantage incontestable de ce type de publicité est justement qu’elle s’intègre dans la vie quotidienne et devient donc imperceptible. La publicité suivra chaque mouvement des consommateurs et perturbera définitivement leur vie. Ces données sont à priori utilisées uniquement pour ajuster au mieux les informations de l’entreprise aux consommateurs, mais ils bénéficient également d’éventuels nouveaux achats. Cependant la frontière est fine entre la vie publique et la vie privée et mettre ces publicités dans nos objets du quotidien peut poser grandement problème.

La prolifération des objets connectés dans la maison représente un espace en or pour une meilleure compréhension des consommateurs. Au fur et mesure que les familles se connectent, elles offrent de nombreuses opportunités aux marques de proposer des publicités ou des services ciblés.

Exemple: Un robot aspirateur cartographiera votre maison et connaîtra ainsi ses dimensions précises. Les marques comme IKEA pourraient ainsi être intéressées par ce type d’information pour proposer par la suite des meubles parfaitement adaptés.

Objets connectés : derrière l’accessoire, de très convoitées données personnelles…

Pour leurs utilisateurs, les objets connectés s’apparentent à de simples gadgets. Mais pour les fabricants, ils sont bien plus que ça. Le poids enregistré par une balance connectée ou les requêtes dictées à un assistant vocal en disent long sur une personne.

Une fois récoltées, ces données permettent, au travers de la publicité ciblée, de susciter des envies d’achat.

Qu’il s’agisse d’Apple, de Samsung ou d’Amazon, les géants de la technologies nient toute exploitation commerciale des données personnelles dites de « bien-être ». Mais les scandales à répétition permettent d’en douter. Et même sans cela, les habitudes de millions d’utilisateurs permettent de tirer des conclusions sur les tendances du moment.

D’autres vont plus loin. Récemment, Amazon a dévoilé « Halo », un bracelet connecté aux fonctionnalités innovantes et perturbantes. Notamment, l’analyse de la masse graisseuse de son porteur, ainsi qu’une capacité à deviner ses émotions grâce à un capteur qui analyse le ton de sa voix.

Sur Internet, votre vie privée est comme un livre ouvert. Nous prêtons attention au clics, aux historiques de navigation, puis vous enverrons des publicités ciblées basées sur vos données personnelles.

Avez-vous réservé votre vol pour Rome via une agence de voyage en ligne? Ne soyez pas surpris si les publicités d’hôtels vous poursuivent sur le Web pendant des semaines.

Jusque là ce n’est pas bien grave, mais par contre, lorsque nous nous faisons bombarder de publicités à propos d’une recherche qu’on aurait fait sur notre santé, ça devient plus grave car la santé est une donnée sensible qui ne doit pas faire l’objet de publications ciblées !

Malgré tout ce que que nous venons de voir ci dessus qui est relativement inquiétant pour la vie privée des consommateurs, la publicité ciblée devient de plus en plus acceptable aux yeux des internautes. L’inquiétude laisse place petit à petit à l’acceptation. En effet, l’idée d’une publicité pouvant aider à mieux consommer, de proposer une publicité différente à chaque internaute et de ne pas l’étouffer finit par être tolérée.

Sources

Cet article a été écrit par Jules Guirois, Romane Fouillen, Arthur Besnehard, Marie-Sophie Serradilla et Paul Gayet.

ÊTRE (RE)CONNU SUR LES RÉSEAUX, UNE NOUVELLE SOURCE DE REVENU

En se réveillant, en mangeant, au travail, dans la rue… Il ne se passe plus un instant sans que l’on ne soit confronté à une publicité, un placement de produit ou une promotion. Aussi innocentes et parfois même inaperçues puissent-elles êtres, les publicités envahissent notre quotidien à tous. Les réseaux sociaux font partie intégrante de notre vie, et on peut constater, depuis quelques années, la naissance de nouveaux intervenants qui font la promotion des marques via différentes plateformes comme Instagram, Facebook, Youtube.. : les influenceurs.

Qui sont les influenceurs sur les réseaux sociaux ?

Un influenceur est, par définition, une personne qui est suivie et est un relai influençant les pensées et consommations d’une communauté, avec une finalité marketing. Il est donc possible à tout individu avec un compte sur les réseau sociaux de le devenir, on peut même remarquer certains internautes devenus influenceurs malgré eux, en postant une vidéo, une photo qui fait le buzz, un tweet relayé par une star, et qui profitent de cette notoriété soudaine pour créer une réelle agence marketing via leur smartphone en citant des marques, en faisant des placements de produits ou en proposant des codes promo qui leur permettent de générer des revenus, d’obtenir des produits gratuits, des invitations à des événements ou même des emplois. Certains posts peuvent rapporter à l’internaute plus de 1000€.

