L’HERMINE ENVAHIT LES RUES DU VIEUX CENTRE DE RENNES !

Depuis quelques temps nous observons que les tendances du buzz marketing évoluent. Elles sont de plus en plus axées sur le concept de “street art” dans lequel les publics sont en lien direct avec l’oeuvre. L’objectif principal de ces actions est de s’emparer de l’attention du public afin de générer un intérêt, de l’engouement dans le but de créer un relai d’information : principalement sur les réseaux ce qui crée le “buzz”. Cependant les marques et institutions doivent être extrêmement vigilantes quant à la propagation et l’interprétation du message par les internautes, personne n’est à l’abri d’un bad buzz. 

L’HERMINE ENVAHIT LES RUES DU VIEUX CENTRE DE RENNES !

D’intrigants petits yeux noirs ont fait leur apparition dans le vieux centre ville de Rennes et n’ont pas manqué de se faire remarquer ! Les rennais et médias locaux voulant des réponses à leurs questions ont mené leur enquête : art de rue ? exposition anonyme ? oeuvre éphémère ?

Après plusieurs jours sans réponses, Territoires et l’agence Kerozen revendiquent ce happening. À la fois novateur et amusant, ce projet intitulé « Bonne Kozh » a pour objectif d’amener les habitants et les touristes à prêter attention aux bâtiments anciens de Rennes en cours de réhabilitation. Territoire Rennes regroupe des entreprises publiques pour une métropole de vie et d’avenir. Dans le cadre du site projet “Centre ancien” Territoire Rennes et l’agence Kerozen interviennent dans la réhabilitation de bâtiments anciens dans le centre ville. Cette agence qui à déjà plus de 20 ans d’expérience est située à Rennes et connaît donc parfaitement sa cible.

Souhaitant éviter une communication trop institutionnelle, Kerozen a donc proposée de mener un projet artistique original et d’envergure plus proche du happenning visuel qui permet une adhésion plus facile par tous. Les hermines vont rester affichées plusieurs mois, voire plusieurs années, en fonction de la durée des travaux, précise Jean-Charles Debroize. Celles qui sont posées à l’extérieur ont été traitées, on peut les nettoyer si elles sont taguées.

Retrouvez-les :

  • Rue du Pré-botté
  • Rue Saint Georges
  • Place des Lices
  • Rue Saint-Michel
  • Rue Pont-aux-Foulons
  • Rue d’Antrain
  • Rue Saint-Melaine
  • Rue de Penhoët
  • Place Saint-Anne
plan issu de rennes-centreancien.fr

Le relais de l’opération sur les réseaux était plus que positif. On retrouve les hermines dans les journaux locaux, sur twitter, instagram et facebook. Elles deviennent les nouvelles stars de Rennes. Des internautes intrigués se sont immédiatement rendus sur les lieux pour découvrir les petits animaux du centre-ville et n’ont pu s’empêcher de prendre des photos et de relayer les informations.

Selon nous l’agence a créé un réel buzz. Les hermines ont vraiment intrigué les gens. Si vous êtes amené à vous promener dans Rennes, vous pourrez apercevoir des passants les prendre en photo intrigués par leur signification. Ce moyen de communication pour le projet est atypique, il sort de l’ordinaire. Il met en lumière l’agence Kozen et Territoire en leur donnant une touche de modernité.

Pour finir, découvrez la petite histoire de l’hermine, symbole de la Bretagne !

L’hermine est depuis longtemps un symbole fort de la région bretonne. Elle fait référence au petit animal et à la représentation stylisée que nous apercevons sur le “Gwenn ha du”. Mais pourquoi une hermine ? Selon la légende, au cours d’une partie de chasse la duchesse Anne de Bretagne aurait épargné l’animal, car elle était séduite par son pelage blanc et sa témérité. C’est ainsi qu’Anne de Bretagne décide de faire de l’hermine l’emblème de la Bretagne.

Sources :

Cet article a été écrit par Juliette Lepetit et Marina Sanz

Comment réussir une campagne de crowdfunding ?