D’une vie étudiante à une vie de business man

On peut prendre l’exemple d’@UrbanLePharaon, un étudiant en Master Communication Digitale qui pendant ses débuts sur Twitter, a fait le buzz grâce à un post qui a été retweeté et cité par Dwayne Johnson en personne. À la suite de ce Tweet, cette notoriété d’un jour lui a permis de d’être remarqué par plusieurs marques dont il a ensuite pu faire la promotion à sa façon. Parmis ces marques on peut retrouver notamment Les Produits Laitiers, ou Netflix, pour qui, il est apparu lors d’événements privés comme la venue des acteurs de la série La Casa De Papel pour la promotion de la série en France.

Photo prise par @UrbanLePharaon (à gauche de la photo) lors de la soirée d’avant-première de la saison 3 de la série Netflix La Casa de Papel à Paris le 15 juillet 2019.

Outre @UrbanLePharaon, nombreux internautes se sont fait remarqués par le public et les marques et cela à des échelles différentes. En débutant par des post innocent sur un réseau social, comme Norman, Cyprien, Squeezie sur YouTube. On peut aussi retrouver parmi ces influenceurs les personnes
profitant d’une notoriété qu’ils ont déjà sans les réseaux, comme les personnages de télé-réalité, mannequins ou humoristes. Ils postent des vidéos les mettant en scène avec des produits envoyés par certaines marques avec des codes promotionnels à proposer, ou des démonstrations d’utilisation sur Instagram ou Snapchat.

On l’a dit, tout le monde peut devenir influenceur, mais comment se lancer ?

Avant de se lancer en tant qu’influenceur, il est primordial de bien définir ses objectifs et les limites de son projet. Et pour se faire, il faut suivre 5 étapes clé.

La première étape consiste à définir son concept. Cette étape est décisive pour la suite. Elle consiste en effet à définir le sujet et la ligne éditorial à utiliser sur les différents réseaux, sous lequel se rejoindra sa communauté. Les possibilités de sujet sont multiples, de la mode au food en passant par l’agriculture, tous les sujets sont permis.

La seconde étape pour devenir un leader d’opinion sur les réseaux sociaux est de définir une cible susceptible d’être intéressés par leurs créations. Il est important pour les influenceurs d’avoir une réflexion de ciblage d’audience.

Il est important d’avoir des followers sur ses réseaux,
mais encore faut-il les fidéliser c’est tout l’enjeu de l’étape trois de comment devenir un influenceur. Il est important d’instaurer une certaine proximité avec
leurs abonnés sur tous les réseaux sociaux afin de
perdurer dans le temps.

Pour cette quatrième étape, c’est son statut juridique qu’il faut définir. En effet, pour se lancer en tant qu’influenceur, il existe plusieurs possibilités. Tout d’abord, la solution préconisée est de se lancer en tant que Freelance, c’est la solution la plus simple car elle présente moins de démarches administrative que les autres statuts. Cependant, cette solution impose un plafond de chiffre d’affaire annuel de 70 000 € en tant qu’influenceur.  La seconde solution consiste à créer une société (EURL ou SASU). Cette solution présente l’avantage de ne pas avoir de plafond de revenus, et de protéger son patrimoine personnel.

L’étape ultime…

La cinquième et dernière étape est d’établir des partenariats avec des marques afin de développer une autre sorte de contenu. Afin de se faire repérer par une marque il est nécessaire d’avoir une communauté qui les intéresse et qui convient à son activité commerciale. Ainsi les marques proposent aux influenceurs des codes promo, des produits et des services à présenter et à diffuser sur leurs plateformes. Pour encadrer au mieux cette relation professionnelle, il est nécessaire de l’encadrer avec un contrat de partenariat commercial. Il est important de créer une structure juridique adaptée au statut d’influenceur du web.

Selon le contenu qu’ils proposent, les influenceurs peuvent obtenir des contrats d’artiste (participation au tournage de vidéo organisée par la marque et publication sur les réseaux par la suite), d’artiste-interprète (s’ils jouent un rôle dans une vidéo) ou encore un contrat de mannequin (s’ils présentent au public, directement ou indirectement par reproduction de leur image sur tout support visuel ou audiovisuel, un produit, un service ou un message publicitaire).

Un bénéfice pour les entreprises

Jessica Thivenin,une star de la téléréalité avec 4,8 M d’abonnés, qui fait de la publicité pour une marque de parfum.

En 2019, Être Influenceur sur les réseaux sociaux est un métier qui a su se faire une place sur le marché de la publicité.
Aujourd’hui, Plusieurs marques préfèrent passer par les influenceurs pour la publicité de leurs produits que par les médias traditionnels (tv, radio…).
On pourrait se demander pourquoi faire sa promotion de produit auprès des influenceurs ?

Les campagnes d’influences sur les réseaux sociaux pour une marque sont d’une efficacité non négligeable ! D’où le fait de choisir un bon canal de communication intermédiaire entre la marque et sa cible.

Les influenceurs sont des personnes qui se sont fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à leurs lifestyles (ou autres). Ils ont su se créer une communauté d’abonnés qui éprouvent un sentiment de confiance envers eux. Les marques proposent aux influenceurs d’être l’intermédiaire entre eux et leurs cibles. Les marques vont donc faire appel à ces géants des réseaux sociaux pour être ambassadeur de leurs produits. Et ce sur les réseaux sociaux comme Instagram, twitter, Snapchat, Facebook et YouTube. Ils vont donc faire la promotion du produit en question auprès de leurs abonnés.

Les influenceurs sont de très bon communicants qui maîtrisent les codes des réseaux sociaux. Ils savent l’heure idéale de la journée à laquelle il faut faire des publications, ils sauront quels mots employer pour convaincre leurs abonnés. N’oublions pas que ces derniers ont tendance à vouloir s’identifier à leurs idoles. Notons que la rémunération d’un influenceur varie en fonction de son nombre d’abonnés. Avec un compte de 50K followers sur Instagram le tarif varie entre 250£ et 750£ par publication.

Être influenceur, un statut qui a du bon…

L’une des caractéristiques les plus bénéfiques dans le métier d’influenceur est que leur passion est au centre de leur activité. Entre mode, beauté, lifestyle ou encore sport, c’est grâce à leur centre d’intérêt que les influenceurs sont rémunérés et ont un job à plein temps ! Vivre de sa passion n’est pas donné à tout le monde. Un avantage qui n’est pas négligeable dans une société où le travail n’est pas une partie de plaisir pour certains… 

Aujourd’hui, 70% de marques, passent par des influenceurs sur Instagram afin de faire la promotion de leurs produits ou de leurs services, une promotion qui a un coût et pas de moindre… Certains influenceurs (ayant une certaine « quantité » de followers) ont une rémunération parfois très impressionnante, qui peut atteindre jusqu’à cinq chiffre par mois. En plus de travailler dans un domaine qui leur plaît, les influenceurs tirent profit de ce statut pour évoluer dans leur carrière professionnelle.

Certains surfent sur la vague, en développant ou en créant leur marque, leur entreprise. Par exemple, Nabilla Benattia, suite à son apparition dans les Anges de la Téléréalité, a bénéficié d’une ascension fulgurante. Celle-ci, a créé sa marque de cosmétique Nab Cosmetics rebaptisé Nabilla Cosmétics. Une évolution professionnelle qui n’aurait sans doute pas abouti sans son statut d’influenceur. 

Un changement de vie en quelques clics

Parfois, la folie des influenceurs s’emporte et devient un vrai sujet de société. En 2018, l’humoriste Josh Ostrovsky alias « Fat Jew » a lancé une cagnotte participative afin d’aider Kylie Jenner à devenir milliardaire. Une action ahurissante pour certains et normale pour d’autres…

La fortune de la jeune femme s’élevait à 900 millions de dollars. Fat Jew a déclaré au pure player Page Six : « il est inadmissible qu’elle n’atteigne pas le milliard en étant si près du but. Je ne peux pas rester les bras croisés face à cette injustice. J’ai décidé d’utiliser ma plate-forme et ma voix pour aider. » Suite à ça, les internautes ont joué le jeu et Kylie Jenner est devenue milliardaire. Pas très éthique tout ça…

Pour en revenir à la question initiale, “être (re)connu sur les réseaux, une nouvelle source de revenu ?”. Nous conclurons que se démarquer sur les réseaux peut être, dans la société actuelle, une nouvelle source de revenu accessible à tous. Un coup de buzz, peut parfois engendrer un changement de vie tant au niveau professionnel qu’au niveau privée.

Cependant, le statut d’influenceur nécessite des précautions surtout concernant sa vie privée. En effet, tout étaler sur les réseaux sociaux peut engendrer des conséquences (visibilité dans la rue, jalousie, haters…), des
conséquences aussi professionnelles qui peuvent toucher les marques partenaires de chaque influenceur (un tweet bad buzz…).

Sources :

Cet article a été écrit par Emma, Joy et Jéremy

Les nouvelles méthodes de promotions pour séduire et renforcer la fidélité du public

Comment, à travers le buzz marketing, les marques promeuvent-elles leurs produits et services dans le but de renforcer la fidélité et de séduire le public ?