Depuis quelques années, la communication s’étend à travers les réseaux sociaux. Les indépendants et auto-entrepreneurs peuvent se financer et se développer grâce à ces différents réseaux. 

Au début des années 2000, une méthode de financement participatif est née : le crowdfunding. Cette démarche permet de rassembler des fonds sur la base de dons du grand public. Avec l’évolution des réseaux sociaux, chaque personne peut financer ses projets grâce à ces donations et non plus uniquement par le biais de l’autofinancement.  Le crowdfunding est un bon intermédiaire afin de mobiliser les utilisateurs. En participant, ils se sentent utiles et inclus dans le développement du projet. Ils deviennent donc de réels collaborateurs et non plus de simples financeurs.

Etape 1 : Trouver la bonne plateforme

Il existe désormais de nombreuses plateformes de crowdfunding, il est donc difficile de faire un choix lorsque l’on ne connaît pas leurs différents avantages. 

Vous, porteurs de projets, pourrez orienter vos recherches selon 3 critères : les types de financement proposés, le taux de succès de la plateforme et l’audience de celle-ci.

Premier critère :

Chaque plateforme propose plusieurs sortes de financements possibles, le don, l’investissement ou le prêt. Vous aurez donc à choisir votre plateforme parmi celles qui proposent le type de financement qui convient au mieux à votre projet.

Deuxième critère :

Le deuxième critère important est le taux de succès de la plateforme. Il s’agit alors de regarder les projets similaires au vôtre et de voir lesquels ont atteint leur objectif de financement. Chaque plateforme rencontre des taux de succès différents, en fonction du montant du taux de financement ainsi que du type de projet proposé.

Troisième critère :

Le dernier, et pas des moindres, l’élément à prendre en compte est l’audience de la plateforme. C’est grâce à la reconnaissance et l’audience de votre plateforme que vous aurez plus ou moins de chances d’atteindre vos objectifs. Il faut donc regarder le nombre de personnes qui suivent la plateforme sur les réseaux sociaux, le nombre de campagnes par mois accomplies ainsi que le nombre de contributeurs actifs sur la plateforme.

Etape 2 : Déterminer la durée de la campagne

La durée de la campagne est à évaluer avec soin. Celle-ci devra être assez longue pour avoir le temps de lui donner une bonne dynamique et que les contributeurs aient envie de participer, mais elle ne doit pas non plus perdurer trop longtemps. 

Si la campagne dure longuement, les participants peuvent se décourager à participer et donc les financements seront moindres. 

La campagne doit avoir une limite dans le temps, pour que tout le monde soit informé. Une grande partie des dons est versée à la dernière minute.

Etape 3 : Préparer le contenu promotionnel et anticiper le coût de financement de la campagne  

Pour qu’une campagne soit réussie, il faut créer une dynamique autour de celle-ci. Des vidéos, posts, communiqués de presse, devront être relayés sur les réseaux sociaux, sur le site Web (s’il existe), par e-mailing, etc.

Le budget d’une campagne de financement peut être, paradoxalement à son but, assez élevé. La réalisation des différents contenus a un coût qui doit être anticipé. 

Les plateformes peuvent être payantes également, ce qui ajoute un coût, ainsi que d’éventuels frais juridique ou d’audit.

Etape 4 : Communiquer avec votre réseau en amont et pendant la campagne 

Il vous faudra communiquer avec votre entourage avant le début de la campagne et pendant celle-ci. Ils seront vos premiers animateurs et en parleront aux personnes autour d’eux, partageront la campagne sur leurs réseaux sociaux et pourront même booster le début des dons en participant eux-mêmes dès la sortie de votre campagne.

Etape 5 : Créer une structure de récompense alléchante 

Suite à l’appel aux dons, il faut mettre en place des récompenses à offrir aux contributeurs. 

Plus vos récompenses seront attractives, plus les personnes voudront participer à votre campagne et plus elles seront généreuses. 

Il faut prévoir des récompenses pour tout le monde, même pour les plus petits donateurs.