À l’ère du digitale et des nouvelles méthodes de consommation du public, les marques ont l’obligation de créer un contenu toujours plus inattendu. L’importance de la fidélisation et de la satisfaction du client est au coeur de toutes stratégies de communication. Pour cela, on remarque de plus en plus l’utilisation du “buzz marketing” qui attire l’attention de façon originale. Les marques sont conscientes qu’elles doivent créer une communauté afin que ce même public puisse en convertir d’autres. La notion de fédération du consommateur donne un rôle majeur à celui-ci. Il se sent inclus à travers les valeurs, l’histoire, les traditions ou encore les codes que véhiculent la marque.

Les actions de buzz marketing se font de plus en plus originales, spectaculaires et mémorables. Et ce, afin que leurs marques s’inscrivent de façon permanente dans l’esprit des consommateurs.
Ces actions suivent une évolution sociétale, une évolution comportementale des consommateurs ainsi qu’une évolution des nouvelles méthodes de marketing, dit marketing 2.0.

Afin de renforcer la fidélité du public, les actions de buzz marketing sont de plus en plus marquantes et s’appuient sur une communication innovante. La fidélité d’un client se traduit par une répétition d’achat de produits ou services et reflète sa préférence par rapport à la concurrence.

Comment entretenir sa communauté ?

Tout d’abord, on observe une volonté expérientielle interactive. Ce qui amène le consommateur à être “ consom’acteur ” : cette notion est caractéristique de notre époque. Ces nouveaux comportements de consommation se créent grâce au Web 2.0 qui fait circuler les informations beaucoup plus rapidement. De ce fait, la “consom’action” a largement contribué au besoin de devenir un acteur du changement.

Créer une relation durable qui engendrera de nombreux effets positifs pour la marque devient également important. Adopté un marketing relationnel garantie une relation durable et à long terme. Elle consolide la fidélité des clients et propose un contenu. Mais également une communication qui ne se limitent plus à des messages purement promotionnels dans les boîtes mails. En effet, cette masse d’information envahit le consommateur. Au delà de l’image de marque, il est essentiel d’intégrer l’individu dans une relation de proximité, de créer un certain lien avec sa communauté afin de faire vivre une expérience unique.

Cette fidélité entre dans un enjeux stratégique majeur à l’heure où le public est constamment démarché par une immensité de marque. Il est crucial d’entretenir l’engagement de ses clients. De nos jours, la concurrence est de plus en plus présente. Il est alors nécessaire de se démarquer auprès des consommateurs mais également important de proposer une expérience différente.

Zoom sur Disney

Dans le cadre de la sortie des films Aladdin (mai 2019) et Le Roi Lion (juillet 2019). Plus besoin de les présenter, Disney est une véritable religion qui a su s’implanter comme leader dans le monde du dessin-animé et cinématographique. Malgré tout, l’importance de perpétuer l’engagement du consommateur est au coeur de leurs stratégies de communication, notamment grâce au buzz marketing. L’opération de promotion de la sortie du film Aladdin, avec comme égérie Will Smith, s’apparente à une opération de street marketing.

L’envergure de cette manoeuvre est à la hauteur des espérances quant à la fanbase de Disney : surprenant, époustouflant, mémorable et inattendu. Voilà les maîtres-mots de Disney pour consolider, séduire et entretenir la fédération de leur communauté – voire leurs adeptes.

Zoom sur Netflix

La séduction du public est une des valeurs essentielles du marketing et par
extension, du buzz marketing. Pour illustrer nos propos, nous avons étudié les buzz marketing qui tournent autour de Netflix pour promouvoir ses séries à succès. Relativement jeune dans le milieu, Netflix connaît un succès époustouflant en moins de 10 ans. Arrivé en France en 2014, l’enthousiasme n’est pas sans attendre puisque Netflix est aujourd’hui le leader mondiale de streaming vidéo grâce à des créations originales, un concept qui met tout le monde d’accord et une relation de proximité unique avec sa communauté. Netflix s’est positionné comme le roi des réseaux sociaux. En effet, pour eux, créer un lien particulier avec ses clients est primordial ; ainsi, leurs actions promotionnelles en découlent.

Qui n’a pas entendu parlé de la série espagnole à succès, La Casa de papel ?

Aujourd’hui, lorsque nous parlons de “ La Casa de Papel ”, nombres savent de quoi nous voulons parler. En effet, la nouvelle série espagnole a su faire parler d’elle depuis sa sortie sur la grande plateforme de streaming.
Pour la série de braquage, Netflix a vu les choses en grand. Lors de leur promotion pour leur nouvelle saison, Netflix a, une nouvelle fois, su faire parler d’eux. Et cela en innovant et en surprenant dans leur campagne de communication avec un buzz d’une grande ampleur technique.

Pour être en accord avec leur série, la plateforme de streaming a pris part de différents médias en les hackant. C’est en juillet dernier que les fans de La Casa de Papel ont pu voir apparaître “le professeur”. Il parlait de “la resistencia” sur les écrans d’affichage de la gare de Lyon et de la gare du Nord à Paris. Mais ce n’est pas tout, Netflix aime voir les choses en grand, ils ne se sont alors pas arrêtés à ce buzz. Une fois les écrans de gare hackés, c’est au tour de la presse papier. C’est également en juillet que la une de différents journaux locaux (tels que le parisien, midi libre ou encore le courrier picard) publient une Une hackée par “la resistencia”, l’image de marque de La Casa de Papel .

Ces campagnes de communication ont marqué le grand public. Mais ce n’est pas sans compté sur Netflix pour s’arrêter sur ce buzz. Une de leur campagne a principalement étonné : le hackage du média de la télévision. Pourquoi vouloir passer de la publicité promouvant la série sur des chaînes de télévision ? Cela peut paraître étonnant de la part de Netflix, nous savons tous que la télé est l’ennemi principal de la plateforme de streaming. Mais bien évidemment, ce buzz était bel et bien réfléchi ; peu de temps après, Netflix et Canal + ont annoncé leur partenariat. Ce buzz, dit alors buzz marketing, n’était alors pas innocent de la part de Netflix. Avec ces buzz, Netflix a convaincu, séduit et étonné une fois de plus son public.

Dans la notion de “buzz marketing” pour promouvoir et séduire le public, les marques arrivent une nouvelle fois à nous étonner dans la forme et le fond. Les canaux utilisés et le contenu sont de plus en plus innovants, originaux et réfléchis.

Sources :

Cet article a été écrit par Emilie et Olivia

Le buzz marketing aujourd’hui

Le buzz marketing peut être défini de plusieurs manières. Certains définissent cette notion comme étant une opération de communication péjorative pour une entreprise quand d’autres la définissent comme étant la meilleure manière de faire parler et de se faire connaître. Mais qu’en est-il réellement dans le milieu professionnel ? Nous sommes allés à la rencontre de Gervais Duchemin, directeur clientèle à l’agence Sauvage pour en discuter. Il nous livré ses impressions sur le buzz marketing et nous a parlé de son expérience professionnelle.

«Qui êtes-vous ?»

Je suis Gervais Duchemin, directeur clientèle à l’agence Sauvage, agence de communication, de marketing et de digital à Rennes. L’agence à 15 ans.

Nous sommes chargés d’accompagner les entreprises et les marques via nos 3 expertises principales : le conseil en publicité et la stratégie marketing, la conception et la création visuelle ainsi que la mise en place de solutions digitales sur-mesure (site web, référencement, webmarketing, webdesign). En tant que directeur de clientèle au sein de l’agence, je suis chargé de définir les territoires de communication et les stratégies de marque en collaboration avec la direction marketing et communication. Je suis également chargé de la prise de brief avec les clients. Lors du projet, je pilote les briefs, le planning et le budget des dossiers et je travaille également sur le développement commercial de l’agence.

«Pouvez-vous nous expliquer les différences entre buzz marketing et marketing viral ?»

Selon moi, le marketing viral est une stratégie construite, c’est un levier à activer qui permet de propager la communication d’une entreprise. Cela va susciter de l’engagement petit à petit. Le marketing viral a une vitalité naturelle grâce aux contenus proposés. Toutes les entreprises aujourd’hui souhaitent bénéficier de la puissance de leur communauté digitale pour engendrer de l’engagement. Tandis que le buzz marketing est une opération coup de poing, dans la rue par exemple, qui n’est pas construite sur le long terme et qui permet à l’entreprise de faire parler d’elle de façon très ponctuelle. Les retours du buzz marketing ne sont pas forcément maîtrisés. Je perçois cette notion comme étant plutôt subie par l’entreprise que construite. C’est un terme qui renvoie souvent à des bad buzz.

Pour conclure, la réelle différence selon moi entre ces deux notions est la construction de la stratégie. Le marketing viral est construit alors que le buzz marketing est plus ponctuel.

« Quelle est votre définition du buzz marketing aujourd’hui ? »

Comme je disais précédemment, je considère le buzz marketing comme une opération coup de poing. Elle va impacter le consommateur et aura pour but de communiquer autour du lancement d’un produit. C’est une notion ponctuelle, le buzz marketing ne s’inscrit pas sur la durée et il n’est pas forcément maîtrisé par les entreprises. Les retombées médiatiques sont subies.

« Quelles sont, selon vous, les tendances actuelles du buzz marketing ? »

Je ne sais pas quoi répondre car il n’y a pas vraiment de tendances autour du buzz marketing. Je pense que c’est passé de mode. En revanche, il y a tout de même une tendance de fond qui est le concret. Les entreprises utilisent cette stratégie non pas pour présenter un produit mais pour présenter leur image de marque et leurs engagements. C’est pour cela que je pense que le buzz marketing est passé de mode. Les entreprises sont plutôt sur une tendance de réassurance que de buzz.