Comment réussir une campagne de crowdfunding ?
Harold, Jeremy, Etienne et Téo, les quatre membres du groupe Abyss

C’est le cas du groupe rennais Abyss qui, grâce à une campagne de crowdfunding a réussi à récolter de l’argent, un an après leur création, pour la sortie de leur premier EP. 

Le groupe rennais Abyss a usé de cette méthode de financement participatif pour leur projet d’EP en 2016. 

Nous avons pu les interviewer pour avoir plus d’informations quant à leur émergence à Rennes et leur évolution dans la région ouest de la France.

L’histoire du groupe

Pour revenir au tout début, en Décembre 2014… Quatre rennais se rencontrent et décident de se lancer dans un projet musical autour d’une musique mélodieuse et électronique dans une ambiance post-rock. Abyss est né avec Harold (Batterie), Etienne (Synthés – Samples), Jeremy (Basse – Voix) et Téo (Guitare – Voix).

Ils nous expliquent que la composition des morceaux s’est faite rapidement et leur a donc permis de faire des concerts dans plusieurs villes proche de Rennes. Le projet s’est donc financé premièrement par leur apport financier personnel et les revenus des prestations musicales.

Les quatre musiciens ont ensuite décidé de sortir leur premier EP.

Étant conscients de l’importance de l’investissement, ils nous confient que le crowdfunding a été pour eux la meilleure solution.
Nous souhaitions sortir notre EP pour être reconnus et proposer aux personnes qui nous suivent et qui sont en quête de nouvelles découvertes le fruit de nos  travaux élaborés depuis un an. Nous nous sommes tournés vers la plateforme “KissKissBankBank” en 2016 pour notre campagne de crowdfunding. Sa fiabilité en termes de sécurité pour les donateurs était un atout principal dans notre choix.

Leur présence sur les réseaux sociaux :

Etant présent sur les réseaux sociaux, le groupe Abyss a pu communiquer pleinement au sujet de cette campagne pour en tirer le maximum de dons et financer ce premier EP. 

post campagne sur facebook abyss
Exemple de post pour la campagne sur la page Facebook Abyss

La communication s’est faite à travers les réseaux sociaux, via des posts réguliers pour informer de l’évolution de la cagnotte, des vidéos de présentation du projet pour que le donateur soit parfaitement informé de la volonté du projet.” nous fait part Téo. “Les donateurs ont tous reçu des contreparties en fonction du montant de leur don : un EP au format numérique pour les dons à partir de 5€ et nous allions jusqu’au concert privé pour ceux dépassant 300€.” ajoute-t-il.

résultat campagne
Résultat de la campagne pour le premier EP du groupe

Les quatre musiciens terminent par un retour en arrière de ces quatre dernières années. 
Le projet nous a permis de jouer dans plusieurs bars, clubs, salles de concerts et festivals à travers l’ouest de la France (Rennes, Caen, Lorient) et également à La Machine du Moulin Rouge à Paris. Nous avons pu réaliser des clips pour certains de nos morceaux, ce qui a beaucoup plu à nos fans.

groupe abyss
“Peace, Love, Abyss” phrase phare du groupe

En conclusion :

Comme Abyss, de nombreux indépendants profitent de la progression des réseaux sociaux pour communiquer sur leur(s) projet(s). Que ce soit dans le domaine musical, éditorial, culturel, ou encore environnemental, le crowdfunding permet à de multiples projets de voir le jour.  Avec le développement de ce mode de financement, il en existe aujourd’hui une multitude, que ce soit KissKissBankBank, Ulule, Miimosa, ou bien d’autres. Certaines plateformes s’intéressent à toutes les sortes de projets, alors que d’autres sont spécialisées sur un secteur en particulier. Vous pouvez ainsi choisir la formule la plus adaptée à la nature de leur projet et à leurs besoins. 

Vous qui êtes initiateur d’un projet ou à la recherche d’un programme dans lequel investir, le crowdfunding est fait pour vous !

Lancez-vous dans cette aventure en plein essor, vous ne serez pas déçu !

Sources :

Cet article a été écrit pas Marie Pape et Julie Abikzer