Le buzz marketing comme levier de communication n’est plus tendance.

« Avez-vous des conseils à nous donner pour un buzz marketing réussi ? »

Pour réussir son buzz marketing, je pense qu’il faut qu’il soit accompagner et maîtriser. Cela ne doit pas être une opération en one shot. S’il est juste jeté sur une campagne publicitaire, un film télé, une opération événementielle, dans la rue ou autre, il n’est plus maîtrisable. Le buzz marketing doit être accompagné par du marketing viral ou une stratégie de relation presse pour accompagner ce qui a été fait.

« Avez-vous déjà travaillé sur un buzz marketing ? »

Avant de travailler à l’agence Sauvage, j’ai travaillé pendant 10 ans au Stade Rennais, club de football. Mais avant d’être un club de foot, c’est une entreprise de spectacle. C’est un écosystème à part entière et un environnement très passionné. Nous avons travaillé sur une stratégie de communication qui devait sortir de l’environnement football pour aller séduire de nouvelles cibles.

Lors de la journée de la femme, nous avons déployé une campagne publicitaire avec beaucoup d’achat d’espace (présent sur toute l’Ille-et-Vilaine). Le visuel de cette campagne était un canard qui était en fait un sex-toy. L’opération visait à faire la promotion d’un match avec un tarif à 5€ pour les femmes. L’accroche était « Venez vibrer, 5€ pour les femmes ».

Cette campagne a fait énormément parler et qui n’a pas été accompagnée par l’entreprise. Il y a eu de très grosses retombées, pas forcément positives. Certaines associations féministes ont alors évoqué le Stade Rennais comme étant misogyne. L’idée de cette campagne était de faire parler du club et de ce match en séduisant les femmes.

Pour prendre du recul sur cette campagne, il aurait fallu l’accompagner en faisant, par exemple, des communiqués de presse ou des partenariats avec des associations. Mais dans ce cas, cette opération se serait transformée en marketing viral.

Avec l’agence Sauvage, j’ai également travaillé sur le lancement de Loco Loca, un restaurant sud américain à Rennes. Pour faire parler du restaurant, sans budget média, nous avons construit une piñata géante qui a permis de créer du contenu gratuit. Nous avons créé deux avatars sur Facebook et Instagram qui donnaient certaines informations sur ce restaurant et sur la piñata installée. Cela a créé beaucoup de bouche à oreille car les citadins prenaient la piñata en photo et la postaient sur les réseaux sociaux. Avant que le restaurant ouvre, il y a eu énormément de commentaires et posts qui parlaient du restaurant.

« Un bad buzz est-il, selon vous, une bonne chose pour une entreprise ? »

Certaines marques construisent leur bad buzz pour faire parler d’elles. Mais je pense que c’est une vision de l’ancien monde, elle n’a plus lieu d’être. Beaucoup d’entreprises ont cette réflexion là mais c’est dépassé. Il faut, aujourd’hui, avoir une maîtrise de son image. Une mauvais réputation reste pendant des années et il faudra beaucoup d’effort de communication pour retrouver une bonne image et pour atténuer le bad buzz qu’il y a pu avoir. C’est une vision de l’ancien monde car le digital fait aujourd’hui que tout se sait, tout se dit, les gens partagent leurs avis. Une fois que les consommateurs sont imprégnés de cette image, de cette mauvaise réputation, ils vont l’alimenter et cette image sera très dur à effacer pour les
entreprises.

Notre rencontre avec Gervais Duchemin nous a permis de renforcer nos connaissances en buzz marketing. Sa vision professionnelle a éclairci cette notion souvent mal comprise – apparentée au marketing viral ou encore au bad buzz. Cet échange nous a également fait comprendre qu’il n’existe pas de « buzz marketing » type . Gervais Duchemin ne faisait pas les mêmes distinctions, du moins pas aussi nettement que nous le faisions. Cet entretien fut très enrichissant autant sur le plan professionnel que personnel. Nous remercions l’agence Sauvage d’avoir pris le temps de nous accueillir. Ainsi que Gervais Duchemin pour son professionnalisme et sa pédagogie.

Sources

Cet article a été écrit par Emilie, Julie et Olivia

21 BUTTONS : OU COMMENT MONÉTISER SON AUDIENCE ?

Maintenant que vous êtes des pros du marketing d’influence depuis nos derniers articles, on vous parle aujourd’hui de la monétisation sur les réseaux sociaux avec l’appli du moment : 21 Buttons.

21 buttons est l’application incontournable pour gagner de l’argent grâce à ses followers, en partageant ses idées shopping. Créée en 2015 en Espagne, elle connait un grand succès en Europe depuis 2018.

Réseau social et market place à la fois

Comme sur Instagram et Pinterest, 21 Buttons est une application ou les utilisateurs peuvent poster leurs looks et styles vestimentaires. C’est un réseau social qui fonctionne avec un système d’abonnement, de likes et de commentaires permettant de réagir aux publications. On peut aussi voir le nombre de vues qu’une photo génère.

On appelle « buttoners » les utilisateurs qui postent leur looks et accumulent des pourcentages sur les achats réalisés par les « buttons » qui les suivent. Les recherches se font grâce à des mots clés et des filtres pour sélectionner la catégorie, la marque, le prix ou la couleur recherchée.

La petite (ou grande) nouveauté, c’est qu’à partir des publications des looks des buttoners, le buttons peut cliquer sur les liens d’affiliations des articles pour accéder directement au e-shop de la marque.

Un business model innovant

A moins d’avoir un partenariat d’affiliation avec les marques sur Instagram ou Pinterest, aucun autre réseau social ne permet de gagner de l’argent en postant son look. Les utilisateurs peuvent donc acheter directement les articles tagués par les buttoners, tout en les rémunérant, qu’importe leur notoriété.

La monétisation de l’audience : c’est quoi ?

Avec 21 Buttons, tout le monde peut être buttoners et donc influencer son audience. Les buttons accumulent des pourcentages sur les ventes des vêtements qu’ils ont posté, et peuvent retirer cet argent à partir de 10€. Qu’importe la taille de sa communauté, le but est de la séduire pour la rendre monnaie. Et c’est sur, plus sa communauté est en confiance, plus elle est fidèle et donc susceptible de passer à l’achat. La suggestion de vêtements passe donc inaperçue. En clair, c’est comme si le buttoners est notre meilleur ami et qu’au lieu de nous prêter ses vêtements, il nous laisse gentiment jeter un œil dans sa garde robe virtuelle et nous recommande ses vêtements. Le hic, c’est que dans cet échange de coup de cœur vestimentaire, il y a de l’argent. Et ça change tout… Nous devenons les gagne pain de nos « amis ». On peut alors se questionner et remettre en cause la confiance que l’on a envers notre ami buttoners. C’est aussi ça la monétisation de l’audience.

A qui profite la monétisation ?

Outre la rémunération des buttoners qui parviennent à convaincre leur audience et donc à les faire acheter, la monétisation arrange aussi les géants de la mode comme Zara ou H&M par exemple. En effet, cette monétisation de l’audience des influenceurs est un levier incontournable de croissance économique. Elle leur permet de peser encore un peu plus lourd sur le marché et de booster leurs  sites e-commerce. C’est un moyen pour eux d’être encore plus visible et d’avoir de la publicité gratuite.

Vous l’avez compris, les petites PME de la mode n’ont pas grand intérêt à se lancer dans l’aventure 21 Buttons, car l’intérêt de la monétisation dépend du nombre d’utilisateur et du poids des sites e-commerce, qui génèrent déjà beaucoup de trafic. 

Alors convaincus ?

En clair, tout le monde peut être gagnant dans l’aventure 21 Buttons. Les buttons gagnent de l’argent, les buttons gagnent du temps en accédant directement aux articles sans efforts, et les grandes marques profitent des communautés des influenceurs. Gardez juste en tête que derrière ce réseau social, il y a un gain financier à la clé.

L’application est facile à utiliser, son interface est agréable et ludique. Pour chipoter, on pourrait dire qu’il manque un indicateur de succès d’achat d’un article, mais on a hâte de voir les prochaines mises à jour !

Pour télécharger l’application, vous pouvez cliquer ici :

Sources :

Cet article a été écrit par Caroline Le Douarin

Les différents types d’influenceurs – Comment bien les choisir ?

Vous avez très certainement déjà entendu parler des #influenceurs, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Depuis peu, de nouveaux termes sont apparus ; nano-influenceur, macro-influenceur, méga-influenceur… Mais quelle est la différence entre toutes ces catégories ? Cet article devrait vous aider à y voir plus clair.

Pour commencer, un influenceur, qu’est-ce que c’est ?

La vraie question n’est pas ce que c’est mais plutôt qui ils sont. La définition exacte d’un influenceur est en réalité un individu qui, de par son statut ou son exposition médiatique, peut influencer les comportements de consommation dans un univers donné, en l’occurrence sur les réseaux sociaux et notamment Instagram. Nous pouvons également les appeler K.O.L : Key Opinion Leader de par leur force de persuasion envers leurs followers. Ils sont perçus comme de véritables leviers dans le cadre d’une stratégie marketing digital.

Vous avez tous déjà dû voir dans votre fil d’actualité des partenariats, des codes promotionnels, des placements de produits, vous avez peut-être même déjà acheté un produit à l’issu d’une photo ou d’une vidéo d’un influenceur que vous suivez sur #Instagram. Avec ses 1,5 milliards d’utilisateurs inscrits, Instagram est le deuxième réseau social le plus utilisé au monde. Il accorde une importance majeure à l’esthétique des publications ce qui est un véritable atout pour mettre en valeur les produits d’une marque. Par exemple, un influenceur catégorisé « lifestyle » peut très bien être contacté par un hôtel ou une agence de voyage afin de faire des photos qu’il publiera sur son compte en identifiant le compte Instagram de la marque. Face à des photos esthétiques et travaillées, cela peut procurer de l’envie et une possibilité par la suite de se rendre dans cet hôtel.

L’influence est dans toutes les campagnes aujourd’hui parce que nous vivons, que nous le voulions ou pas, dans une ère d’influence. Sur la toile, une image de marque, une personnalité peut se faire et se défaire en quelques secondes. Les consommateurs étant pour la plupart hyper connectés en tout lieu et à tout moment, un jeune internaute sur trois aujourd’hui choisira une marque évoquée par une recommandation ou une influence sur la toile.

Nous sommes influencés de par les personnes pour lesquels nous aimons le contenu et en qui nous avons confiance. Tout l’enjeu est là pour la marque : choisir la bonne personne qui saura mettre le produit en avant et qui suscitera de l’engagement auprès de ses abonnés. En effet, le but pour la marque est de vendre davantage en un temps court.

L’influenceur est généralement perçu comme un véritable atout pour les entreprises en quête de visibilité et de notoriété. En effet, en quelques années, le marketing d’influence digital est devenu l’outil fondamental permettant de diffuser de l’information par le biais de personnes influentes. Cela a transformé la manière de promouvoir, auprès des consommateurs potentiels, l’image et la notoriété d’un produit mode, lifestyle, sport, d’un hôtel, ou d’un service…  Chaque bon influenceur à un profil comportemental très identifiable qui lui donne un rôle légitime pouvant participer à la notoriété de la marque via sa communauté.

Récemment, la succession de polémiques au sujet des « fake followers » a accentué le doute des parties prenantes, et surtout la méfiance des consommateurs. En effet beaucoup d’influenceur achètent des followers, ce qui peut au premier abord attirer une marque, mais par la suite cela aura un effet négatif sur cette dernière car aucun engagement n’aura suivi. Les marques s’assurent désormais de collaborer avec de « vrais » influenceurs, qui sont non seulement inspirants mais surtout qui ne trahissent pas leur communauté et qui les engagent, ce qui n’est pas le cas de tous. Il faut donc être prudent et faire attention à bien observer les commentaires, les tags, les mentions d’un compte, afin d’en vérifier l’authenticité.

Les différentes catégories d’influenceurs :

De par ce « phénomène » des catégories d’influenceurs sont entrés en jeu,

  • Les méga-influenceurs avec plus d’un million de followers et un faible taux d’engagement ;
  • Les macro-influenceurs avec de 100 000 à 1 000 000 de followers, qui ont un taux d’engagement deux fois plus important que celui des Méga, et le même taux de conversion ;
  • Les micro-influenceurs avec de 10 000 à 100 000 followers qui ont un taux d’engagement trois fois plus important que celui des Méga, et surtout un taux de conversion deux fois plus important que celui des Méga ;
  • Les nano-influenceurs ont moins de 10 000 followers et un taux d’engagement trois fois plus important que celui des Méga, et surtout un taux de conversion quatre fois plus important que celui des Méga.

Le nombre de followers ne détermine pas le taux d’engagement d’un influenceur. Différentes méthodes sont possibles pour calculer le taux d’engagement. Il existe plusieurs manières de penser lorsqu’il s’agit de choisir la meilleure méthode : bien que la plupart des Social Médias Managers calculent le taux d’engagement en ajoutant les « j’aime » et commentaires, d’autres pensent qu’il serait pertinent d’ajouter le nombre de publications sauvegardées & partagées en privé. Quoi qu’il en soit, le taux d’engagement est bien plus important que le nombre de followers.

Pour conclure, une marque ne doit pas collaborer n’importe comment avec n’importe quel influenceur pour, d’une part, ne pas se décrédibiliser et pour avoir un réel impact positif sur leur stratégie de marketing digital. Il est important de bien les choisir et l’idéal est d’identifier un influenceur en affinité la marque, il doit s’approprier le produit, en être véritablement consommateur, pour délivrer un message crédible à sa communauté.

Sources :

Cet article a été écrit par Imane Mounir